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Barrios ne fait pas de quartier

A l'instar de José de San Martin (le libérateur du Chili et de l'Argentine) et de Marcelo Bielsa, Lucas Barrios a dû traverser la Cordillère des Andes pour se faire un nom dans son pays d'origine. Après un parcours pour le moins chaotique, l'Argentin pointe le bout de son nez tout en haut du classement des buteurs de la Bundesliga avec le Borussia Dortmund. Et espère que Maradona zappe de temps en temps sur la DSF.

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Grâce à un doublé de la Panthère Lucas Barrios, le Borussia Dortmund s'est imposé 4 buts à 1 face à Bochum. Cette victoire permet au BVB de revenir à huit points du troisième, le Bayer Leverkusen, son adversaire du week-end, et de rêver de Champions League, une compétition que le club du Rhin n'a pas disputée depuis la saison 2003-04. Débarqué du club chilien de Colo Colo en juillet dernier, où il termina en 2008 meilleur buteur mondial d'un championnat de Première Division avec trente-sept buts (en trente-huit matches), Lucas Barrios n'est pas étranger à cette bonne passe du Borussia. Il s'en est pourtant fallu de peu pour que son talent reste au placard. Laissé libre par Huracan, qui le trouvait trop frêle, c'est son père qui le convainquit de ne pas jeter l'éponge. En 2003, il signe à Argentinos Juniors, alors en deuxième division, où il ne laisse pas un souvenir indélébile dans l'esprit des hinchas du stade Diego Armando Maradona. Après un passage par Tigre, sans succès, il est renvoyé dans le club où débuta El Pibe de Oro. Lassé d'être trimbalé d'une équipe à l'autre, Barrios prend la direction du Chili, où il va commencer à se faire un nom.

Meilleur buteur de la planète en 2008

Lors de la saison 2005, il ne parvient pas à sauver le Deportes Tamuco de la relégation, mais ses douze buts attirent l'attention sur son flair de buteur. Après une nouvelle pige en Argentine, à Tiro Federal (Rosario), il repart de l'autre côté de la Cordillère des Andes où il s'engage avec Cobreloa. Mi-2007, il atterrit à l'Atlas de Guadalajara (Mexique), mais tombe sur un entraineur (Ruben Omar Romano) qui ne le fait pas jouer. Pas abattu par ce nouveau coup du sort, Barrios file à Colo Colo, qui cherche un remplaçant à son goleador emblématique, Humberto Suazo, qui avait pris la direction inverse un an plus tôt. Avec dix-neuf buts inscrits dans le tournoi d'ouverture et à peine un de moins dans le tournoi de clôture, Barrios ne tarde pas à devenir l'idole des Caciques. Deux clubs européens lui font alors les yeux doux : l'Espanyol Barcelone et... l'AS Nancy Lorraine, sans parvenir à un accord avec le club santiagueño.

Neuf clubs sur son CV

A 25 ans, Barrios traverse finalement l'Atlantique pour 4,5 millions d'euros en juillet dernier pour palier le départ d'une autre idole, Alexander Frei, parti retrouver le FC Bâle. L'Argentin ne tarde pas à s'illustrer, inscrivant deux buts lors de ses deux premiers matches de préparation avec le Borussia. Aujourd'hui, il talonne Edin Dzeko au classement des buteurs du championnat allemand, avec deux buts de moins que le Bosniaque (treize) et se prend à rêver de l'Afrique du Sud. « Je sais qu'on parle de moi en Argentine. Si je continue à jouer avec le Borussia comme je le fais actuellement, peut-être que les portes de la sélection vont enfin s'ouvrir » , glissait le week-end dernier Barrios à la presse d'outre-Rhin. « Je ne crois pas que Maradona se rende personnellement au stade de Dortmund pour me voir, mais il a des assistants pour ça » , tente de se persuader la Panthère. Et si Diego ne l'appelle pas dans les deux prochains mois, il pourra toujours étudier la possibilité de rejoindre la sélection guarani, sa maman étant paraguayenne...

Alejandro Carbone

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