1. // Supercoupe d'Europe
  2. // FC Barcelone/FC Séville (5-4)

Barcelone, au bout de la folie

Au terme d'une soirée complètement folle, le FC Barcelone remporte la Supercoupe d'Europe aux dépens d'un FC Séville héroïque. S'il y a un vainqueur ce soir, c'est bien le football.

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Barça - FC Séville
(5-4)

L. Messi (8'), L. Messi (16'), Rafinha (44'), L. Suárez (53'), Pedro (114') pour FC Barcelone , E. Banega (3'), J. Reyes (57'), K. Gameiro (72'), Konoplyanka (81') pour FC Séville.


Le football n'est pas une science. Il n'est pas exact. Parfois, il défie même les lois de la logique. Rarement, depuis Istanbul 2005, il l'avait fait à ce point. Ce soir, une équipe – le Barça - s'est faite rejoindre en à peine 25 minutes après avoir outrageusement dominé la partie et jouit d'une avance confortable de trois buts. À l'image de son maître à jouer, Barcelone a plané avant de retomber sur Terre.

Banega 1 – 2 Messi


Avec Lionel, c'est toujours pareil. Il quitte le bled sous le feu des critiques après un titre manqué de peu avec l'Albiceleste et rentre chez lui pour se refaire une santé. Affûté et inspiré, l'Argentin n'aura pas douté longtemps. Le FC Séville espérait sans doute tomber sur un Messi crevé ; à la place, les hommes d'Unai Emery ont eu droit à la totale en première période. Contrôles, déviations, changements d'appuis, passes et même contres favorables, tout réussit au bientôt quintuple Ballon d'or lors du premier acte. Même les coups francs. C'est d'ailleurs autour de cet exercice que se dessine le profil de cette Supercoupe européenne. Après seulement deux minutes de jeu, Séville envoie le FC Barcelone dans les cordes en imposant un gros pressing et son habituel jeu de percussion. Reyes prend l'espace sur le côté gauche et Mascherano est contraint de sécher l'Espagnol à 22 mètres des buts de Ter Stegen. Éver Banega pose le cuir et se charge de mystifier le portier allemand qui bouge à peine. Le ballon retombe immédiatement après avoir franchi le mur pour mourir dans le petit filet du but catalan. Imparable, tout comme la réponse « copier-coller » de Messi cinq minutes plus tard. À une distance similaire, l'attaquant catapulte la balle dans la lucarne du valeureux Beto dont l'envolée est aussi vaine que spectaculaire. Comme c'était la soirée des coups francs et comme Lionel s'en veut un peu d'avoir plagié son pote Banega, le numéro 10 catalan décide de s'offrir un doublé avec l'aide du poteau sur une frappe Juninhesque. Beto mord à nouveau la poussière mais permet dans un second temps à son navire de ne pas couler en arrêtant des tentatives de Dani Alves et Suárez. Le Portugais ne fait que repousser une sentence qui surviendra des pieds de Rafinha peu avant la mi-temps. 3-1 et gros coup de massue pour les Sévillans.

Résurrection andalouse


Autoritaire, le FC Barcelone a la mainmise sur la partie. Au sortir des vestiaires, Luis Suárez assène un quatrième coup létal au FC Séville, suite à une récupération étonnamment haute de Sérgio Busqets. 4-1, l'affaire est pliée. Du moins c'est ce que le public de la Dinamo Arena pense. Gameiro et ses potes sont en réalité loin d'être morts. Reyes profite d'un moment de relâchement des Catalans pour réduire la marque. Anecdotique, se dit-on, d'autant que Messi n'est pas très loin d'inscrire son troisième pion de la soirée. C'est en réalité tout le contraire qui est en train de se passer. Plus en jambes et motivés par la réduction du score, les Sévillans profitent en plus de l'entrée de Sergi Roberto à la place du capitaine Iniesta pour s'immiscer dans la brèche ouverte par Luis Enrique. Le coaching perdant du technicien espagnol déséquilibre totalement l'entrejeu de son équipe, qui tenait jusque-là grâce au « pont » Busquets-Iniesta. Séville pousse et progresse sur le terrain jusqu'à obtenir un penalty à la 71e. Gameiro ne tremble pas et met un peu plus la pression sur le colosse aux pieds d'argile. Luis Enrique prend peur et le montre. Il ordonne à Bartra de s'échauffer au plus vite et le fait rentrer à la place de Rafinha. Deuxième erreur de la soirée sanctionnée par Konoplyanka, entré à la place de Reyes un quart d'heure plus tôt. Sur le papier, les Blaugrana avaient tout pour gagner tranquillement au bout de 90 minutes. La divine intervention des entraîneurs en a décidé autrement.

La dernière danse de Pedro


Très vite, l'euphorie de l'égalisation sévillane se dissipe et laisse place à la réalité de la prolongation. Ereintés par la fatigue, les organismes sont moins réactifs, les contrôles moins bons, les tactiques moins respectées et le jeu plus lent. Les deux équipes se neutralisent et sont incapables de déstabiliser le bloc adverse jusqu'à la 105e et une tentative infructueuse de l'entrant Mariano. Même la foule est moins enthousiaste. Il faut un gros tacle de Rami sur Messi à la 110e pour réveiller un public, qui, comme beaucoup de joueurs sur le terrain, semblent se résigner à affronter la séance de tirs au but. Ce n'est pas le cas de la Pulga, qui à la 113e, s'arrange pour obtenir un coup franc à l'entrée de la surface de Beto.

