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Bardet réveille le Tour

Le Tour attendait une grande étape et une victoire française, Romain Bardet lui a offert les deux. Deuxième au général, l’Auvergnat a surtout prouvé qu’il restait encore un peu de place pour l’attaque et l’intelligence dans le cyclisme moderne.

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Dans un Tour de France où les petits épiciers passent leur temps à compter les secondes et les petits pois, il faut qu’un diplômé d’école de commerce vienne redonner foi dans un vélo d’audace et d’improvisation. On ne sait pas si Romain Bardet est l’héritier de Bernard Hinault, on n’a même pas envie de poser la question, juste de remercier le coureur d’AG2R pour mettre en action ce qu’il explique dans ses interviews. Le garçon prône l’attaque, il regrettait presque son bon classement général qui entravait ses élans offensifs. Il avait bien mis une ou deux fois le nez à la fenêtre aussitôt rappelé à l’ordre par la Sky et un Poel qui fumait la pipe. Il guettait alors l’opportunité, ce moment où les schémas tactiques volent en éclats, cet instant où il faut débrancher les oreillettes et connecter le cerveau. Cette chance, Bardet l’a saisie quand le ciel de Savoie a viré à l’orage dans une descente de la côte de Domancy jonchée de coureurs au sol, dont un Chris Froome rattrapé par ses démons quand la route devient glissante. « C’est beau, c’était du vélo à l’instinct » , savourait à l’arrivée le nouveau deuxième du classement général.


Cette 19e étape a pourtant longtemps ressemblé aux autres avec son troupeau d’échappées pour ouvrir la route. Le casting affiche encore les mêmes seconds rôles chargés d’amuser la galerie : Rui Costa, Majka, Pantano, De Gendt, Rolland, Navarro, Bennett… Derrière, les Astana d’Aru rendent hommage aux grandes folies tactiques de la défunte Telekom et roulent soquettes au plancher. Malgré ses gros pourcentages, l’inédite montée de Bisanne ne provoque pas l’écrémage espéré, seul Adam Yates bluffe son monde en dernière position du groupe maillot jaune.

À l’avant, Pierre Rolland et Rui Costa fuient la compagnie de leurs camarades, alors que l’orage attendu éclate dans la descente. Le Français est le premier à partir à la faute, terminant sa course au milieu des chaises de jardin d’un couple de supporters. Costa poursuit seul, alors que les Astana dévalent à tombeau ouvert. Le jeu de massacre débute. Reichenbach et Morabito s’accrochent entre Suisses de la FDJ, le toujours inspiré Richie Porte rate un virage et doit chasser avec trois équipiers. Le plus fou est encore à venir. Dans la courte mais méchante côte de Domancy, Bardet force son destin dans le sillage de son coéquipier Mikaël Chérel. Le duo plonge à fond vers Saint-Gervais quand d’autres descendent sur des œufs. Bauke Mollema vire deux fois trop large et voit déjà le podium s’envoler, mais le Néerlandais se fait très vite voler la vedette dans son malheur par un Chris Froome encore aperçu à pied. Le maillot jaune a dérapé sur une ligne blanche et enfourché le vélo de Geraint Thomas dans la précipitation.



À 48 heures des Champs-Élysées, le Tour démarre enfin ! Lancé par le précieux Chérel, Bardet attaque la montée finale avec presque quarante secondes d’avance sur le groupe maillot jaune où Froome pédale carré sans son fameux pédalier ovale. Le Britannique paraît aussi mal en point que sa tunique jaune, mais il peut compter sur l’attentisme des Aru, Quintana et Porte. Toujours pas affranchi dans sa tête, l’Australien cherche à rouler sur Bardet sans mettre en difficulté son ancien patron. Une fois débarrassé du toujours très collant Rui Costa, Bardet lui ne calcule plus et vole vers la victoire d’étape. Histoire de ne pas fâcher ses équipiers, Aru place une accélération digne de sa réputation de grimpeur impulsif, Porte passe, lui, sans prévenir par la fenêtre, tandis que Froome effectue le dernier kilomètre tracté par ce brave Saint-Bernard de Wout Poels. S’il n’y a pas péril en la demeure des Sky, la journée de samedi s’annonce longue et tendue, surtout avec la terrible montée de Joux Plane. Ce col où même Lance Armstrong avait montré un semblant d’humanité lors de son règne rayé de l’histoire officielle. Et si Romain Bardet en remettait une pour assurer son podium qui ne tient qu’à 35 secondes sur Adam Yates (avec l'ami Quintana entre les deux) ? Pourquoi pas. Il aurait tort d’enfiler un tablier de petit épicier.



