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Bastia à la recherche du ciel bleu

Ça tourne au vinaigre. Après une montée pleine d'espoirs et des débuts encourageants en L1, le Sporting Club de Bastia est en train de déchanter. Après une branlée 4-0 reçue à domicile face à Paris, les Corses vont devoir se révolter face à Metz.

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Durant deux radieuses saisons, les supporters bastiais ont été accoutumés à assister aux victoires éclatantes de leur équipe. Mais si en National, le Sporting enchaînait les roustes, s'il dominait certes la Ligue 2 de la tête et des épaules, l'apprentissage du plus haut niveau ne s'avère rien d'autre que cruel. Après des débuts prometteurs, les Turchini ont subi quatre revers violents, en encaissant 13 buts douloureux, payant cash la moindre erreur. Pis encore, les potes de Toifilou Maoulida n'ont plus fait trembler les filets depuis plus d'un mois et une défaite 3-2 sur la pelouse du Stade rennais. Entre humiliations sur le terrain, rumeurs de désaccords en coulisses et violences policières, le public corse est au bord de la crise de nerfs. Ça n'est donc pas peu dire que la réception de Metz, ce soir à Armand Cesari en 16e de finale de la Coupe de la Ligue, constitue une formidable occasion de se ressaisir.

Pas une équipe de peintres


Cependant, si l'escouade d'Albert Cartier évolue bien deux échelons en dessous de celle de Frédéric Hantz, elle ne constitue pas une équipe de peintres pour autant. Articulé autour de l'ancien Caennais et éternel espoir Grégory Proment, venu à la rescousse de son club formateur, le 11 grenat est, après neuf journées, le seul de son championnat à ne pas avoir encore goûté à la défaite. Plutôt solides, les copains d'Albert Banning n'ont concédé que huit cartouches en en casant parallèlement une vingtaine dans les cages adverses, dont cinq signées du jeune milieu de terrain Yeni N'Gbakoto. Dans les bois, Carrasso junior représente le dernier rempart de qualité de cette équipe jeune, joueuse et volontaire. Libérés de toute pression, pleins d'assurance, ces Messins promis à une remontée rapide ne viendront pas pour faire de la figuration et pourraient poser pas mal de soucis à des Corses en mal de repères.

Un XI à remanier


De quoi sérieusement inquiéter les collègues de l'expérimenté Sylvain Marchal qui, depuis l'été, se bat pour colmater les brèches béantes ouvertes par ses compagnons d'infortune. Rappelons simplement que les déceptions Angoula, Mary et Choplin, ainsi que les éternels losers Sans et Marque, viennent tous du National, et que ça se voit. Si, par ce paramètre, les garçons susnommés se sentiront ce soir dans leur habitat naturel, il annule aussi le postulat selon lequel l'équipe de Ligue 1 se doit d'écraser son cadet. Ainsi, soumis à la pression de ses dirigeants, Hantz pourrait opérer la réorganisation espérée par Jérôme Rothen. Alors que l'intéressant milieu de terrain à trois vu lors de la déroute face au PSG pourrait à nouveau être mis en place, Julian Palmieri offrira une alternative séduisante dans le couloir gauche de la défense. Un changement réclamé par le tout Furiani tant le niveau du sympathique Féthi Harek, élu meilleur joueur à son poste la saison passée, commence vraiment à être gênant. À l'inverse, le percutant ailier corse fait de loin partie des meilleurs éléments du groupe bastiais et a déjà dépanné à ce poste lors de sa période istréenne. Une solution qui permettrait de plus la titularisation sur l'aile gauche de l'international espoir Wahbi Khazri, des kilomètres au-dessus de ses partenaires lors de la dernière sortie des lions de Furiani. À ses côtés, Ilan, absent depuis Rennes, pourrait signer un salvateur retour dans l'axe. Pour occuper la pointe de l'attaque, l'ex-patron du Mans devra choisir entre reconduire un Anthony Modeste en légère difficulté, mais avide de confiance, ou le vieux Maoulida, plus vif et technique que l'ancien Bordelais. Nombre de choix cornéliens se présenteront donc sous les yeux du technicien aveyronnais, qui n'a plus réellement droit à l'erreur. À lui de profiter de cette rencontre pour faire des tests, tout en présentant un XI compétitif. Car si au terme du 4-0 infligé par les stars du Paris Saint-Germain, les 16 000 supporters bastiais ont réservé à leurs protégés une standing ovation digne d'une Palme d'or au Festival de Cannes, une nouvelle défaite face à une équipe de bien plus faible calibre ne serait pas vécue avec autant de miséricorde.

À Yannick Cahuzac et ses compères de retrouver le niveau, la hargne qui ont fait le succès du Sporting les deux années précédentes. Comme, par exemple, un soir d'avril 2012, où par deux chefs-d'œuvre du néo-Rennais Sadio Diallo et un dernier but de l'homme à la bandelette, le Sporting Club de Bastia, alors protégé des dieux, avait écrasé… le FC Metz. Il y a déjà une éternité.

