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Batelli : « Mbappé va faire partie de la race des très grands »

Dix-huit ans, dix buts en 21 matchs de Ligue 1, un autre à l'aller contre Manchester City, Kylian Mbappé est en avance sur son temps. Au point d'être courtisé de partout et d'incarner déjà le nouveau souffle chaud qui s'abat sur le football français. Analyse d'un phénomène avec Ludovic Batelli, champion d'Europe avec l'équipe de France U19 et le gosse de Bondy en juillet dernier.

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Quand avez-vous vu jouer Kylian Mbappé pour la première fois ?
C'est un garçon que j'ai rencontré lors de ma première année à la fédé en 2013. En avril-mai 2014, j'ai eu la sélection U16 Avenir, c'est-à-dire plutôt des garçons du second semestre dont faisait partie Kylian. Là, j'ai découvert ce garçon plein de fraîcheur, de spontanéité, avec une grosse vitesse de course et une capacité à éliminer dans la vitesse fantastique. C'est là que j'ai commencé à suivre son parcours. Il avait seize ans et jouait déjà en U17. Puis, il est passé directement en U19, rapidement en CFA et a commencé à s'entraîner avec le groupe pro. Même s'il n'était pas de ma génération, je le suivais et on voyait qu'il avançait vite quand on allait voir des matchs de Gambardella, de CFA. Ce n'était pas un joueur de ma sélection vu qu'il était de 1998 et en plus, j'avais déjà à ce poste-là un certain Ousmane Dembélé.

Et il y a eu ce pari.
Oui, Ousmane lui ressemblait beaucoup dans sa vitesse, sa gestuelle, sa capacité à utiliser le pied droit, le pied gauche. Le truc, c'est que l'ascension vertigineuse d'Ousmane Dembélé fait qu'à un moment, on s'est retrouvés à le laisser partir avec les Espoirs et les A. On avait un maillon manquant. Quand j'ai regardé dans ma génération, je n'avais aucun joueur de ce profil-là et en regardant en dessous, l'idée m'est venue tout de suite : le joueur qui va pouvoir suppléer Ousmane, c'est lui.


Vous n'avez jamais eu peur à cause de son âge ?
Je vais vous dire, ce n'est même pas entré en ligne de compte, même s'il est né en 1998 et qu'il est même du 20 décembre. Entre ceux qui étaient nés en janvier dans ma génération et lui, il y avait presque deux ans d'écart, mais je n'ai jamais eu peur. Sur le tour élite, qui était important pour se qualifier pour l'Euro, j'ai dit go, je prends Kylian et c'était une bonne pioche. Une bonne pioche pour deux raisons : il s'est tout de suite fondu dans le groupe, dans le projet de vie, dans l'état d'esprit et aussi dans notre plan de jeu. Je lui ai dit : « Kylian, je te fais venir, notre système c'est ça, donc aujourd'hui, tu vas jouer là et là. » Couloir droit ou couloir gauche dans notre 4-3-3. C'est un garçon qui est très à l'écoute, mais qui aime surtout bien savoir où on va l'emmener et là où on veut aller avec lui. Rapidement, il a eu le rendement attendu et à l'Euro, on a décidé de le fixer davantage côté gauche puisqu'on voulait jouer avec des pieds inversés avec Ludovic Blas à droite. Et là, il fait un très beau championnat d'Europe, comme s'il était dans le groupe depuis toujours. Ce qu'il aime, c'est avoir une vraie relation avec son coach et ses potes.

C'est ce qui impressionne surtout avec lui : cette précocité dans la maturité.
J'allais employer trois mots pour en parler : intelligent, mature et à l'écoute. Il sait qu'il est jeune, mais il est demandeur, et ce qui l'intéresse surtout, c'est rencontrer des gens qui peuvent l'aider dans sa progression.

« Il ne parle pas beaucoup, mais quand il dit un truc, il a l'art de vous balancer le bon truc au bon moment, au bon endroit. C'est un pince-sans-rire, quand il dit quelque chose, ça raisonne. »

Humainement, il est souvent décrit comme un gros passionné. Lui explique souvent vivre, manger et dormir football.
Je pense surtout que comme tous les joueurs de très haut niveau, c'est quelqu'un qui a le goût du travail et surtout savoir pourquoi il le fait. Je me rappelle très bien de notre préparation athlétique avant le championnat d'Europe. On avait secoué les garçons, il l'a fait sans rechigner, mais fallait toujours lui expliquer.

