Mondial des Clubs - Santos/Barcelone (0-4)
Barcelone seul en son royaume
En s'imposant 4-0 face à Santos le FC Barcelone est devenu, champion du monde des clubs deux ans après son dernier titre grâce à un nouveau récital collectif. On attendait une belle opposition, on a vu que du blaugrana. Les joueurs de Guardiola ont tué le match en 45 minutes, face à des Brésiliens trop tendres, trop faibles. Les Catalans peuvent partir en vacances tranquillement, jusqu'à preuve du contraire, ils sont tout seuls là-haut, sur le toit du monde.
Barcelone seul en son royaume
Pour les esthètes, la finale promettait, on allait balancer du jeu, du toque, du tiki taka, du football champagne. Le match entre les équipes potentiellement les plus excitantes du moment faisait rêver plus d'un Japonais. Mais le match n'a pas eu lieu , le Barça etait trop fort. Simplement. Au bout de 3 minutes, on a déjà compris, compris que Santos allait s'en prendre une sévère. Compris que ce Barça était injouable, compris qu'il n'y aurait pas de finale. On se demande même comment on a pu croire qu'il y aurait match. Si le Real n'a pas réussi, comment Santos aurait pu? Dès le début du match le Barça impose son style. Passes courtes, redoublées, jeu dans le dos de la défense, Guardiola redoutait les manieurs de gonfle brésiliens, alors les Blaugranas confisquent la balle et la font tourner pépouze. Santos asphixyé, ne peut pas sortir, court et court sans voir le ballon. Le truc le plus important dans le football finalement. Au bout de 10 minutes de jeu, les joueurs de Muricy Ramalho n'ont pas encore réussi à faire trois passes consécutives. Les joueurs du Peixe, défendent à l'arrache, de plus en plus bas, Messi est à deux doigts de marquer sur une belle frappe enroulée, bien repoussée par le goal brésilien Rafael. Thiago suit mais le portier repousse encore. Avertissement sans frais.
Un toro contre dix enfants
Les Brésiliens retardent l'échéance, rien de plus, presque résignés. Neymar essaie deux fois de partir seul, et deux fois il se fait bouffer. Le coq qui a mis un bel écarte-nez, veut trop en faire. Petit frère veut grandir trop vite. Et puis ce qui devait arriver, fatalement arrive. A la 16ème minute Xavi reçoit une balle un peu derrière lui, qu'on imagine injouable, mais le métronome catalan s'en fout, il essaie quand même et sort un contrôle en aile de pigeon ahurissant pour se la ramener devant lui. Petite passe entre les jambes du défenseur brésilien Durval, Messi contrôle, se l'emmène et met un amour de balle piquée. 1-0. Le Barça a déja gagné et c'est le début de la fin pour les Brésiliens. A la 23ème, le récital continue. Alves profite des appels de Messi dans l'axe pour la mettre en retrait à Xavi. Durval, encore lui, rate son interception. Le milieu du Barça contrôle bien et fusille sereinement le gardien brésilien. 2-0. Suivront plusieurs occasions de mettre le troisième mais le Barça veut jouer avec sa victime. Santos essaie timidement de répliquer par Borges, mais sa frappe écrasée ne fait peur à personne, surtout pas à Victor Valdes qui la capte tranquillement. Muricy Ramalho, lui désespère et fait sortir Danilo, qui s'est fait secouer comme un cocotier par Dani Alves. Contre ce Barça, les Brésiliens sont rincés au bout d'une demi-heure. Les Catalans sont injouables, ils enchaînent les séquences de passes courtes , jouent au toro contre 10 enfants. Le 3ème but de Fabregas après un bel arret du goal,juste avant la mi-temps vient sceller le sort d'une équipe de Santos bien trop faible. Les Brésiliens dansent au rythme du Barça, un bon baile funk comme les aiment Neymar et Ganso. Le match serait déjà terminé qu'ils en seraient presque soulagés.
