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Barça, le retour de la manita

A quatre jours de la Supercoupe d'Europe face au FC Porto, le Barça s'est échauffé en collant une manita au pauvre Napoli, venu là pour "avoir un aperçu de la C1". Bienvenue chez les grands.

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Barcelone/Napoli : 5-0


Buts : Cesc, Pedro, Keita et Messi (x2)

Au cours de l'après-midi, Aurelio De Laurentiis, le président du Napoli, avait affirmé que son équipe devait « prendre exemple sur le Barça » . Il ne croyait pas si bien dire. Le Napoli est venu, a vu, et est reparti avec une leçon de football dans les valises. Aucun doute à avoir : si Naples joue comme le Barça a joué ce soir, il remportera le Scudetto. Mais pour le moment, le président azzurro a du souci à se faire. Pourquoi? Pour plusieurs raisons. Parce que son équipe en a pris cinq au Camp Nou. D'accord, d'autres, avant eux, en ont pris autant. Parce que le Barça a terminé avec 72% de possession de balle. D'autres ont fait pire. Parce que, sans la maladresse de Villa, les poteaux, et les miracles de De Sanctis, le Barça aurait probablement gagné 8-0, comme contre Almeria. Mais surtout, parce que le Barça avait aligné, dans son onze de départ, trois joueurs issus du Barça B alors que le Napoli répondait avec son équipe-type. Une équipe jamais en mesure d'inquiéter son adversaire ni d'enchaîner trois passes. Et pourtant, Cavani était là. Lavezzi aussi. Hamsik aussi. Le trio des merveilles, qui n'en a fait aucune. En revanche, le Barça est déroutant d'aisance et de maîtrise, avec ou sans ses titulaires, et envoie ainsi un sacré signal de puissance à tous. Les Napolitains voulaient savoir à quoi aller ressembler la Ligue des Champions. Les voilà bien renseignés.

Illusion Cavani, réalisme Barça

Pour ce match amical, Pep la joue décontracté, et sort le petit polo gris en lieu et place de la chemise blanche. Mazzarri trouve ça cool, et met un polo gris aussi. De Laurentiis a dis de prendre exemple, alors on prend exemple. Mais dans le jeu, c'est une autre histoire. Dès les premières minutes, le Barça met le pied sur le ballon et s'installe dans la moitié de terrain du Napoli. Mais les Napolitains n'ont pas l'intention de se transformer en spectateurs. Sur une touche longue, Maggio a une première bonne occasion mais se prend les pieds dans le tapis. Fabregas réplique avec une tentative de lob. Rien. Puis Cavani régale. Servi de la tête par Hamsik, l'Uruguayen s'envole et frappe le ballon d'une sublime bicyclette : le ballon percute la barre et rentre dans les cages de Pinto. Monumental ? Presque. Hamsik était hors-jeu, le but est annulé. C'est triste, mais c'est sur ce presqu'exploit que le match du Napoli s'arrête.

A partir de cette 11ème minute, le récital du Barça débute. C'est d'abord Fabregas, qui, profitant d'une feinte de Villa, vendange en tirant au-dessus. Ce n'est que partie remise. Quelques minutes plus tard, Adriano se prend pour Dani Alvès et fait ce qu'il veut avec Maggio : l'ailier dépose un centre pour Cesc qui doit juste la pousser au fond. 1-0, et premier but barcelonais de l'enfant prodigue. Le Napoli a du mal à s'en remettre et le champion d'Europe déroule. Au terme d'un mouvement collectif de toute beauté, Iniesta illumine le stade et sert Keita qui score de la tête. Comme à l'entraînement. Ça énerve Ezequiel Lavezzi, qui tape de toutes ses forces dans le ballon au milieu du terrain. Carton jaune. Bon, quand Messi fait la même chose, il ne prend rien. Bref. En fin de mi-temps, Villa a l'occasion d'enfoncer le clou, mais De Sanctis offre une parade de très haut niveau pour empêcher le troisième but. Mazzarri, debout devant son banc, ne sait plus s'il doit gueuler, ou se taire.

