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Barça-Real, la rengaine habituelle ?

Ce soir, le Barça reçoit le Real fort d’une victoire (2-1) à Madrid qui ressemble à la promesse d’une qualification pour les demi-finales de Coupe du Roi. Une probable qualification qui dépasse largement ce simple enjeu…

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Hébé, qu’est-ce qu’il ne faut pas faire pour voler la vedette au Barça… Ah ça, le Real Madrid n’aura pas ménagé sa peine, entre mauvais coups et petites phrases. Et sur le terrain ? Pas grand-chose et quand on parle du plus grand club du siècle dernier, cela revient à dire rien du tout. Le match aller du quart de finale de Coupe du Roi entre les deux mastodontes a marqué une confirmation et une nouveauté. La nouveauté, c’est que la Maison Blanche est en train de craquer de tous les côtés. Et on dit craquer pour ne pas dire plus. La reproduction à la Une de Marca de l’échange houleux entre José Mourinho et Sergio Ramos au lendemain de la nouvelle défaite face aux Blaugranas a un sens très fort. Pas tant pour la passe d’arme en elle-même, ce genre de choses étant monnaie courante dans les clubs, surtout avec un Mourinho qui n’hésite pas à entretenir des rapports frontaux avec ses joueurs. C’est surtout leur publication dans ce titre madrilène qui en dit long sur l’état du club castillan. Soutien de Florentino Perez quand As avait misé sur le président sortant Ramon Calderon, Marca ne peut avoir sorti la sulfateuse qu’avec l’accord de la direction du Real. En clair : le club merengue est en train de lâcher son entraîneur portugais. L’establishment local s’est souvenu d’un règlement intérieur trop longtemps ignoré ces dernières saisons : tenue correcte exigée. Et on ne parle pas là de l’étrange dress code du Special One qui préfère bien curieusement troquer depuis cette saison ses légendaires costards sur mesure pour d’affreux survêts. Non, l’image de marque madrilène est bien trop écornée et on connaît des entraîneurs sacrés champions avec le Real qui ont quand même été lourdés (Capello, Schuster) faute d’avoir bien fait jouer l’équipe. Oui, Madrid s’apprête à se séparer de Mourinho et c’est une nouveauté qui est le fruit d’une confirmation : le Real n’y arrive décidément pas face au Barça.

Il y a quinze ans, c'était le contraire

A Santiago Bernabeu, l’équipe de Pep Guardiola a une nouvelle fois donné une terrible leçon de football à son rival, en le confinant à moins de 25% de possession de balle. Il faut se rendre compte : le Real ? A la casa ? Alors bien entendu, confisquer la gonfle n’est pas exactement synonyme de domination. Mais dans de telles proportions cela revient à dire que le Real ne comptait que sur un ultra-réalisme proche de l’alignement des étoiles pour s’en sortir : marquer sur de rares opportunités et tenir face aux nombreuses séquences catalanes. Epuisant et extrêmement aléatoire. C’est fou ce défi tactique que représente le Barça car tout à fait paradoxal : son jeu est connu de tous, il ne connaît que très peu de variantes (même si cette saison, la présence de Fabregas a parfois apporté quelques modifs) et pourtant personne ne sait comment s’y prendre pour contrer les montées des latéraux, le pressing infernal, les caviars de Xavi, les dribbles de Messi et Iniesta et surtout ces putains de passes à mille, à faire passer le handball pour un sport vertical. Madrid a à peu près tout essayé : jouer, presser, bétonner, défoncer. Rien n’y a fait. Pire, plus les matches passent, plus l’écart semble inexorable. Dans la guerre ancestrale que se livrent les deux rivaux, Barcelone est en train de gagner une bataille définitive. Car en en puisant dans sa Masia au plus profond de son identité, le Barça a peu à peu détruit celle du Real. Celui-là même qui il y a une quinzaine d’années, il faut s’en souvenir, avait bâti sur ses hommes du cru (Raul, Guti, Sanchis, Hierro…) pour mettre au pas son rival qui lui parlait davantage néerlandais et brésilien que catalan.


Oui, c’est sans doute l’enseignement le plus essentiel de ces multi-Clasico : on avait peur pour la cohésion de l’équipe d’Espagne mais finalement c’est bel et bien le Real Madrid qui est en train d’imploser, faute d’avoir su rester fidèle à ce qu’il doit être. Peut-il encore inverser le processus… ?

Par Dave Appadoo
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