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Bayern München : le final Cup !

Le FC Bayern jouera sa huitième finale de Ligue des Champions. Flashback sur les sept précédentes éditions qui ont vu, en fait, 8 rencontres se dérouler. En avant marche!

Les Seventies : la marche de l'Empereur !

15 mai 1974 : finale de la ligue des champions contre l'Atletico Madrid en Belgique devant 58 000 supporters. Tout commença par une alerte à la bombe qui énerva passablement les supporters à l'aéroport. Des sacrifices, ces derniers durent en faire encore, lors d'une finale qui accoucha d'un piètre 0-0 lors du temps règlementaire. Prolongations. 113e minute, Luis sur coup franc permet aux Madrilènes d'espérer soulever le trophée avant que Hans Georg Schwarzenbeck, l'homme de l'ombre, le besogneux sans glamour au service de Beckenbauer, ne devienne le héros de la soirée en héritant au milieu de terrain d'un ballon et en décochant, dans les toutes dernières minutes, une frappe des 25 mètres qui finit dans les buts adverses. « Pourquoi ai-je tiré ? Je n'ai aucune explication. C'était purement instinctif » . Match à rejouer ! 1-1.

17 mai 1974 : dans un stade du Heysel à moitié vide à cause des supporters qui n'avaient pu prolonger leurs congés, on assiste à un non-événement tellement la domination bavaroise est impressionnante ! Un journal espagnol écrit cette phrase : « l'équipe espagnole est le taureau et l'allemande le matador » . Uli Hoeness et Gerd Müller sont les buteurs. 4-0.

28 mai 1975 : paradoxalement, cette victoire, discutée et discutable, contre Leeds United, était obligatoire pour le FC Bayern, victime de la domination des "Fohlen" de Mönchengladbach en Bundesliga. Autre facteur à prendre en compte pour cette rencontre : « tout le budget du club était construit autour d'un succès en Ligue des Champions. Nous n'avions d'autre choix que de gagner cette finale » affirma rétrospectivement Cramer. La finale ? Quelle finale ? Une parodie de football au Parc des Princes ! Un arbitre complètement dépassé, deux joueurs du Bayern blessés dont un, le Suédois Andersson, dut mettre fin à sa carrière à 24 ans, un pénalty oublié et un but valable refusé pour les Anglais. Le Bayern souffre, Maier le grand sauve la baraque avant que Roth puis le "Bombardier de la Nation" Müller ne crucifient Leeds. Les Hooligans entrent en scène. « Les Bavarois ont joué comme des professionnels. Leur performance n'est pas brillante mais leur tactique était intelligente » écrira la Gazetta dello Sport. A propos de l'entraineur Cramer, Sepp Maier déclarera : « cette finale n'est pas une surprise, il savait tout simplement tout sur les adversaires » . 2-0

12 mai 1976 : il n'avait que 20 ans, était plutôt habitué au banc de touche, mais voila "Kalle" Rummenigge joue la finale contre Saint Etienne à Glasgow. Mais dans un état de nervosité extrême, le médecin du club est obligé de lui administrer du Cognac. Et le dopage ? « On s'en fout ! Bois un autre verre ! » . La suite de l'histoire, tous les Français la connaissent : Sainté touche deux fois l'aluminium et le Bayern peut s'estimer heureux de rentrer à 0-0 à la mi-temps. Et puis Roth trompe Curcovic des 20 mètres. Le Sun affirmera que « le Bayern a volé la coupe aux Français » . Cynisme bavarois quand tu nous tiens ! 1-0.


Les eighties : la marche funèbre !