Des poteaux, des buts, du spectacle

La seconde période démarre sous les mêmes auspices. Le Barça domine, et Naples subit. Objectif : ne pas prendre une valise. Mais ça débute plutôt mal. Pedro, entré à la mi-temps, fait le classique enchaînement "je feinte – je repique vers l'intérieur – j'enroule" : son tir heurte le poteau. Soixante secondes passent, et le Barça retente. Une frappe de Thiago vient frapper le poteau gauche, Pedro déboule et fracasse la barre. Trois poteaux en une minute. Allez, encore un ? Encore un. Messi et Xavi font leur entrée sur le terrain, et le prodige argentin envoie directement un coup franc sur la barre. Mais cette fois-ci, Pedro, toujours au bon endroit, ne pardonne pas. Le Barça est désormais quasi au complet, et cela se ressent. Les blaugrana entament une série de 2.000 passes, les Napolitains sont perdus, le ballon arrive à Pedro qui centre pour Messi. La suite se termine, comme bien souvent, au fond des filets. 4-0, l'humiliation est totale pour un Napoli qui ne voit plus du tout le ballon.

Et le pire, c'est que cela n'est pas terminé. A un quart d'heure du terme, Abidal, qui a aussi fait son apparition, sert Messi, le numéro 10 se retourne et fusille De Sanctis pour le cinquième but barcelonais. Les caméras s'arrêtent sur un Aurelio De Laurentiis livide, en tribunes, à côté d'un Sandro Rosell presque gêné d'une telle démonstration. A la 85ème minute, Xavi sert une nouvelle passe géométrique à Pedro, mais le petit moustachu (quelle drôle de moustache d'ailleurs) gracie le Napoli en tentant un lob tout foireux, qui termine à côté. On en restera là, et pour la formation italienne, c'est déjà largement suffisant. A une semaine du début de la Serie A, on a vu plus efficace, pour faire le plein de confiance. Quant aux joueurs de Porto, les voilà prévenus : le Barça est déjà affuté.

Eric Maggiori

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Même Almeria avait fait mieux en défense. Sérieusement, ils ont intérêt à marquer 3 buts par matchs s'ils veulent en gagner.
En mm tps, partir affronter le barça juste après que le real soit passé. C'est ou du suicide ou de la co.nner.ie. On peut mm pas appeler ça du courage.
En mm tps, partir affronter le barça après que le real soit passé.
C'est ou du suicide ou de la co.nnerie. On peut mm pas appeler ça du courage.
ce match a-t-il répondu à la question "où-Cesc-qu'y-va-jouer?" ?
Il faudra qu'on m'explique un jour ce terme de réalisme employé à foison par les journalistes sportifs moutonniers... De quel réel parle-t-on ? L'équipe ne bénéficiant pas de ce "réalisme" n'était-elle pas dans le même réel (ou réalité) que son adversaire réaliste ? Suggestion : courez voir la définition du terme "efficacité", il sera plus adapté à ce que vous voulez dire...
Belle démo en effet!! Cesc a évolué... en "9"! enfin en faux 9, la position habituelle de Messi, et il a marqué un vrai but de 9, et multiplié les belles passes dans le dos de la défense. Le Barça est déjà dans le coup, et on a vu l'apparition de quelques jeunes pousses comme Montoya, Sergi Roberto, la recrue Kiko Femenía, Cuenca, Bartra... et quels que soient les joueurs le jeu reste le même, avec un Messi grandiose en une demi-heure! ça fait donc un poste de plus pour Cesc et une belle possibilité de faire tourner!
@ringlord : La définition du réalisme employée ici est d'avoir le sens de la réalité. Si la seule réalité dans le football est de marquer des buts alors oui, on peut dire qu'une équipe qui n'arrive pas à concrétiser ses occasions de buts en buts est une équipe qui manque de réalisme. De rien.
@kurdt
//Si la seule réalité dans le football est de marquer des buts alors oui, on peut dire qu'une équipe qui n'arrive pas à concrétiser ses occasions de buts en buts est une équipe qui manque de réalisme.//

Tu confonds "réalité" avec "objectif". Et pas avec "l"'objectif mais avec "un" objectif du foot. Il n'y a pas "La" réalité mais plusieurs réalités puisque la réalité est ce qui arrive et pas ce qui devrait arriver. Donc si tu ne marques pas tu es aussi dans la réalité, dans ce cas tu nommerais cette réalité irréaliste ?
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