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Bastia, la résurrection

Placé sous assistance respiratoire il y a moins de deux ans, le SC Bastia s’est reconstruit patiemment, dans l’ombre du National tout d’abord, avant de se révéler pour son retour en Ligue 2 cette saison. Premier avec 12 points d’avance sur le quatrième à 10 journées de la fin, l’accession parmi l’élite lui semble déjà promise. Récit d’une résurrection.

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«  Prouver à la France du football que notre place de leader n’est pas usurpée  » . Tel était l’objectif affiché dans les médias par Yannick Cahuzac, milieu de terrain du SC Bastia et régional du club, avant d’affronter Lens à Bollaert le 12 mars. Des paroles comme une soif de reconnaissance, une envie de montrer le beau visage du football corse, loin des clichés trop souvent évoqués dans les médias et par certains adversaires sur l’ambiance soi-disant traquenard de Furiani, les intimidations et les bombes agricoles. Bon il faut dire qu’à l’aller sur l’île de beauté, la fin de rencontre entre Bastiais et Lensois était partie en sucette, avec une violente bagarre générale, trois expulsions, un nez pété pour un dirigeant local et une suspension de stade. Mais ce fût là jusqu’à présent le seul évènement notable à inscrire dans la colonne des « moins » dans la saison des Bastiais.

La colonne des « plus » , en revanche, déborde. Dans les tribunes, déjà, puisqu’on a commencé par ça, l’affluence moyenne à Furiani cette saison est d’environ 9000 spectateurs, soit la 6e de L2 et la 2e en taux de remplissage. Depuis trois matchs, la barre des 10 000 est même dépassée. Le public est fidèle, passionné mais réglo, au rendez-vous jusque dans les déplacements les plus lointains, comme lors de ce récent match à Bollaert, qui s’est soldé par une solide victoire corse 3-1 devant 300 supporters visiteurs. Venons-en maintenant au terrain : là encore, les signaux sont au vert. A 10 journées de la fin de saison, le club est largement premier avec 55 points, neuf points devant son dauphin Reims, 10 sur le troisième Clermont et 12 sur le quatrième et premier non-promu Troyes.

Une montée statistiquement acquise

Jamais une équipe avec un bilan aussi élevé à ce moment de la saison (1,96 points/match) n’a manqué la montée. En tête depuis six journées, le SCB affiche la meilleure attaque du championnat, la meilleure défense, possède le plus grand nombre de victoires et reste la seule formation encore invaincue à domicile. Dans ses rangs, on retrouve un mélange parfait de joueurs formés au club (Cahuzac, Khazri, Diallo), de trentenaires à la relance (Rothen, Maoulida), mais aussi des revanchards, présents lors des années sombres (Novaes, Harek) et des sans-grades arrivés dans l’île en 2010 (Choplin, Cioni, Sans, Mary, Suarez, El Azzouzi), à une époque où le Sporting a bien failli couler pour de bon.

Petit historique rapide. En 2005, après onze années consécutives d’élite, le club descend à l’étage inférieur. L’entraîneur Bernard Casoni échoue dans son opération de remontée immédiate, puis assiste impuissant à une stagnation dans le ventre mou, tandis que l’affluence à Furiani tombe autour de 3000 spectateurs… En 2009-2010, c’est le coup de grâce, les Bastiais, dirigés par Anziani puis Hadžibezić, ne quittent pas la dernière place et sont logiquement relégués en fin de saison, malgré les efforts de Pierre-Yves André en attaque. A la sanction sportive, s’ajoute la sanction des instances : du fait d’un déficit d’1,2 millions d’euros, la relégation administrative en CFA est dans un premier temps actée durant l’été, avant que les collectivités locales viennent finalement éponger les dettes.

Hantz et Rothen, la revanche


Passé tout proche de perdre son statut pro, le club sort enfin de sa torpeur lors de cette saison de National. Avec, on l’a dit, cet effectif de sans-grades et de joueurs ayant à se faire pardonner, les résultats ne tardent pas. L’équipe prend la tête du classement dès la 13e journée pour ne plus la lâcher. Arrivé sur le banc lors de ce même décisif été 2010, Frédéric Hantz retrouve en Corse l’ambiance de ses débuts, quand il s’est révélé avec Brive en amateur puis a réalisé des miracles en L1 avec Le Mans. Lui aussi avait à cœur de reprendre sa carrière en main, après deux méchants revers dans sa carrière : l’échec de la succession d’Alain Perrin à Sochaux en 2007 et l’incapacité d’empêcher La Havre de descendre en 2009. Un retour en élite par la grande porte avec le SCB serait une sacrée revanche.

Même chose pour Jérôme Rothen, passé à la moulinette du Paris SG et des médias, qu’on croyait définitivement perdu pour le football, et qui renaît en Corse, à bientôt 34 ans, dans une position de milieu relayeur. Celui qui a été nommé capitaine fait l’unanimité au niveau de son état d’esprit. Il joue juste et bien, se servant à bonne escient de sa patte gauche, comme le week-end dernier, avec ce joli coup-franc direct transformé lors de la victoire courte mais précieuse face à Amiens (2-1). Rien ne semble décidément pouvoir arrêter l’irrésistible ascension du SC Bastia jusqu’en élite.

Par Régis Delanoë
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