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Barcelone champion, ou presque

Le Real s'écroule à Pampelune et laisse le Barça, vainqueur d'Hercules, s'envoler tranquillement vers le titre. La 21e journée de Liga signe peut-être l'épilogue de la course au titre. Résumé et analyse.

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Deportivo la Corogne 3 - FC Séville 3

Mené logiquement par des Galiciens inspirés, Séville est revenu des vestiaires avec un mental de guerrier. Avec un homme en moins, les Andalous sont tout de même parvenus à renverser la vapeur. Avec un but d'Escudé en prime. Électriques, les Sévillans pensaient tenir leur victoire épique de la saison, mais une erreur de l'arbitre en a voulu autrement puisque Laure, en position de hors jeu, est venu tout saccager à la 88e minute. Séville peut avoir les boules. Le Depor, lui, a évité la casse en enrayant une série de six défaites consécutives en championnat.


L'homme du match : Lassad. Remis de ses problèmes physiques, le Franco-Tunisien a dynamisé l'attaque de son équipe à lui tout seul. Joli retour, joli doublé.




Malaga 1 – Real Saragosse 2

Broyé par la grinta des Aragonais, Malaga a énormément souffert en milieu de terrain à l'image d'un Maresca complètement largué par les évènements. Ce sont pourtant les nouveaux riches de la Liga, qui ouvrent la marque par l'intermédiaire du Portugais Duda. Saragosse, loin de plonger dans la déprime, a su revenir à la marque peu avant la mi-temps avant que Sinama Pongolle ne crucifie les Andalous dans les arrêts de jeu. Malaga, malgré ses 25 millions d'euros investis au mercato, est relégable.


L'homme du match : Sinama Pongolle. Le Français ne marque des buts que lorsqu'il entre en cours de jeu. Un rôle de pompier de service qui lui permet souvent d'enfiler la panoplie de héros.

Real Sociedad 2 – UD Almeria 0

Almeria est sans doute l'équipe la plus malchanceuse de la Liga. Après avoir dominé clairement la première mi-temps, les Andalous se sont fait avoir par la malice de Tamudo mais surtout par le déluge qui s'est abattu sur Anoeta au début de la deuxième mi-temps. Plus physiques et plus réalistes, les Txurri-Urdin ont su mieux s'adapter à la piscine. Du coup, ce sont les Rojiblancos qui ont coulé.


L'homme du match : Tamudo. Il a un physique de garçon de café et une tête à travailler chez Leroy Merlin le dimanche. Auteur d'une passe décisive et d'un but, Tamudo a surtout le même flair de buteur qu'un certain ancien numéro 7 madrilène.

Real Majorque 0 – Sporting Gijon 4

D'habitude intraitables sur leur terrain, les Mallorquins se sont fait littéralement exploser par un Sporting Gijon hermétique en défense et supersonique en contre. C'est la troisième victoire consécutive en championnat des Asturiens. Une performance qui sent bon le maintien.


L'homme du match : Nacho Novo. Après neuf saisons passés à se frotter aux défenseurs écossais, l'ancien chouchou d'Ibrox Park a enfin marqué son premier but depuis son retour en Espagne cet été. C'est pas trop tôt.

Levante 2 – Getafe 0

C'est le match dégueu de cette 21e journée de Liga. La lanterne rouge, Levante, crée la surprise en s'imposant face à un Getafe de plus en plus décevant. Les banlieusards madrilènes qui n'ont pas encore gagné en 2011 et feraient mieux de se remobiliser pour éviter de mauvaises surprises.


L'homme du match : Caicedo. Prêté par Manchester City à Levante, l'Equatorien Caicedo réalise une très belle saison. Auteur d'une passe dé et d'un golazo magnifique, le baobab sud-américain est LA référence offensive de la formation. La seule d'ailleurs.



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Fc Barcelone 3 – Hercules Alicante 0

Le Barça s'est imposé 3-0. Comme d'habitude. Mais pour une fois les hommes de Guardiola ont dû s'employer à fond pour venir à bout d'une valeureuse équipe d'Hercules. Gêné par la défense bien regroupée des joueurs d'Alicante, le Barça a longtemps peiné à trouver la verticalité. La première grosse occasion du match est d'ailleurs à mettre au crédit de Trezeguet. Seul devant le but, le Français aurait pu mettre plus de pression aux Culés s'il avait bien appuyé sa frappe. Au lieu de cela, c'est encore une fois le petit Pedro qui est venu apaiser la machine blaugrana grâce à son but. Mine de rien, c'est le dix-neuvième but de la saison (toutes compétions confondues) du joueur des Canaries. La deuxième mi-temps a été un monologue barcelonais avec l'habituel doublé de Messi en fin de match pour embellir le tableau d'affichage. Avec cette quinzième victoire consécutive, le Barça égale le record historique détenu par le Real Madrid 60/61 d'un certain Di Stefano.


