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Bayern, le dernier combat

Il sait que même une victoire finale en Ligue des Champions n'y changera rien. Louis Van Gaal et le Bayern, c'est comme un amour de vacances, une histoire sans lendemain. Alors autant se faire plaisir jusqu'au bout. Et aller affronter l'Inter le couteau entre les dents. C'est tout ce qu'il reste aux Bavarois.

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Est-ce que des types comme Franz Beckenbauer, Uli Hoeness ou encore « Kalle » Rummenigge ont des têtes à se contenter de la troisième place en Bundesliga, qui plus est derrière ces losers du Bayer Leverkusen, franchement? Non. Alors le Bayern Munich va pour tout donner en C1, et pour cela il faut commencer par écarter l'équipe qui a barré la route à un fabuleux triplé l'an dernier, l'Inter Milan. Pour l'instant, c'est bien parti; le Bayern a remporté la première manche grâce à un but de crevard de Gomez à San Siro. Recevoir les Italiens est cependant loin d'être une formalité... Reste qu'au regard de la forme (très) récente des deux équipes, les Bavarois sont plutôt contents d'évoluer chez eux. Après avoir passé un set à la pauvre équipe de Hambourg à l'Allianz Arena, le Bayern accueille une équipe de l'Inter légèrement en proie au doute après sa contre-performance à Brescia. Toutefois, Louis Van Gaal - « Die Nase » (le Nez, comme le surnomment certains de ses joueurs) - ne respire pas la sérénité (1).


Ne pas regarder en arrière


«  Mes joueurs doivent être très concentrés, en particulier pendant les premières minutes, afin qu'ils puissent répondre tactiquement à l'Inter » , a déclaré Van Gaal sur le site de l'UEFA. Le techinicien néerlandais connaît les forces de son adversaire du soir, incarnées notamment par Samuel Eto'o et Wesley Sneijder, mais connaît encore mieux les faiblesses, ou plutôt LA faiblesse de son équipe: l'assise défensive. Ce week-end face à Hambourg, la ligne de 4 composée de Lahm-Van Buyten-Luiz Gustavo-Pranjic constituait la dix-neuvième configuration défensive de la saison pour Van Gaal, d'après le commentateur de Sky. Celle-ci a certes tenu le choc, mais pas sûr qu'on la retrouve ce soir face aux Intéristes. Van Gaal la joue certes prudent, mais il sait qu'offensivement, il n'a rien à envier aux autres écuries européennes. Arjen Robben est certes vu comme le danger numéro un par l'Inter, mais le vrai danger serait d'ignorer les mecs autour de lui, les Gomez, Müller, Schweinsteiger (Kroos, peut-être, ce soir, aussi?), et autres Ribéry.

Le Français revient en grande forme, et, même si la nomination « Robbery » tient plus du commercial que du sportif, il est indéniable que l'association entre les deux hommes peut faire exploser pas mal de défenses. Pour preuve, sur les huit buts que Robben a plantés en Bundesliga, quatre ont pour origine Franck Ribéry. D'ailleurs, le but du Bayern à San Siro est initié par « Kaiser Franck » ; c'est lui qui effectue le changement d'aile pour le « Hollandais Volant » . La suite, on la connaît: frappe de Robben, Julio Cesar repousse, Gomez passait par là, but. Sinon, Ribéry, que tout le monde enterrait encore il y a quelques semaines, est avec neuf passes décisives le deuxième meilleur passeur du championnat allemand. Pas mal pour un mec fini... Et encore, on ne parle plus de Mario Gomez, qui, avec sept unités (mais un match en moins), numéro deux au classement des buteurs en Ligue des Champions, derrière Lionel Messi (huit buts).


La patte Van Gaal restera


On comprend que Louis Van Gaal veuille encore s'amuser avec son joujou pour quelque temps. On pourrait refaire la saison, dire que c'est la faute à pas de chance, que Robben n'est présent qu'en début d'année civile, etc. Mais Van Gaal a grillé tous ses jokers. Il n'est plus en harmonie avec la philosophie du Bayern, qui constitue à écraser tout ce qui bouge outre-Rhin. Mais toutefois, certaines de ces idées lui survivront: le repositionnement de Lahm à droite (comme en équipe d'Allemagne), c'est lui. Le repositionnement en défense centrale d'Anatoli Tymoschchuk, à la base milieu défensif, c'est encore lui (même si cela a relativement bien marché). Mais sa plus grande trouvaille restera le positionnement de Bastian Schweinsteiger: à la base ailier, le numéro 31 du Bayern s'est complètement épanoui en milieu relayeur, à tel point qu'il est désormais l'un des tous meilleurs à son poste. D'ailleurs, « Schweini » est peut-être le joueur le plus affecté du départ du Néerlandais: « C'est dommage qu'il doive partir. Le Bayern a tiré beaucoup de choses positives de lui. On n'avait encore jamais développé un tel style de jeu ici. ...] On doit l'accepter, et donner le meilleur de nous-mêmes. Et ça passe par une victoire ce weekend » , rapporte sport1.de. Hambourg balayé, un autre obstacle se présente devant les Bavarois. A eux de faire le job, pour que leur entraîneur puisse encore effectuer une dernière danse avant de plier bagage... Même ceux qui trouvent que "Die Nase" est tout naze...

Ali Farhat

(1) Pour l'anecdote, à l'époque où il était joueur, Louis Van Gaal s'était pété le nez; depuis, il a développé un véritable complexe. Il a même incendié un photographe en conférence de presse à l'époque où il était sélectionneur des Pays-Bas, en lui intimant de ne plus prendre de photos de lui quand il se touchait le nez. Autant dire que le surnom n'est pas vraiment affectueux...

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bein qu'il se paye une opération du pif comme Francky L.; comme ça on pourra l'appeler "le goitre" et il sera sûrement content
Francky c'est 13 passes decisives selon kicker.de
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