Une caméraUne caméra qui illustre les papiers contenant une vidéo PhylactèrePictogramme représentant un phylactère (bulle utilisée dans les bandes déssinées) servant à illsutrer les commentaires envoyés par les lecteursTrophéePictogramme représentant un trophée. Ce picto illustre la section résultats / classement de SOFOOT.com Logo FacebookIcone facebook faisant le lien avec la page Facebook de notre siteFlècheUne flèche servant à la navigation. Le sens de la flèche change en fonction du contexte où elle est utiliséeLogo Google +Lien vers notre page Google+Icone "Hamburger"Icone composé de trois lignes noires horizontales identiques, les unes au dessus des autres, servant à illustrer la notion de "menu".Logo, InstagramPetit appareil photo servant à lier vers notre page InstagramPouce vers le hautPictogramme représentant une main fermée en poing avec le pouce dressé vers le haut. Illustration de la notion de "like" des réseaux sociauxMoinsLe signe mathématique "moins" Appareil photoUn appareil photo qsui illustre les articles avec photoPlusLe signe mathématique "plus" LoupePictogramme représentant une loupe, illsutrant la notion de "recherche" sur le site.Répondre àUne flèche arrondie, pointant vers la gauche et servant à évoquer la réponse à un commentaireEtoileEtoile à 5 branches, illustrant la notion de "mise en favoris"Logo twitterPetit oiseau illustrant le lien vers notre compte Twitter
MATCHS 19 Résultats Classements Options
  1. //
  2. //
  3. // Watford-Everton

Barry, la gauche résistante

C’est une figure qui a traversé les époques à pas feutrés. Travailleur inoxydable et discret, Gareth Barry s’est construit un solide parcours grâce à une saisissante régularité. Ce samedi, à trente-cinq ans, l’Anglais va égaler Frank Lampard avec une 609e apparition en Premier League. La marque des très grands.

Modififié
Là-bas plus qu’ailleurs, peut-être, ils bénéficient d’une place à part. Avec le temps, l’Angleterre a choisi de les appeler les «  unsung heroes  » . En français, ce sont ces héros méconnus dont on ne chante pas la gloire. Ils tombent souvent bien malgré eux dans l’oubli ou ne sont que trop rarement célébrés. Au crépuscule de sa carrière, Gareth Barry n’a pas eu cette peine à vivre. Le 17 septembre dernier, face à Middlesbrough (3-1), l’expérimenté britannique a pris un peu plus d’épaisseur dans l’histoire de la Premier League. Il a marqué ce jour-là pour la cinquante-deuxième fois, mais surtout honoré sa 600e apparition. Une prouesse immense autant qu’un accomplissement personnel. Pour cette occasion toute particulière, les supporters d’Everton ont brandi de petits drapeaux à son effigie avant de lui réserver une standing ovation au moment de sa sortie en fin de match. « C’est une initiative fantastique de la part d’Everton d’avoir donné des drapeaux aux fans et, en plus, le coach m’a offert une standing ovation en fin de match, ça a couronné une superbe journée » , s’est simplement contenté de commenter après coup le principal intéressé au micro de BT Sport. Tout en sobriété. Sans jamais tirer la couverture à lui alors que l’événement s’y prêtait.

L’archétype personnifié du joueur anglais


Pourtant, le parcours de Gareth Barry a de quoi donner le vertige. Depuis la réception de Middlesbrough, il a ajouté huit matchs de championnat à son compteur et, ce samedi à Watford, il égalera l’iconique Frank Lampard (609) après avoir successivement détrôné Emile Heskey (516), Gary Speed (535) ou encore David James (572). Et c’est désormais le record de Ryan Giggs et ses 632 apparitions qui sont dans son viseur. Une performance ébouriffante qui prend davantage de relief au regard des débuts de l’enfant de Hastings. Arrivé à Aston Villa à seize ans, il est d’abord façonné en tant que défenseur central et effectue ses premières foulées sur le terrain quelques mois plus tard. Mais c’est au cœur du jeu, comme milieu défensif, qu’il prend véritablement son élan. En onze années passées sous la tunique des Villans (1998-2009), le gaucher côtoie du beau monde (Southgate, Merson, Ginola, Vassell, Milner, Baroš, Young) et traverse les saisons avec une facilité désarmante.