Neymar demande le maillot de Puyol
La deuxième mi-temps est presque anecdotique, Santos tente de réagir doucement mais face à la tranquille assurance barcelonaise il n'est rien à faire ce soir. Les Auriverdes résignés le savent. Messi et Xavi sont stratosphériques, et surtout les Culés sont insatiables. Ils continuent d'intercepter d'attaquer comme des morts de faim dès qu'ils perdent la balle. Autant dire une fois tous les 36 du mois. Le public japonais silencieux, assiste au ballet admiratif, se contentant de faire la claque quand Messi sort une talonnade. Yokohama se tait devant l'opéra barcelonais. La fin du match est anecdotique, Ganso montre enfin un peu sa qualité technique, mais en vain. Le Barça a encore quelques occasions. Dani Alves touche le poteau, il aurait mérité de marquer mais tant pis, ça sera pour la prochaine fois. Messi encore servi par Alves, clôture le score après avoir fait la nique à Rafa. Santos a le temps de mûrir, ce n'est ni la première, ni la dernière équipe à manger la pelouse face au Barça, mais ce soir ils n'ont pas existé, face à des catalans superlatifs. Le Barça peut aller chercher un nouveau trophée tranquillement. Neymar, lui va demander le maillot de Puyol comme l'adolescent qu'il est encore. Allez, à la douche gamin.
Un toro contre dix enfants
Neymar demande le maillot de Puyol
La deuxième mi-temps est presque anecdotique, Santos tente de réagir doucement mais face à la tranquille assurance barcelonaise il n'est rien à faire ce soir. Les Auriverdes résignés le savent. Messi et Xavi sont stratosphériques, et surtout les Culés sont insatiables. Ils continuent d'intercepter d'attaquer comme des morts de faim dès qu'ils perdent la balle. Autant dire une fois tous les 36 du mois. Le public japonais silencieux, assiste au ballet admiratif, se contentant de faire la claque quand Messi sort une talonnade. Yokohama se tait devant l'opéra barcelonais. La fin du match est anecdotique, Ganso montre enfin un peu sa qualité technique, mais en vain. Le Barça a encore quelques occasions. Dani Alves touche le poteau, il aurait mérité de marquer mais tant pis, ça sera pour la prochaine fois. Messi encore servi par Alves, clôture le score après avoir fait la nique à Rafa. Santos a le temps de mûrir, ce n'est ni la première, ni la dernière équipe à manger la pelouse face au Barça, mais ce soir ils n'ont pas existé, face à des catalans superlatifs. Le Barça peut aller chercher un nouveau trophée tranquillement. Neymar, lui va demander le maillot de Puyol comme l'adolescent qu'il est encore. Allez, à la douche gamin.
Par Arthur Jeanne





Maintenant personne ne sait ce qu'il se serait passé après ces hypothétiques buts mais il est exagéré de parler de démonstration, on avait un gros naze de Ronaldo à l'avant ce jour la, qui nous fait une affaire personnelle à chaque clasico (alors que Messi s'en b.ranle royal)
Je veux pas remettre ça sur la table mais la démonstration c'était en novembre 2010, pas le week end passé ! Sur ce bonne soirée camarades !
Un régal!
Quelle maîtrise collective de la part du Barça! Et quel talent individuel! Seul Alcantara m'a paru peu inspiré. Iniesta ne s'est pas trop foulé non plus.
Messi stratosphérique. Xavi, Cesc, Puyol, Valdès idem.
Je comprends ceux qui n'aiment pas. En fait, ils ont peur. Peur que tout soit joué d'avance face à une telle équipe.
Faut pas t'emporter dans des envolées grammaticales et politico-idéologiques...
Ce qui est vraiment marrant dans ce site c'est que l'humour et le second degré si présents dans les articles et le magazine, ne le sont pas (plus) du tout au niveau des commentaires. On se met sur la gueule directement.