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Par Alexandre Pedro
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Albert Londres Niveau : District
Une petite remarque : Froome prend le vélo de Thomas parce que le sien est hors service.
Top-player Niveau : CFA
L'étape la plus intéressante de ce Tour de France même si on la doit principalement a l'orage.

Dur pour Mollema qui se fait enfler encore une fois au jeux des chutes.

Bravo a Bardet qui a su porter ses couilles pour aller gagner.

Et faut expliquer a Aru que s'il n'a pas les jambes, qu'il n'envoie pas ses équipiers aux charbons.

Et chapeau a Yates qui malgré le fait qu'il soit un ton en dessous n'abandonne pas et s'accroche. Pour ça il mériterait plus un podium qu'un Quintana très décevant
merci à Romain Bardet de sauver l'honneur français (je voyais vraiment arriver la bulle pour les victoires d'étapes) et d'être à l'origine de la seule étape vraiment spectaculaire de ce Tour verrouillé (merci aussi aux conditions météo...)
Message posté par Top-player
L'étape la plus intéressante de ce Tour de France même si on la doit principalement a l'orage.

Dur pour Mollema qui se fait enfler encore une fois au jeux des chutes.

Bravo a Bardet qui a su porter ses couilles pour aller gagner.

Et faut expliquer a Aru que s'il n'a pas les jambes, qu'il n'envoie pas ses équipiers aux charbons.

Et chapeau a Yates qui malgré le fait qu'il soit un ton en dessous n'abandonne pas et s'accroche. Pour ça il mériterait plus un podium qu'un Quintana très décevant


tout à fait d'accord pour la tactique de Aru (mais sans doute pensait-il avoir les jambes), idem pour Porte qui roule sur Bardet mais en prenant soin de ne pas décrocher Froome... j'aime pas tomber dans l'analyse caricaturale mais là on croirait vraiment que le mec est toujours chez les Sky (inconsciemment).
par contre Mollema tant pis pour sa gueule, le mec attaque jamais, on va pleurer non plus quand sa course passive se termine mal
Enfin une étape intéressante en effet, mais c'est quand même malheureux qu'il faille un peu de pluie pour animer une course !
Merci à Bardet d'être un peu entreprenant, je sais pas pourquoi avant ce tour j'avais un a priori un peu négatif sur lui mais je dois avouer que cette année il égaye mon tour ! J'espère qu'il finira devant Quintana (qui ne mérite même pas de finir 3e).
Parker Lewis Niveau : DHR
Au sujet de Porte, je pense que j'ai BMC, va falloir qu'ils pensent à ne plus l'aligner sur les courses ou se trouve Froome. Donc plus de TDF. Parce que la, c'est indigne d'un vrai leader et limite une faute professionnelle. Je pense pas que sont équipe le paye grassement pour courir sous les ordres de la Sky.
Retour de bâton pour Porte et bien fait pour sa gueule !
le 10ème équipier de Sky, toujours dans son rôle de dernière fusée sky en montagne et suceur de roue de Froome (qui lui fait tout pour faire monter sur le podium son pote Richie).

Voila Bardet sur le podium très bien, un attaquant qui prend des risques.

J'espère aussi que Yates va sauter du podium, zéro offenisf pour lui aussi.

Sinon Astana c'était quoi encore le projet ? Aru est pas au top (1er TDF pour lui, il doit encore bcp apprendre), rouler pour éliminer le 12ème, le 10ème, gratter une place ? Enfin, dommage qu'Aru n'est pas mieux car en montagne les Astana pouvaient très bien rivaliser avec les sky. au moins Quintana a la descence de ne pas faire rouler sa team pour rien depuis qu'il sait qu'il est pas en jambe (en plus Valverde me parait meilleur que le colombien sur ce tour)

Cocorico!
Normalement, avec la blessure qu'il a au genou Froome devrait coincer ou abandonner demain ce qui permettra à Bardet d’être en jaune sur les Champs. C'est d'une logique implacable.
Note : 1
Que ça fait du bien de courrir sans les oreillettes !
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