Sous l’égide de l’atypique Martin O’Neill, son rayonnement lui permet d’accéder à des sphères plus reconnues. En plein chambardement, Manchester City flaire la bonne affaire et l’enrôle pour environ quatorze millions d’euros. Avec les Citizens, Barry s’établit progressivement comme une valeur sûre de la Premier League. Aux côtés de De Jong ou Yaya Touré, le milieu offre un profil aux qualités typiquement anglaises. À ses aptitudes de passe, d’anticipation et d’intelligence de jeu qui compensent son manque de vélocité, il conjugue un engagement à toute épreuve – parfois excessif d’ailleurs – qui fait encore aujourd’hui partie intégrante de son style (115 cartons jaunes récoltés en PL, un record). Dans l’ombre d’Agüero, Kompany ou encore David Silva, sa contribution au titre de champion en 2012 est réelle, mais largement mésestimée. Qu’importe, le bougre sait qu’il a toujours répondu aux exigences avec une régularité qui force le respect. Et cela, malgré le temps qui passe.

Longévité exemplaire et élégante discrétion


« Quand j’ai commencé le foot, c’était différent. Ce sport est en pleine mutation, la culture n’est pas la même qu’à mes débuts. Le jeu a changé, et j’ai dû m’adapter, modifier mon style, s’épanchait-il au Telegraph en septembre dernier. À un moment, j’ai pensé : "Pourquoi devrais-je changer, tout va bien pour moi !" Mais ce n’est pas possible de refuser de s’adapter au temps. J’ai donc changé mon approche et mes entraînements pour m’adapter. » L’âge qui pèse de plus en plus, Gareth a appris à composer avec. Pour rester performant, les sessions de réveil musculaire sont venues rythmer son quotidien de joueur, tout comme les séances de yoga. Le prix à payer pour combattre l’érosion consubstantielle au temps et disputer dix-huit saisons consécutives à vingt matchs ou plus au plus haut niveau. À Everton, qu’il a rejoint définitivement en 2014 après un prêt fructueux, il continue d’étirer une phénoménale longévité à désormais trente-cinq piges. Outre le fait d’intégrer le Guinness Book pour son nombre record de titularisations en Premier League, il devance très largement les actuels joueurs en activité au nombre de matchs joués (Terry avec 488, Carrick avec 460, Rooney avec 447) et en compte même plus dans l’élite que des clubs comme Stoke, Sunderland, Middlesbrough et Leicester.


« C’est une de mes forces. Lors de l’arrivée du nouveau coach cet été, je ne suis pas arrivé en pré-saison en me disant : "J’ai joué tellement de matchs, je suis tranquille." Je devais impressionner le coach, confiait-il encore récemment. Il n’est pas intéressé par le passé, par ce que j’ai fait durant mes cinq cents premiers matchs. Il veut juste voir ce que je peux faire aujourd’hui. » Et Ronald Koeman, qui parle de lui comme d’un joueur « crucial » et « ingénieux » , a vite été conquis. Pierre angulaire des Toffees, il forme un milieu complémentaire avec la révélation Idrissa Gueye, lequel qualifie son aîné anglais de « cerveau de notre équipe » . Le respect des pairs et des supporters tous clubs confondus, Barry l’a toujours acquis. Comme lors de son départ d’Aston Villa, en 2009, où il prend le temps d’adresser une longue lettre ouverte aux fans dans le Birmingham Mail afin de justifier son choix. Reste qu’à l’instar de Michael Carrick, par exemple, la reconnaissance n’a pas atteint les strates de la sélection nationale. Hormis un Mondial 2010 disputé avec les Three Lions, son empreinte aura été plus que minime (53 sélections). Mais l’Anglais n’a jamais couru après les honneurs ni les récompenses. Alors il marche, encore et encore, dans l’ombre : « Je me sens certainement aussi bon que quand j’avais trente ans. J’en ai maintenant trente-cinq et je ne me sens pas différent. » Oui, la résistance de Gareth Barry n’est pas encore arrivée à son terme.

Par Romain Duchâteau
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié


Dans cet article


Hier à 19:30 L'ES Tunis corrigée par Al Ain en quarts du Mondial des clubs 3 Hier à 16:09 Kashima cuisine les Chivas 6
Partenaires
Tsugi MAILLOTS FOOT VINTAGE Olive & Tom Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur Un autre t-shirt de foot est possible