L'homme du match : Abidal. Il a longtemps été raillé à cause de ses pieds carrés. N'empêche que l'ex-Lyonnais est dans une forme resplendissante. La preuve, le quotidien Sport lui a même mis un 9/10 pour sa prestation dans l'axe. Oui, dans l'axe.


Athletico Madrid 0 – Athletic Bilbao 2

L'Atletico a fait ce qu'il sait faire de mieux : n'importe quoi. Comme au bon vieux temps, les Colchoneros ont montré un manque d'envie alarmant et une organisation tactique anarchique. Comme au bon vieux temps également, les Colchoneros se sont fait plumer par l'arbitre qui n'a rien trouvé de mieux que de signaler un pénalty inexistant de Perea sur Llorente. L'expulsion du défenseur colombien à la 40e minute a été bien réelle en revanche. Bilbao, qui est dans une forme splendide, n'en demandait pas tant. Les Basques sont sixième du classement et peuvent encore viser plus haut. Pour l'Atletico en revanche, il n'y a plus grand-chose à espérer de cette saison pourrie. Comme au bon vieux temps en somme.


L'homme du match : Toquero. Il court, il fait le pressing, il mouille le maillot, il tire souvent à coté... Toquero a le profil type d'un attaquant de Ligue 1... Sauf que parfois, il lui arrive de s'offrir des doublés au Calderon.




Osasuna 1 – Real Madrid 0

Il est toujours difficile de s'imposer au Reyno de Navarre. Le Real Madrid a pu s'en rendre compte. Bousculés par les Navarrais, par un public survolté et par les ramasseurs de ballon (qui ont passé leur temps à jeter des ballons sur la pelouse à chaque cation chaude des Madrilènes), les Merengues ont encore une fois offert une vision très light de leur talent. Les propos de Mourinho, qui a déclaré avant le match qu'il pourrait retourner plus vite que prévu en Angleterre, traduisent un malaise qui s'exprime sur le terrain. Les rumeurs émanant des coulisses ont également intoxiqué Ronaldo puisque le joueur portugais a encore réalisé une prestation très discrète et surtout très individualiste. Benzema, titulaire malgré l'arrivée d'Adebayor, a passé son match hors-jeu. Comme d'habitude. Osasuna s'est contenté de jouer intelligemment avec les nerfs de son adversaire. Bien organisé, solidaire et pas avare d'efforts, le petit poucet Rojillo a administré une leçon d'humilité aux Madrilènes. Et aussi quelques vilains coups. En faisant entrer Adebayor, Alonso et Kaka en même temps, Mourinho n'a pas seulement voulu sauver un résultat mais toute une Liga. C'est raté. Avec sept points de retard sur le Barça, les Merengues vont avoir du mal à revenir. Le Mou, toujours visionnaire, en avait sans doute conscience. Ses désirs d'Angleterre pourrait être exaucés plus rapidement qu'on ne le croit.


L'homme du match : Aranda. Ni Adebayor, ni Benzema. Le meilleur attaquant du match a été formé au Real Madrid par Del Bosque. C'est lui qui délivre la passe décisive sur le but de Camunas.

Espanyol Barcelone 0 – Villarreal 1

Duel séduisant entre les deux révélations de la saison. Malgré le départ de deux de ses jeunes défenseurs titulaires vers le Calcio (Victor à Naples et Didac au Milan AC), l'Espanyol a tenu la dragée haute à l'armada offensive du Sous-Marin Jaune. Seulement voilà, Cazorla a délivré une troisième passe décisive en deux semaines pour un Rossi de plus en plus au top du hip-hop. Villarreal confirme sa troisième place. L'Espanyol, malgré la défaite, confirme aussi tout le bien qu'on pensait de lui.


L'homme du match : Cazorla. Enfin débarrassé de ses pépins physiques, Cazorla confirme qu'il est bel et bien le maitre à jouer du Sous-Marin Jaune. Sans lui, Rossi serait sans doute orphelin.

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