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Barcelone creuse l'écart, Séville en embuscade

Cet après-midi dominical, la Liga a offert un festival de buts avec dix-huit réalisations en quatre rencontres. Au final, le Barça continue sur sa lancée et distance l'Atlético Madrid, Séville reste au contact du leader catalan pendant que la Real Sociedad s'effondre. Ah oui, et Kakuta a encore marqué.

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Avant le match de ce soir, les données étaient simples pour le FC Barcelone : surfer sur la vague de quatre succès consécutifs pour asseoir sa domination en championnat. Pour ce faire, Luis Enrique aligne son onze titulaire avec Messi, Pedro et Neymar en trident offensif. C'est clair, l'ancien coach du Celta Vigo ne veut laisser aucune chance à Levante, pourtant lanterne rouge. Bien lui en prend puisque les intentions des Valenciens sont clairement offensives, à l'image des tentatives de Pape Diop (7e) ou José Luis Morales (10e). Mis à mal en début de rencontre, Jérémy Mathieu est sauvé par un sauvetage d'Ivan Rakitić sur le centre à ras de terre de Morales. Menacé, le Barça réagit dans la foulée et Neymar manque son premier face-à-face. Mais l'attaquant est indéniablement en jambes : sur une passe délicieuse de Messi, le Brésilien efface le portier avant de conclure de sang-froid (34e). Une fois devant, les choses deviennent plus faciles pour les Blaugrana. Idéalement servi par Iniesta, Messi est crocheté irrégulièrement par Loukas Vyntra. La sanction est lourde : penalty et carton rouge. Le stade se dit alors que l'affaire est pliée en voyant Messi s'élancer, mais là, stupeur : l'Argentin envoie une mine en tribunes. Si la frappe de La Pulga a de quoi surprendre, celle de Rakitić ne fait rire personne. Sur un ballon dégagé, le nouveau métronome du Barça enfonce Jesús Fernández d'une frappe limpide et inscrit son premier but sous ses nouvelles couleurs (44e). Du grand art. Plus tranquille dans le second acte, le Barça voit l'annonce d'une mauvaise nouvelle : la blessure de Neymar. Le reste, c'est une promenade de santé : Sandro corse l'addition sur une passe de Messi (57e), Pedro profite du débordement de Jordi Alba pour donner plus d'ampleur au score (63e), avant que Messi ne punisse Jesus Rodríguez pour sa mauvaise relance (77e). Un score fleuve en guise de réponse au Real Madrid, bourreau du Depor hier (2-8). Même après quatre petites journées, la course au titre est déjà lancée. Celle de la plus grosse attaque aussi.

M'Bia fait le show


Plus tôt dans la soirée, le derby andalou entre Cordoue et le FC Séville n'a pas franchement laissé place au suspense, la faute à un départ canon du vainqueur de la dernière Ligue Europa. Auteurs d'un gros pressing, les Sévillans passent devant grâce à leur ancien chauffeur de bus, Carlos Bacca. Le troisième but en Liga pour Peluca, d'ailleurs tout proche du doublé dans la foulée. Sur son banc, Unai Emery fait les cent pas aussi bien que les grimaces. Le technicien espagnol le sait : il faut mettre un deuxième but pour assurer définitivement un succès. Bras dessus, bras dessous avec Stéphane M'Bia avant son entrée en jeu, Emery espère voir son Lion faire la loi au milieu. Un coaching parfait : sur un coup franc de Denis Suárez, l'ancien Marseillais touche son premier ballon de son crâne tout lisse et catapulte le ballon pour faire le break (72e). Peut-être trop sûr de sa force, Séville finit par encaisser un but dix minutes plus tard par Borja Garcia, mais la victoire choisit définitivement son camp après un penalty inscrit par Bacca, qui brandit une nouvelle fois ses doigts vers le ciel d'Andalousie (86e). Troisième au classement en démarrant la journée, les Palanganas réalisent leur meilleur début de saison depuis vingt ans. Autre constat chez le promu cordouan : aucune victoire en quatre journées. La saison s'annonce longue…