Thomas Andrei
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Note : 2
En même temps Maoulida co-meilleur buteur de L1 ça ne pouvait pas durer...
@ Dely Valdes
C'est sûr. A ce jour Maoulida a tellement de bandelettes en stock qu'il envisage de s'en confectionner des chaussettes.
" l’international espoir Wahbi Khazri, des kilomètres au-dessus de ses partenaires lors de la dernière sortie des lions de Furiani "
Je crois que t'es le seul à l'avoir vue ça , il est lent et brouillon , son seul vrai atout c'est les coups de pieds arrêtés .
Le futur grand joueur de cette équipe il en a qu'un c'est Thauvin
La déroute face au PSG commence à montrer les limites tactique de Hantz .
Et Rothen au lieu d'aller t'acheter des paysafe card tu ferais mieux de te réveiller un peu papi .
Je comprends toujours pas comment une région comme la Corse peut avoir deux clubs évoluant au meilleur niveau.

NB : je veux pas d'ennuis avec ce peuple fier, je suis indépendantiste alsacien et je suis juste contrarié parce que notre seul vrai club à nous est en CFA, groupe B.

RIP, Racing Club de Strasbourg
Cela faisait longtemps que je n'avais plus vu autant d'envie dans les travées du stade Saint-Symphorien. Comme dit au-dessus, c'est une équipe composée de nombreux jeunes aux dents longues qui sont généreux et développent un beau jeu. Ce soir nul doute que l'envie du côté de Metz sera au rendez-vous, l'équipe voulant se frotter à une ligue 1. Albert Cartier a ramené sa hargne et son envie au club de ses débuts: bienvenue à la maison Albert
Mark Renton Niveau : CFA2
Spliz

A vrai dire, deux clubs en Ligue 1, un en Ligue 2 et 1 en National. Mais en quoi cela te pose t'il un problème ?
Je pense que Spliz s'étonnait qu'une région de 200.000 personnes réussisse à avoir 2 clubs en L1. Je me le demande aussi, parce que l'envie, la fierté, les couleurs de la région toussa, ça existe ailleurs.
Mark Renton Niveau : CFA2
300 000 Trap. Mais qu'importe. Et écoute, la ferveur est peut-être plus grande, la hargne et le fighting spirit plus poussés. Puis il fait rudement beau et chaud en Corse tu sais.
J'étais pas sceptique au niveau de l'ambiance ou du climat qui sont au top en Corse, y a pas à dire, mais je me demande d'où leur viennent leurs moyens financiers. (Tain ils ont fait venir Mutu quoi !)

Pardonnez ma naïveté.
Oui mais Mutu ne gagne pas plus de 100 000 par mois ... Fallait juste aller le chercher et y penser .
Oui mais Mutu ne gagne pas plus de 100 000 par mois ... Fallait juste aller le chercher et y penser .
Mark Renton Niveau : CFA2
On t'a répondu pour Mutu. Pour le reste des "moyens", ils sont tout simplement très faibles. Tu as qu'à voir qui joue en pointe à Bastia... Il a pas joué à la Juve lui...
"mais je me demande d'où leur viennent leurs moyens financiers"
Bastia est 17ème budget avec 22M et Ajaccio 19ème avec 20M , je vois pas ou sont les moyens financiers dont tu parles spliz ...
Brian Hainaut Niveau : Ligue 1
rapportés au nombre d'habitants, les 2 budgets cumulés ça fait des moyens énormes, ne vous faites pas plus bêtes que vous ne l'êtes...
Contrairement à Metz - quoique que le jumelage de la ville avec Saint-Denis de La Réunion a longtemps produit de belles Miss Mirabelles, là-bas -, la notoriété des deux clubs corses s'appuie sur une audience quasi mondiale, à l'image des Corses eux-mêmes disséminés sur toute la planète et qui en font autant d'ambassadeurs.

De surcroît, Bastia fait partie des rares clubs d'outremer à avoir connu une campagne européenne brillante dans son histoire, ne faites pas mine, du côté messin, de l'oublier.

Ne rapporter un club qu'à la seule richesse départementale est donc un peu abusif.

Certes, pour avoir une maison secondaire dans l'île, je peux confirmer que les levées de fond sont bien rodées ici : Mutu, c'est un peu moi !

Pour ce qui est de Bastia qui cherche un peu de « ciel bleu », comme on a déjà donné à la concurrence, je leur suggère de discuter avec EDF - sans faire de la publicité clandestine sur le site si rigoureux de So Foot -, ils ont un contrat dit « Bleu Ciel », si je m'en souviens bien. .
Mark Renton Niveau : CFA2
@Brian

Ta remarque pourrait s'avérer pertinente si le Sporting et l'ACA évoluait dans le championnat de Corse. Là, vu le nombre d'habitants et de licenciés, ce serait costaud en effet. Mais pour le moment on évolue bien dans le championnat français, il faut donc rapporter tout ça au nombre d'habitants de l'héxagone si ça te branche, et des autres clubs de Ligue 1 surtout. Là, ça pèse plus grand chose.

Bien entendu, Eudoxe plaisante lorsqu'il parle de Bastia comme un club d'outre-mer car il sait que la Corse n'a pas le même statut que la Martinique, département d'outre mer.
Salute a tutti...
en retard pour réagir..
Mais pour ceux qui s'interrogent, le sporting est une sorte de patrimoine insulaire, une image de ns même partagée par toutes les générations.

Ns sommes un (tout) peuple en train de mourir face à la mondialisation, et depuis 3 ans nous avons vu le sporting comme un reflet sportif de ce que ns vivions dans l'Histoire..
une dernière bataille avant de sombrer, Little Big Horn quoi...
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