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  3. // FC Barcelone/Real Madrid

Barça-Real, titre en jeu

Ce soir au Camp Nou, Barcelone reçoit le Real Madrid avec l’obligation de gagner pour encore rêver du titre. Tout autre résultat consacrerait quasiment l’ennemi juré. Reste à savoir si la bande à Mourinho est capable de cet autre résultat…

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C’est samedi soir et c’est forcément un bon soir pour emmener Madame au restaurant. Mais si c’est le cas, alors c’est aussi un bon soir pour dénicher une adresse qui permet de regarder discrètement, entre le foie gras et les ris de veau, un petit Clasico de derrière les fagots. Evidemment, Barcelone-Real Madrid, on s’en est gavé depuis deux saisons, parfois jusqu’à la nausée (12e opus en un an et demi) et ce n’est pas forcément très recommandé dans un établissement gastronomique. Pourtant, on a comme dans l’idée que dans l’interminable soap ibérique, cet épisode-là sort quelque peu du lot. Car pour la première fois sans doute, depuis le mano a mano entamé à l’été 2010 par José Mourinho, les deux formations abordent leur choc avec un léger doute. Il faut dire que la semaine est passée par là et a laissé des traces. Consacrés par les médias comme les maîtres du monde, les deux ogres espagnols ont pourtant goûté le fumet de la défaite en demi-finale de Champions. Ainsi à Stamford Bridge, le Barça, vaincu par Chelsea (0-1), a (re)découvert que l’on pouvait perdre face à une équipe cent fois moins talentueuse mais outillée avec une cohérence tactique sans états d’âme et des paires de baloches grosses comme ça.

Bien évidemment, on pourrait rejouer le même match dix fois, les Catalans le gagneraient à coup sûr neuf fois. Le hic, c’est que les Blues l’ont jouée une fois et la bonne. Et si les Londoniens ont réussi ce braquage, ils le doivent autant à leur pot de cocu et leur propre force qu’aux légères faiblesses blaugranas. C’est ténu, presque imperceptible mais tout à fait réel. Actuellement, Barcelone ne dégage pas exactement la même force collective, entre absences (Abidal, Villa…), méforme (Xavi) et légère usure de l’ensemble après plus de quatre ans au taquet. Même Messi a paru émoussé (peut-être même touché par un grand écart sur une action juste avant le but de Drogba) et, par séquences, pas toujours lucide dans certains choix avec l’apparition ces derniers temps d’une plus grande gourmandise individuelle peut-être nourrie par la lutte à distance avec Cristiano Ronaldo.

Jouer le nul, un suicide ?

Bon, côté madrilène il ne faut pas rêver non plus : Barcelone ne va rien modifier à sa façon de faire. En revanche, il pourrait y avoir quelques changements d’hommes. Car c’est la grande originalité de ce Clasico, il est situé entre les demi-finales de Champions et ça aura fatalement une influence dans la gestion du sommet de la Liga. En fait, d’aucuns disent que le Real, au contraire, a peut-être géré le match aller à Munich par rapport au grand rendez-vous du Camp Nou. Concassés dans le jeu par le Bayern (1-2, un score mal payé pour Ribéry & co), les Madrilènes n’ont pas paru à fond les manettes même si les Allemands y sont pour beaucoup. Il n’empêche, Mourinho avait forcément déjà en tête qu’il ne peut pas laisser filer la Liga après avoir compté dix points d’avance, un échec dont on peine à croire qu’il se relèverait, du moins pas à Madrid. Pas fou, le Portugais sait bien qu’un simple résultat nul en Catalogne serait synonyme de titre à ce point-là de la saison, une couronne pour la légende puisqu’il serait alors le seul entraîneur à avoir été sacré en Angleterre, en Italie et en Espagne.


Une priorité temporelle avant d’envisager une autre porte dans l’Histoire : être le premier technicien à mener trois formations différentes à la victoire en C1. En clair : un bon résultat à Barcelone d’abord, le rendez-vous du Bayern ensuite. Logique. Reste à savoir comment procéder ? Car c’est la première fois que Madrid aborde un Clasico avec la possibilité de se contenter d’un nul. Une bonne nouvelle qui n’en est peut-être pas une, car c’est aussi le meilleur moyen de refuser le jeu, une manière de suicide face à Barcelone, Madrid ayant dispensé ses meilleures répliques face aux Catalans en allant chercher la chique jusque dans les pieds de Victor Valdes. Avant de craquer invariablement (un seul succès en onze duels depuis novembre 2010). Même si sur les quatre matches joués au Camp Nou sous Mourinho, le Real est revenu deux fois avec le nul. Un résultat pour lequel les Merengues signeraient tout de suite. Il y a des soirs comme ça où les menus les plus modestes peuvent prendre l’allure des plus grands festins.



Par Dave Appadoo
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