La Real chute, Kakuta remet ça


Dans son antre d'Anoeta, la Real Sociedad a déjà accroché à son mur de trophées 2014-2015 le scalp du Real Madrid. Dès lors, lorsque Almería se présente sur le pré, on ne donne pas cher de la peau des ouailles de Francisco Rodríguez. Les premières minutes confirment bien l'impression que le dix-septième de Liga s'apprête à souffrir. Une première occase d'Imanol Agirretxe, bien servi par Sergio Canales, frôle le poteau andalou. La Real contrôle le ballon et tient sa proie en joue. Oui mais voilà, en face, Ruben est en place : trois parades successives sur Agirretxe, Xabi Prieto et Carlo Vela agaçent les attaquants basques. Entre-temps, Almería profite du contre-son-camp comique de De La Bella pour prendre l'avantage à la demi-heure de jeu. Saint-Sébastien s'embrouille et la Real s'énerve : seul face à Ruben, Vela frappe comme un bourrin, mais loupe le cadre. Pas très malin. Surtout qu'en face, Almería continue son scénario parfait dès la reprise : corner de Verza, tête piquée de Mauro Dos Santos, ça fait 2-0. Même si Carlos Vela réduit l'écart en fin de match, le mal est déjà fait. La prochaine fois, il faudra partir à point…

Un démarrage idéal, c'est justement ce dont avait besoin le Rayo Vallecano. Après avoir perdu la semaine dernière contre Elche à domicile, le club de Vallecas devait ramener des points de son déplacement à Villarreal. Déjà bien à son aise, Gaël Kakuta a fait plaisir à son nouvel acquéreur en inscrivant un deuxième pion en deux matchs, de la tête cette fois. L'éternel espoir français semble avoir enfin trouvé un club pour s'épanouir, à 23 ans. Une première torpille bleue dans le sous-marin jaune donc, puis une seconde signée Alberto Bueno juste avant la demi-heure de jeu. La fin du suspense ? Sûrement pas. En huit minutes, le Madrigal voit ses protégés se réveiller : tout d'abord, sur un mouvement collectif conclu par Espinosa, puis avec un raté incroyable d'Ikechukwu Uche devant une cage vide. Plutôt ballot quand on a un prénom qui signifie « pouvoir de Dieu » . Au retour des vestiaires, le Nigérian est tout aussi inspiré en butant par deux fois sur Cristin Álvarez. La pression locale est trop forte, et Mateo Musacchio, d'une tête puissante, permet aux siens de refaire surface. L'ancien de River ponctue la domination de son équipe, qui pousse, pousse, pousse pour gagner devant un Rayo étouffé. Et la sanction tombe : le duo Cheryshev-Vietto réalise deux buts jumeaux pour terminer le travail. En Espagne, on appelle ça une remontada.

Résultats et classement de Liga

Par Antoine Donnarieix
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The Captain Puyol 5 Niveau : Loisir
Arbitrage mademoiselle in ligue 1. Je trouve débile de mettre un rouge sur un penalty, ça enleve la saveur de la victoire. Deplus, c'est l'occasion des anti barca de encore parler de l'arbitrage.
The Captain Puyol 5 Niveau : Loisir
Made * correcteur de Merde
Bon bon, je sais que les noms basques sont compliqués et que les sudam se ressemblent, mais c'est Agirretxe sans u et c'est Chory Castro et non Carlos Vela qui a réduit le score.

Après c'est sur que ça commence à faire beaucoup de buts encaissés là pour la Real. Jusqu'à quand Arrasate va s'entêter à mettre Elustondo...
Message posté par The Captain Puyol 5
Arbitrage mademoiselle in ligue 1. Je trouve débile de mettre un rouge sur un penalty, ça enleve la saveur de la victoire. Deplus, c'est l'occasion des anti barca de encore parler de l'arbitrage.


C'est débile mais en même temps c'est la règle, c'est le "dernier défenseur" qui fait faute pour le coup.
Mais cette règle est un peu bête il faut le dire.