Contrairement à la première période, les forces et la lucidité manquent à l'Argentin qui trouve le mur. Par chance, ce dernier lui renvoie le cuir. Le numéro 10 du Barça la reprend en première intention et transperce le mur. Beto, aveuglé par la barrière humaine, détourne héroïquement le ballon sur sa ligne. Malheureusement pour le Portugais, Pedro, en partance pour Manchester United, a décidé de quitter son club formateur par la grande porte. Malgré deux occasions nettes de Coke et Rami en toute fin de match, le cinquième but blaugrana est le bon. Le Barça s'impose sur un score de séance de tirs au but. Tout ça pour ça.

Par William Pereira
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On voulais les penalties !
Note : 4
Pedrito de mi vidaaaaaaa

Señor Gifle Niveau : CFA
Note : 5
la défense de Barcelone c'est pas la sereinité absolue... cette fin de match était folle, Séville ça joue tellement un beau football.

Je suis bien content pour Pedro, c'est un beau de départ qu'il reçoit et qu'il fait, bien joué Luis Enrique, coaching gagnant.
Pedro, merci, au revoir.
Note : 3
Superbe match!!!!

Putain depuis quelques années la Supercoupe nous offre des rencontres de folies.
Suarez je l'adore mais faut vraiment qu'il arrête de tout le temps se laisser tomber comme ça, il perd en crédibilité à force auprès des arbitres...

Sinon, ça fait vraiment du bien une finale pareille.
1ière mi-temps le Barça gagne 3-1.
2ième mi-temps Séville gagne 3-1.

Totalement mérité, tant le Barça était monstrueux en première période et horrible en seconde, avec un Séville reprenant confiance au fur et à mesure... Et Séville c'est pas n'importe qui comme client.

Je retiendrais que malgré ce match héroïque des sévillans et ces dernières 75 minutes immonde du Barça, c'est encore ces derniers qui gagnent. J'en aurais presque la rage pour Séville, mais bon ils ont séché le Barça 3-0 en 2006. Manque de peau pour eux fallait que le vainqueur de la Ligue des Champions soient successivement le Real et le Barça.
En fait ils ont juste voulu copié le OM/OL d'il y'a quelques années en y ajoutant un vainqueur :P
Pedro en retrait qui se contente d'applaudir lors de la remise du trophée, putain que c'est triste !!
Note : -6
Et bien cette défense Mathieu-Bartra va régaler Henrique et les supporters azulgranas durant la saison.
Pas de banc, pas de trophées. Attention.
Il serait temps d'alpaguer Marquinhos malgré la sanction du fair-play financier.
Je viens à l'instant d'apprendre que Laporta s'est fait bananer par Bartomeu. Bah bravo morray. The world is yours.
Dès que Séville est en finale, on a un match de fou !
Supporter du FCB jpourrais être déçu d'avoir pris 4 pions mais en fait non. Super match. Le Football <3
Note : 42
Permettez moi de racontez un peu ma vie : Quand je commence à regarder le match, il y'a déjà 2-1, je me dis bon ok un match qui part bien, on m'appelle pour faire quelque chose et quand je reviens le barça a marqué et à 3-1 le génie que je suis se dis que c'est plié alors je stop pour aller manger.

Quand je reviens y'a 4-4 je me dis putain ce que j'ai raté ! Je me décide à suivre a fin du match mais mon lien streaming plante pile au moment du 5ème but du barça.

Bilan de la soirée, 9 buts et j'en ai vu aucun, on appelle ça le talent !
Un match à 500 mille euros. C'est cadeau pour Leo.
pierre ménès 2.0 Niveau : Ligue 1
Note : 10
Bon ben ça m'apprendra un peu à fermer ma gueule, dire que je fanfaronnais à la mi-temps genre on va leur coller une trempe et au final on gagne au poil de cul avec de la réussite en fin de match...
Non mais à 4-4 j'étais vert!!

Content de la victoire, mais je tire mon chapeau à Seville, une vraie leçon d'abnégation qui n'a rien à voir avec ce qu'un certain OL à proposé contre le PSG...
Message posté par Spaggiari
Permettez moi de racontez un peu ma vie : Quand je commence à regarder le match, il y'a déjà 2-1, je me dis bon ok un match qui part bien, on m'appelle pour faire quelque chose et quand je reviens le barça a marqué et à 3-1 le génie que je suis se dis que c'est plié alors je stop pour aller manger.

Quand je reviens y'a 4-4 je me dis putain ce que j'ai raté ! Je me décide à suivre a fin du match mais mon lien streaming plante pile au moment du 5ème but du barça.

Bilan de la soirée, 9 buts et j'en ai vu aucun, on appelle ça le talent !


Hahaha, il m'est arrivé la même chose pour les 3 premiers buts :)
9 buts. Moins bien que le match des olympiques contre les olympiens.
https://www.youtube.com/watch?v=fzZLzVAvT6M
Message posté par Guyana973
Et bien cette défense Mathieu-Bartra va régaler Henrique et les supporters azulgranas durant la saison.
Pas de banc, pas de trophées. Attention.
Il serait temps d'alpaguer Marquinhos malgré la sanction du fair-play financier.
Je viens à l'instant d'apprendre que Laporta s'est fait bananer par Bartomeu. Bah bravo morray. The world is yours.


En principe on aura besoin que l'un des deux et mathieu est loin d'etre degeu .
Mais je t'accorde qu'aujourd'hui cela n'a pas été son meilleur match.
Note : 18
Faut que j'invente la machine à remonter le temps, juste pour aller en 2005 annoncer aux supporters du TFC que le rouquin qui joue au milieu de terrain chez eux sera dix ans plus tard un défenseur central dans l'équipe qui gagnera la Ligue des Champions et la supercoupe d'Europe. J'ai envie de les voir se foutre de ma gueule.
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