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Basile Boli, nouveau Bernard Lacombe ou nouveau Michel Moulin ?

Nouveau « coordinateur sportif » de l'OM, Basilou enchaîne les rôles flous et apparaît comme un symbole de l'organigramme étrange du club phocéen.

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Pour son premier match en tant que « coordinateur sportif » , avec Franck Passi en entraîneur en chef, Basile Boli a qualifié son équipe de l'OM pour la finale de la Coupe de France. La séquence, au coup de sifflet final, n'a pas échappé à grand monde. Fou de joie et sur la pelouse, il ne manquait pas grand-chose pour le voir communier avec les supporters marseillais comme en 1991 ou 1993. Les larmes peut-être. La séquence a fait sourire tous les spectateurs. En attendant, Boli sera encore aux côtés de l'ex-adjoint de Baup, Anigo, Bielsa et Michel contre Nantes. Pour un nouveau destin à la Bernard Lacombe, incontournable depuis plus de 20 ans dans l'organigramme lyonnais et parfait représentant de l'institution ? Certains fans nostalgiques de l'ambiance des années Tapie en rêvent. En attendant, cela ressemble plus à l'intérim Michel Moulin au PSG quand le club francilien luttait pour ne pas descendre...

Recruté en tant qu'ambassadeur... alors qu'il y en a déjà un


BB a fait son retour dans le club marseillais au début de l'automne. Sur le moment, c'est une recrue qui présente le club marseillais comme une écurie souhaitant enfin s'inspirer du Bayern, du Barça ou du Real Madrid, ces clubs qui accordent aux glorieux anciens la place qu'ils méritent. Mais deux-trois détails interpellent. Déjà, Boli a été engagé par son nouvel ami Vincent Labrune, qu'il n'avait pas épargné deux ans plus tôt, lors de l'anniversaire pour les 20 ans du sacre en Ligue des champions : « Labrune n’est pas un homme du foot. Il ne sait pas ce que c’est. Si Anigo et lui s’en vont de Marseille, les clubs ne vont pas se battre pour les récupérer. À part Endoume... » Évidemment, pour son intronisation, le discours de Boli n'est plus le même, et ce n'est pas parce qu'il s'est renseigné sur le club d'un des plus beaux quartiers de la cité phocéenne, en DH. Il demande aux supporters d'être patients, mais s'en prend à Bielsa, le fameux déserteur de la première journée. Forcément, le message ne passe pas. Puis Boli est engagé au titre d'ambassadeur. Sauf que le poste est déjà pourvu à l'OM avec Josip Skoblar, le mythique attaquant croate des années 70. En même temps, dans ce club, il ne faut pas s'arrêter aux doublons dans l'organigramme. Et puis Boli est venu avec un projet, un développement des partenariats du club avec l'Asie... qui en sont au point mort, sept mois plus tard.

« Il a flingué l'autorité de Michel »


Ce qui fait dire à bon nombre de personnes, dont la plupart de ses coéquipiers de l'époque, que le bon Basilou est en fait venu plus pour prendre un chèque que pour faire le paratonnerre. Plus malléable que l'ancien Soulier d'or, et surtout bien meilleur client pour les médias. L'alibi d'un Labrune qui jure vouloir s'appuyer sur le passé, mais qui blackliste Bosquier ou Amoros dès qu'ils ont le tort d'émettre des réserves à son encontre. Une légende qui vieillit mal donc, et qui aurait mieux fait d'ouvrir un resto comme Rocky pour mieux raconter ses combats contre le Milan AC ou le PSG. L'an dernier, Boli avait été nommé dans un rôle quasi similaire à Auxerre, notamment pour aider à la formation. Entre ça et son passage à l'OM, ça va commencer à se voir. « Le pire, c'est encore son comportement avec Michel, souffle un ancien camarade de vestiaire. À sans cesse parler aux joueurs, il lui a flingué son autorité. Et en bouquet final, il l'a descendu publiquement après Bordeaux. Michel aurait dû lui interdire l'accès au vestiaire. Mais c'était impossible. » Désormais, Boli est en première ligne, peut-être plus encore que Passi qui peut plus facilement sortir la carte « serviteur du club » si ça se gâte. Un parachutage qui n'est pas sans rappeler le retour sur le banc de touche contraint et forcé d'Anigo en décembre 2013, pour mieux être écarté en fin d'exercice. Ne reste donc plus qu'à réussir la fin de saison... ou espérer qu'Endoume ait besoin d'un ambassadeur la saison prochaine.

Par Romain Canuti, à Marseille
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