Sinon pour en revenir au match, j'ai pas été pleinement satisfait à titre personnel.
Trop mono rythmique. Encore si c'était un rythme emballant ça irait, là ça joue à 2 à l'heure, avec toujours beaucoup trop de tentatives de combinaisons superflus quand un jeu simple s'impose, et trop souvent dans l'axe.
Cette équipe manque de véritables ailiers, hormis Pedro. Je pense que le prêt de Deulofeu est regrettable en ce sens.
Neymar, Sandro, Munir n'ont pas ce profil de bouffeur de ligne. Ce qui laisse toujours trop de place (un peu paradoxal je sais) aux latéraux qui jouent donc vraiment haut et rendent le jeu encore plus stéréotypé. On sait à chaque fois quand Alves va avoir la balle, presque idem pour Alba. Alors qu'avec leur qualité de centre, ça devrait être des courses dans le dos pour pouvoir davantage centrer en retrait, ce qui s'impose davantage étant donné le manque de gabarit devant pour le jeu de tête.

Puis franchement parfois je me demande s'ils sont pas un peu cons. Désormais ils marquent très peu de buts quand ils font tourner la balle dans les 30 derniers mètres. Souvent ça part de plus loin, une récupération rapide, des passes dans la profondeur, forcément y'a plus d'espace, et ça fait mouche. Mais ils s'entêtent à vouloir rentrer dans la surface avec leurs redoublements de passes, ça devient lourd à la longue.

Je pense que face à de grosses cylindrées ça devrait quand même changer un peu. Ils seront face à des équipes qui pourront rivaliser un peu en terme de possession et de création de jeu, donc avec sûrement plus d'espaces entre les lignes. Mais faudra régler ce problème de jeu trop centré dans l'axe.
Note : 1
@footixler : il n'y a pas de règle du dernier défenseur : http://www.cahiersdufootball.net/articl … egles-4766

Message posté par footixIer



Puis franchement parfois je me demande s'ils sont pas un peu cons. Désormais ils marquent très peu de buts quand ils font tourner la balle dans les 30 derniers mètres. Souvent ça part de plus loin, une récupération rapide, des passes dans la profondeur, forcément y'a plus d'espace, et ça fait mouche. Mais ils s'entêtent à vouloir rentrer dans la surface avec leurs redoublements de passes, ça devient lourd à la longue.



S'ils s'entêtent à vouloir rentrer dans la surface c'est qu'ils n'ont pas tellement le choix, la faute à des adversaires qui jouent de plus en plus bas et dont les lignes sont de plus en plus resserrées. C'est difficile voire impossible de trouver la verticalité dont tu parles quand tu as 10 mecs regroupés dans leurs 30 mètres. Pour ça que Messi décroche beaucoup, le fait de se positionner en meneur de jeu et non plus à la pointe de l'attaque fait remonter le bloc adverse sur lui et laisse des espaces dans le dos : typiquement ce qu'il se passe sur le premier but où la défense de Levante remonte et laisse un boulevard à Neymar à qui Messi n'a plus qu'à balancer un caviar par-dessus la défense centrale.

Je pense que Luis Enrique a compris ça et qu'il va utiliser au maximum la capacité de Messi à casser les lignes sur une passe (déjà 6 assists pour lui depuis le début de la saison). Conjuguée à la qualité d'appels de Neymar, Pedro et bientôt Suarez, ça peut faire mal. Après faut voir contre des équipes meilleures tactiquement, qui sauront museler Messi et couper cette relation. Mais là où je te rejoins, c'est que les grosses cylindrées auront plus de possession et laisseront donc plus d'espaces, ce qui pourrait alors profiter à des Iniesta ou Rakitic pour jouer ce rôle de quaterback. Quoi qu'il en soit, pour moi ce n'est pas un problème de jeu trop axial, c'est simplement un problème de profondeur. Or tu ne peux pas reprocher à une équipe comme Levante de jouer bas, donc c'est au Barça de s'adapter à ça et de trouver la solution pour partir de plus loin comme tu dis.
quarterback*

Ça m'apprendra à faire le mec qui mélange les sports.
Heiseinberg Niveau : CFA
Ce barça avec Messi en passeur exceptionnel et la verticalité de Neymar et Suarez sera unjouable ! Visca el Barça !
Quelle équipe mon Séville Fc ... On sera une surprise cette année faudra compter sur nous ...
Si ce barça ressemble plus à celui de 2006 ou bien 2009 (c'est à dire plus vertical) plutôt que celui des 3-4 dernières saisons alors ça sera fun.

