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Bastia is Krasić in love

Samedi contre l’OM, Furiani va peut-être faire la connaissance de Miloš Krasić. Prêté à Bastia par le Fenerbahçe, le milieu serbe entend relancer une carrière au point mort depuis deux ans. Tout bon pour le Sporting qui compte bien s’appuyer sur la patte de l’ancien Bianconeri pour assurer rapidement son maintien.

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Sans bruit, Bastia a réussi un recrutement plutôt très coquin. Derrière Monaco, Paris et Marseille, c’est certainement l’équipe qui, malgré plusieurs départs importants, s’est le mieux renforcée. Squillaci, Modesto, Romaric, Keserü, Boudebouz et… Miloš Krasić. Le Serbe débarque sur l’Île de Beauté sous forme de prêt payant (800 000 euros) en provenance de Fenerbahçe. Krasić à Bastia, une folie rendue possible par la trajectoire déclinante de celui que toute l’Europe s’arrachait en 2010.

Sir Alex sous le charme

Krasić est avant tout un joueur précoce. À quatorze ans, il signait déjà son premier contrat pro, au Vojvodina Novi Sad, chez lui en Serbie. C’est pourtant en Russie que le milieu offensif fait sensation. Arrivé au CSKA Moscou à seulement vingt ans, il devient rapidement une des pièces maîtresses de l’attaque moscovite. Son ascension est fulgurante. En à peine deux ans, il remporte son premier titre, la Coupe de l’UEFA 2005, et fait ses grands débuts avec la Serbie, Javier Clemente voyant en lui un des futurs leaders de sa sélection. Mais c’est sous les ordres de Radomir Antić qu’il devient un des tauliers de l’équipe nationale, derrière les indéboulonnables Nemanja Vidić et Dejan Stanković. Seul joueur utilisé lors de tous les matchs de qualification, Krasić est l’un des principaux artisans de la qualification serbe pour le Mondial 2010. En parallèle, il conduit le CSKA jusqu’en quarts de finale de la Ligue des champions au cours de laquelle il inscrit quatre buts. Ses performances en équipe nationale et en compétitions européennes ne passent pas inaperçues. Convoité par les plus grands d’Europe, du Bayern Munich au FC Séville en passant par l’Inter Milan, il plaît également énormément à un certain Sir Alex Ferguson. Mais le Serbe a un penchant pour la Serie A et atterrit finalement à la Juventus. Le début de la traversée du désert.

Sa première saison italienne est pourtant une réussite. Annoncé comme le successeur de Pavel Nedvěd auquel il ressemble physiquement mais aussi sur le terrain, Krasić devient rapidement le chouchou du Piémont, inscrivant notamment un triplé contre Cagliari dès son sixième match sous le maillot turinois. « Sa conduite de balle est une des meilleures au monde, explique à l’époque dans L'Équipe Radovan Curcic, adjoint d’Antic entre 2010 et 2011. Ses déplacements incessants et la manière dont il demande le ballon offrent beaucoup de solutions à ses coéquipiers, et donc de la confiance, parce qu'ils savent qu'il sera là pour les épauler. Sa capacité à éliminer les défenseurs en un-contre-un est également un atout et cela permet de créer des décalages dont profitent ses partenaires. » Esthète jouant pour les autres, le Serbe est aussi un joueur de devoir, jamais le dernier pour aller au charbon. « Il donne tout quand il joue, confirme Curcic. Un peu à la manière d'un Wayne Rooney. »

Bastia, un choix qui fait sens


Mais comme l’attaquant mancunien, Krasić est fragile. Souvent blessé lors de la saison 2011-2012, il passe plus de temps à l’infirmerie que sur le terrain et perd sa place dans le onze d’Antonio Conte. Une place qu’il ne retrouvera jamais. Transféré à Fenerbahçe la saison suivante, il se pète dès son arrivée. Son adaptation est difficile et ses prestations s’en ressentent. Utilisé seulement treize fois en championnat, il n’a pas du tout la même influence que par le passé. Pas dans les plans du nouveau coach Ersun Yanal, il file en Corse pour un an, avec un objectif précis en tête : retrouver le niveau de ses années moscovites et de sa première saison à la Juve, dans un club qui a une certaine renommée en Serbie. « J'ai peut-être une grande carrière, j'ai gagné des titres, mais venir à Bastia qui a une grande histoire et jouer dans un stade mythique, c'est un honneur pour moi, expliquait-il à son arrivée dans Corse Matin. Dragan Dzajic est le plus grand joueur serbe de tous les temps, jouer dans le même club que lui, c'est un privilège. »

Le réseau serbe de Bastia ne s’arrête pas à Dzajic, puisqu’un certain Ilija Pantelić y a aussi laissé une trace au début des années 1970. Cet ancien gardien de but n’est autre que l’homme qui a lancé la carrière de Krasić en le recrutant au Vojvodina après l’avoir vu lors d’un tournoi de jeunes. Le choix du Serbe n’est donc pas dénué de sens. Au-delà de l’aspect historique de cette arrivée, c’est avant tout un gros coup sportif réussi par le Sporting dont le onze de départ ne ressemble plus vraiment à celui d’une équipe jouant le maintien. « Aujourd'hui, j'ai vraiment l'espoir de faire mieux que l'an passé » , a d’ailleurs avoué Frédéric Hantz. Un espoir qui repose en grande partie sur la capacité d’intégration et d’adaptation de son meilleur joueur dont les débuts seront très attendus. « La ferveur et l'attente qu'il y a autour de moi et de mon nom, c'est une motivation supplémentaire, assure Krasić. Je vais prouver sur le terrain que les dirigeants ont eu de raison de croire en moi. » Miloš aura peut-être une première occasion de le faire cet après-midi contre l’OM. Un beau dépucelage à Furiani, trente-huit ans après celui de son idole Dzajic.

Par Quentin Moynet
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