26 mai 1982 : la succession du Kaiser est compliquée, les Müller et Maier ne sont plus là. A Rotterdam les rôles sont inversés par rapport à la finale de 1975 et Aston Villa marque sur sa seule grande occasion à la 67e minute par Peter Withe. A la 87ème, Dieter Hoeness égalise mais voit son but refusé. « Une malédiction ! des occasions a n'en plus finir mais à la fin une défaite 0-1 » titrera en grosse lettre le Tageszeitung. Rummenigge s'emporte : « Paul Breitner et moi en avons vraiment ras le bol qu'on nous parle des vielles gloires du Bayern. Nous voulons ouvrir une nouvelle ère ! » . Au lieu de cela le Bayern s'inclinera au Feyenoord Stadion. 0-1.

27 mai 1987 : le stade Prater de Vienne accueille la finale et comme cinq années auparavant le FC Bayern s'incline dans un match qui verra l'apparition de la fameuse "Madjer". Le FC Porto d'Artur Jorge était pourtant loin d'être favori à l'image d'un stade acquis à la cause du club allemand. 4 600 billets attribués aux fans du club lusitanien furent retournés à l'UEFA car non vendus ! Augenthaler, Dorfner et Wohlfarth manquent à l'appel mais Uli Hoeness ne peut imaginer l'impossible : « nous sommes à l'aube d'une nouvelle ère » . Devant 1/2 milliard de téléspectateurs la prophétie semble se vérifier lorsque Kögl ouvre la marque à la 24e minute. Que peut-il donc se passer dans cette finale courue d'avance ? 77e : Madjer et un but pour l'éternité ! Le goal qui coupe les jambes au Bayern. 79e : Juary sur une passe de l'Algérien ! Blackout et victoire du club portugais. 1-2. Le responsable ? Matthäus ! « Ce n'est pas un leader » déclare Pfaff ! Uli Hoeness : « durant 80 minutes nous étions champion d'Europe » . Arrogance munichoise !


Le tournant du siècle : le marshall Effenberg !


26 mai 1999 : « Qu'est ce que j'irai foutre en finale si je ne la gagne pas ! » . Signé Titan Kahn. Et quelle finale ! Un scénario de légende et qu'on ne revoit jamais à la télévision en Bavière. 90 000 personnes dans le stade du Nou Camp, 200 retransmissions live dans le monde. Manchester United vise le triplé et le Bayern München, déjà champion, peut le réaliser puisqu'il disputera aussi la finale de la DFB-Pokal. Keane et Scholes manquent à l'appel côté anglais ainsi que Lizarazu et Elber côté allemand. Basler ouvre la marque dés la 6ème minute, 1-0 à la mi temps et la défense bavaroise est souveraine. Sauf que voilà, les caméras s'attardent de plus en plus sur le visage grimaçant de Matthäus. Il est blessé. 80ème Fink le remplace. Hitzfeld déclarera : « le changement de Lothar ne nous a pas plus sécurisé » . Après le vieux Sheringham, Ferguson lance son second joker avec Solskjaer et les deux marquent durant les arrêts de jeu ! C'est la tragédie de Barcelone. 1-2. L'ancien international Schuster, alors consultant pour la télévision allemande, s'éclaffe : « j'ai vécu des drames dans ma vie de footballeur, mais jamais quelque chose de terrible comme cela » .


23 mai 2001 : « Cette coupe, un jour je la soulèverai » . Signé le "Tigre" Effenberg après la défaite en finale de 1999. C'est donc bien avec une mission de rédemption que le 11 Bavarois entre sur la pelouse de San Siro. Rummenigge s'enflamme : « nous devons gagner cette finale de n'importe quelle façon » . Dans les tribunes, une énorme banderole est déployée « aujourd'hui est un grand jour pour écrire l'Histoire » ! Il faut dire que le club bavarois vient de remporter un nouveau titre national à la 94e minute de la dernière journée ! A la peine en championnat Valence est un coffre fort en Ligue des Champions avec l'ossature Canizares, Mendieta et Carew. Et ce sont les pénalty, aussi bien dans le jeu qu'après les prolongations que la décision finale se fera. 5-4 pour le FC Bayern.


Polo

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