Comment est-il dans un vestiaire ?
Il ne parle pas beaucoup, mais quand il dit un truc, il a l'art de vous balancer le bon truc au bon moment, au bon endroit. C'est un pince-sans-rire, quand il dit quelque chose, ça raisonne.

Comment on gère un joueur de son âge qui a été visité les installations de Chelsea très jeune, qui a été invité par le Real alors qu'il n'était qu'un ado ? Est-ce difficile ?
Nous, on a mis tout en œuvre pour qu'il soit accueilli dans les meilleures conditions possibles, sur et en dehors du terrain. Il a eu cette grande force de s'approprier le groupe, les codes et donc, on l'a géré comme n'importe qui d'autre, car il a eu cette force de pouvoir et de vouloir s'intégrer très rapidement. C'était facile pour lui.


En septembre, vous nous aviez expliqué qu'il était très difficile d'arrêter un joueur comme lui ou Amine Harit. Pourquoi ?
Je pense qu'il va faire partie de la race des très grands. Tout simplement parce qu'il a trois choses pour lui : du talent, c'est l'indice numéro un, il a envie de travailler et surtout, il est sur un état émotionnel stable fait avant tout d'humilité. Dans un groupe, quand on ne sait pas que c'est Kylian Mbappé, il se comporte comme tous les autres. Il fait les choses pour les autres et pour l'équipe, c'est lui dans le groupe, donc c'est un bonheur à gérer.

« Pour connaître un petit peu Kylian, les comparatifs le flattent. Mais Kylian Mbappé n'a pas envie de faire du Thierry Henry, il veut faire du Kylian Mbappé. Les autres sont les autres, mais il va bientôt faire en sorte qu'on ne le compare plus à personne. »

Ce qui est assez unique aussi, c'est son entourage dans une génération souvent critiquée pour tout ce qui peut tourner autour d'un joueur de son âge. Lui, on sent un ensemble sain. C'est quelque chose que vous avez vu aussi ?
J'ai eu la chance de rencontrer sa famille pendant l'Euro. J'avais eu l'occasion d'échanger avec sa maman après la finale, pareil après la compétition pour me remercier. Voilà, on sent qu'il y a un état émotionnel stable parce que la cellule familiale est stable. Si Kylian est un mec bien, il n'y a pas de secret.

On parle aussi beaucoup de son utilisation sur le terrain. Vous l'avez utilisé sur un côté, là il joue davantage avec un autre attaquant. Tout seul devant, ça vous semble injouable ?
Nous, on avait Jean-Kévin Augustin en pointe qui est plus un attaquant d'axe, de rupture, capable de subir les impacts, les chocs. Kylian, lui, a davantage l'art de l'esquive. Là où il est intéressant, c'est qu'on peut lui mettre un ballon dans la profondeur, le défenseur ne le revoit pas. Dans notre système, il a sa place à droite ou à gauche. Il peut jouer en 4-2-3-1, 4-4-2, comme il est collectif, c'est adaptable.


Quand vous l'avez vu contre City lors du match aller, vous avez été surpris ?
Non, je ne suis pas surpris. Je sais que c'est quelqu'un qui a cette capacité mentale pour aborder les très grands rendez-vous. Comme il a la qualité, ça va vite, très vite, mais le talent n'a pas d'âge. Quand à son âge, vous avez déjà joué tant de matchs, votre progression va vite, c'est aussi là l'expérience.

Il est aujourd'hui souvent comparé à Thierry Henry, ce qui est un réflexe pesant avec les nouveaux espoirs.
Pour connaître un petit peu Kylian, les comparatifs le flattent. Mais Kylian Mbappé n'a pas envie de faire du Thierry Henry, il veut faire du Kylian Mbappé. Les autres sont les autres, mais il va bientôt faire en sorte qu'on ne le compare plus à personne.



Propos recueillis par Maxime Brigand
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