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Barcelone champion d'Europe!

Pour la quatrième fois de son histoire, le FC Barcelone remporte la Ligue des Champions. Les Blaugrana se sont imposés 3-1 face à Manchester United. Une finale illuminée par le talent des génies catalans, presque trop beaux pour être vrais.

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Trop forts. Ils sont trop forts. Pour la deuxième fois en trois ans, le FC Barcelone est sur le toit de l'Europe. Au terme d'une superbe finale, de loin la plus intense et la plus disputée des dernières années, le Champion d'Espagne abat le Champion d'Angleterre. Victoire par K.O. Victoire par talent. Le Barça glane sa quatrième Ligue des Champions, après celles de 1992, 2006 et 2009. Oui, cette équipe est sans nul doute la plus forte de la décennie. La plus forte de l'histoire ? Peut-être. L'histoire le dira. Celle qui s'est écrite ce soir est déjà magnifique. Car le Manchester United cru 2011 est un sacré client. Solide, bien appliqué tactiquement, affûté dans la zone de vérité. Des qualités qui auraient pu permettre de venir à bout du grand Barça. Mais lorsqu'il s'agit d'une finale, il n'y a pas de place pour le conditionnel. Le Barcelone joue à l'indicatif. Une passe, deux passes. Une frappe, un but. Les trois réalisations, signées Pedro, Messi et Villa, sont nées d'actions presque similaires. Des mouvments courts, et des éclairs de génie. L'équipe dessinée par Guardiola joue juste, à tel point que celle d'en face en devient presqu'anonyme. Pourtant, Manchester est grand, mais le FC Barcelone dépasse tout le monde d'une tête. Les Red Devils auront tenu une mi-temps. Dix premières minutes de haute-voltige, puis les Mancuniens se sont résolus à laisser le jeu à leurs adversaires. Et lorsque le Barça joue, le Barça gagne. Leur triomphe ne fait pas un pli. Pas de Van Persie qui maudit l'arbitre. Pas de Lucescu qui peste après le mauvais sort. Pas de Mourinho qui crie au scandale. Le FC Barcelone est champion. Juste champion.

Abidal plutôt que Puyol

Premières surprises dès l'annonce des formations. Carles Puyol, le capitaine emblématique des Blaugrana, est sur le banc. Pep lui préfère Eric Abidal : peut-être une façon de lui offrir un cadeau postopératoire. En face, Berbatov, meilleur buteur du championnat anglais, n'est même pas sur le banc. Le message de Sir Alex est clair : dans sa hiérarchie, Rooney et Javier Hernandez sont devant. Et le Mexicain lui donne immédiatement raison. La première incursion du match est à mettre à l'actif des Red Devils, avec une frappe contrée du petit pois. Manchester est plus agressif dans les premières minutes, ce qui empêche le Barça de faire tourner. Les Catalans acculés, on n'avait rarement (jamais ?) vu ça cette saison. Piqué est étonnement fébrile, et risque même de tromper son propre gardien sur une balle en profondeur de Giggs. Il faut attendre la fin des dix premières minutes pour que Barcelone sorte enfin de son trou. Il s'en faut d'un rien pour que Pedro, seul aux cinq mètres, n'ouvre la marque dès la première tentative. Van der Sar, immobile, remercie l'apôtre de Wembley de lui conférer la grâce pour son dernier match. L'avertissement tétanise quelque peu les Mancuniens, qui passent d'agressifs à assaillis. Villa allume une nouvelle mèche. Ca frôle le montant. Puis une seconde. Van der Sar se couche et capte. Ca y est. Le Barca est bien dans sa finale. Sir Alex gueule. Heureusement pour lui, Vidic et Ferdinand tiennent pour le moment la baraque, face à un Messi qui meurt d'envie de se payer un slalom façon Bernabeu. Mais le Mes est généreux. A la 27ème minute, il laisse la lumière à Xavi. Ce coéquipier un brin génial qui n'a pas eu le Ballon d'Or, alors qu'il l'aurait peut-être mérité. À la 27ème minute, le capitaine intérimaire distille une merveilleuse passe de l'extérieur du pied pour Pedro : le petit moustachu profite d'une erreur de marquage d'Evra pour battre Van der Sar d'une frappe placée. 1-0. Pep exulte. Manchester est déboussolé et les fantômes de 2009 refont surface. Hier, Eto'o. Aujourd'hui, Pedro'o. Bis repetita ? Non. Car l'histoire se répète rarement. Alors qu'à Rome, les Blaugrana avaient maîtrisé la rencontre jusqu'au deuxième but de Messi, cette fois-ci, Man U réagit. Et la réaction est immédiate. Ryan Giggs, monsieur 5.853 matches (au moins) avec le maillot rouge, sert Rooney à l'entrée de la surface. La frappe brossée du numéro 10 est limpide, placée, parfaite. Valdès s'incline. 1-1. Wembley reprend l'accent anglais. Pas suffisant néanmoins pour calmer les ardeurs catalanes. Messi a des fourmis dans les crampons, et profite des derniers instants de la première mi-temps pour régaler la plèbe. L'Argentin part du milieu de terrain, sert Villa, qui lui remet : à quelques centimètres près, le cuir finissait au fond des filets. Pas d'arrêts de jeu. 1-1 à la pause. Logique.

53 buts pour Messi

Le second acte débute comme le premier s'était terminé : avec Barcelone à l'attaque. Messi n'a pas calmé ses ardeurs dans les vestiaires et tente systématiquement de prendre le pouvoir dans l'axe du terrain. Dès la 6ème minute, une combinaison Xavi-Messi-Iniesta libère Dani Alvès dans la surface. Van der Sar, l'espace d'un instant, se souvient qu'il aimerait bien devenir le premier portier à remporter deux Ligues des Champions à 15 ans d'intervalle et repousse des deux pieds. Un miracle, oui. Deux, non. Trois minutes plus tard, Léo Messi profite de l'attentisme d'un Evra décidemment à la rue et fusille le gardien hollandais d'une frappe sèche, mais pas irrésistible non plus. 2-1. Et de 53 cette saison. Explosion. Libération. Messi est haut. Très haut. Aussi haut que lors de son élévation magique, lors d'une estivale soirée romaine. Le nouvel avantage barcelonais électrise la rencontre. Dani Alves et Carrick écopent tous deux d'un carton jaune, qui ont le mérite de calmer tout le monde. Tout le monde, sauf Messi, qui continue d'être virevoltant. Van der Sar repousse une nouvelle tentative de l'Argentin, puis s'exalte sur une frappe lointaine de Xavi. Mais le géant au maillot jaune ne peut rien sur un tir magique de David Villa. Le meilleur buteur du Mondial 2010 enroule son ballon à l'entrée de la surface : R.I.P l'araignée et sa toile. 3-1. Il reste 20 minutes, mais la messe est déjà dite. Le Barça est trop loin. Le Barça danse à Wembley. Manchester tente de revenir dans le match. Rooney se damne pour haranguer les siens, mais Wayne est bien seul dans cet océan rouge et bleu. Le temps file trop vite. Guardiola offre une standing-ovation à Puyol, qui rentre pour les dernières minutes. Apogée. Trois coups de sifflets retentissent dans la nuit londonienne. Saluda el Campéon.





Par Eric Maggiori

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