En tout cas je trouve que ce sont les plus beaux maillots qu'ils aient eu ces dernières années.
Voilà c'est tout ce que je peux apporter comme analyse.
Message posté par Bernard Fa


Quoi qu'il en soit, pour moi ce n'est pas un problème de jeu trop axial, c'est simplement un problème de profondeur. Or tu ne peux pas reprocher à une équipe comme Levante de jouer bas, donc c'est au Barça de s'adapter à ça et de trouver la solution pour partir de plus loin comme tu dis.



Ben au final on dit quasiment la même chose non?
Moi je leur reproche de ne pas faire évoluer leur jeu quand les équipes jouent à 10 derrière. Ils pourraient faire descendre leur bloc pressing de 2 camps, qui à laisser un peu plus la balle à l'adversaire, et ensuite enclencher des attaques rapides avec les espaces créés. Et c'est ce qui leur permettra de partir de plus loin.

Et pour en revenir au jeu axial, je continue à penser que ça passe trop par là. Quand le jeu est écarté sur les latéraux qui jouent ailiers, y'a très peu d'actions de buts qui en découlent, car les centres en hauteur sont quasiment inutiles, donc il faudrait des centres à ras de terre. Ce qui suppose des débordements des latéraux ou des ailiers, sauf que comme je l'ai dit hier, des ailiers y'en a plus vraiment, donc pour les combinaisons sur le côté avec les latéraux ça réduit les possibilités.
Et c'est dommage parce que ça permettrait aussi d'étirer les lignes efficacement, et pas comme c'est le cas maintenant, où vu la vitesse de circulation de balle, les joueurs en face n'ont qu'à faire quelques pas chassés pour bloquer les espaces.
2 crans pardon.
Bien sûr dans l'ensemble je suis d'accord avec toi, ce que je veux dire c'est que c'est pas si simple de faire sortir ce genre d'équipes. "Laisser la balle à l'adversaire" comme tu dis, ce n'est pas toujours suffisant dans la mesure où ces équipes n'attaquent jamais en nombre et gardent toujours une sécurité derrière. D'ailleurs même l'Atlético ne s'expose pas à fond quand ils attaquent, certes les latéraux participent beaucoup au jeu offensif mais tu vois toujours un Gabi, un Tiago ou un Koke (parfois les trois) qui restent en retrait en cas de contre-attaque. Et ça toutes les équipes de Liga l'ont compris face au Barça. C'est pour ça que je dis que c'est au Barça de forcer le truc (en faisant décrocher Messi par exemple) et pas d'attendre que l'adversaire sorte. Car à part le Real, Bilbao et dans une moindre mesure le FC Séville, trois équipes qui n'ont pas peur de se projeter, l'adversaire ne sortira pas de lui-même.

Quant au rôle des latéraux, c'est clair que Jordi Alba et Dani Alves n'ont que trop peu d'influence quand on connaît leurs qualités (bien que Jordi Alba a du feu dans les jambes depuis le début de saison). Mais le Barça c'est pas le Real, ils utilisent rarement leurs ailes pour étirer le bloc défensif adverse. Quasiment toutes les courses des latéraux du Barça sont des courses vers l'intérieur, et ce même sous Guardiola. Et pourtant ça marchait très bien, c'est pour ça que je pense pas que le problème vienne d'un jeu trop axial. Mais je peux me tromper, peut-être qu'on verra dans les prochaines semaines des centres à la pelle à destination de Suarez.
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