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  1. // Clasico
  2. // Barcelone/Real Madrid (5-0)

Barça, Cruyff, Beatles & danse du scalp

Barça-gna-gna-gna... 5-0... Mes que un club... Camp Nou, Culès et Unicef... On s'en fout. Goûtez plutôt la solution HH pour mieux comprendre le FC Barcelone et c'est parti ! Heineken et Haribo. Bière et réglisse.

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Johann Cruyff était géomètre (l'occupation de l'espace), physicien (le rapport vitesse/ mouvement)... et un peu musicologue. Les Beatles, la perfection pop. Un truc relou qu'il imposait à ses coéquipiers de l'Ajax. Dans le bus de l'Ajax, Cruyff décidait pour tout le monde : il mettait les Beatles à fond et motus ! Les Beatles, une musique de niais ? Nan ! La perfection pop. Des hits concis, avec une intro, un milieu et une fin. Très certainement la période 1963-1966 : de la pop-rock en 2 minutes 30, avec des descentes de batterie qui se cassent la gueule dans l'escalier mais qui tombent pile à vos pieds. Brian Wilson, le génie des Beach Boys s'essaiera à cette concision diabolique : il s'y cassera les dents et finira à moitié fou. L'Ajax 69-73 jouerait donc sur son beat pop particulier mais tout aussi collectif que les Fab Four. Un beat qui rend à moitié fou, souvent ponctué de raids solitaires de Johann, fulgurants comme des descentes de batterie qui dévalent la pente et qui finissent au fond des filets. Devenu entraîneur, Johann 1er appliquera les mêmes préceptes pop à sa Dream Team, confiant à Michael Laudrup le soin de mener la sarabande affolante. Son autre fils spirituel, Pep Guardiola, autre leader technique de la Team de Rêve, poursuit l'affaire aujourd'hui. Le Barça de Guardiola, c'est une petite musique qui rend fou, un petit tempo lancinant qui électrise ses pratiquants, les joueurs blaugranas, et rend maboules tous ses adversaires. Le beat de Guardiola est-il pop ? On ne sait pas exactement, mais le va et vient du ballon, les redoublements de passes à l'infini et les déplacements de joueurs obéissent à une pulsion rythmique régulière, obsédante. Perpétuelle... C'est quoi au juste le beat du Barça ? C'est la scansion qu'on retrouve jusque dans le langage des joueurs. Prenez l'interview extra de Xavi dans l'Equipe d'hier. Envoyez un beat et plaquez le flow halluciné de Xavi : « Quand il y a un but, d'accord, très joli ! / Mais, moi je préfère passe-passe-passe-passe ! / Et que tous les joueurs aient vu, avant d'avoir le ballon, le partenaire démarqué / Si ça peut être à une seule touche, encore mieux ! / J'ai vu Messi : direct à Messi / Et Messi a vu Iniesta derrière lui : ballon direct à Iniesta ! / Pa-pa-pa-pa : c'est ça le Barça ! » . Vous sentez le beat assassin ? C'est le même que celui de Coco Suaudeau ou celui de Johann Cruyff quand ils parlent VRAIMENT de football... Xavi parle comme il joue : extatique, en transe, branché sur un beat mystérieux, connu des seuls joueurs blaugranas, et qui escamote l'adversaire dans le grand trou noir. A l'heure qu'il est, José Mourinho y est encore. Trou noir, vide galactique, incompréhension sidérale... Et pourtant, tel Ulysse et les sirènes, José avait évité avec l'Inter la noyade morbide la saison passée. Un truc génial, involontairement inspiré de Dylan ? «  Si tu veux vaincre ton ennemi, apprends ses chansons ! » , proclamait Bob Dylan... Dont acte ! Averti de la petite musique du Barça qui rend fou, José s'était ingénié en C1, l'an passé, à casser le beat blaugrana, stopper le tempo infernal de son alter ego catalan. A San Siro, l'Inter du Special One avait brisé net le Barça en balançant systématiquement des grands ballons dans le dos des défenseurs barcelonais, les forçant, tels de pauvres Sisyphe, à reculer sous la pression de Eto'o et Milito pour repartir toujours de très bas. Résultat : la petite musique du Barça constamment arrêtée puis reprise de très bas s'était enrayée. Le Barça avait perdu son beat ! Et 3-1 pour l'Inter ! Au retour, José blinderait à 10 contre 11 une qualif des Nerazzuri qui cingleraient vers la victoire finale... Après tout, il y a deux façons de tuer une baleine. Le harpon. Ou bien détraquer son sonar, et le cétacé s'échouera à vos pieds... Rien de tout cela, hier soir : José a voulu jouer à beat contre beat, partition contre partition. Problème : le jeu du Real manque encore de basse. Sans basse, pas de beat. Pas encore assez charpenté, ce Real. Manque de corps, de liant, d'homogénéité. Il valait mieux attendre à 11 derrière et laisser venir, plutôt qu'aller au clash de DJ's avec une sono pourrie. Rendez-vous à Bernabeu...Le Barça est musicalité. Le beat, comme on l'a vu. La transe, comme Xavi l'exprime avec son langage et balle aux pieds... Mais encore ? Le jeu de passes, composante basique de la rythmique catalane qui rend fou ! La Catalogne a officiellement interdit la corrida sur son territoire, l'an passé ? Foutaise ! Le Catalan fourbe et menteur a épargné le toro dans l'arène pour mieux estoquer le footballeur adverse dans le stade. Hier soir, le Barça a planté cinq banderilles dans le cuir madrilène avant la mise à mort du toro meringué. Tiki-taka ou muleta, même combat... Mais encore ? Toujours le jeu de passes. La musicalité du jeu global explique le mouvement perpétuel inarrêtable. Mais comment traduire en un mot unique la précision démoniaque du jeu de passes du Barça ? Sting, ex-bassiste du groupe Police répond à ça : « Ce qui me fascinait dans le jeu de notre guitariste Andy Summers, c'est cette façon qu'il avait de balancer ses accords dans les espaces qu'on laissait, moi et Steward Copeland, le batteur !... Les accords d'Andy vous scalpaient... Oui, c'est ça ! Ses accords vous SCALPAIENT ! » . Walking on the Moon : beat steady, la basse est dure, le charley cristallin, la voix vient du cosmos et le tranchant de la guitare vous cueille... Les passes de Messi, Iniesta, Xavi SCALPENT. Observez les passes de Xavi : bien dosées, rasantes, effleurant les jambes adverses avides d'interceptions... Mais, niet ! Zéro interception ! Le ballon vous passe à 30 centimètres sous le nez, si près mais trop loin : impossible à capter. Et ça, ça rend dingo.Un dernier mot sur Messi... Beau Brummel, dandy culte et arbitre des élégances de l'Angleterre du XIXème Siècle, recommandait aux vrais gentlemen de cirer leurs bottes au champagne. Le poète de la Mode disait aussi un truc à peu près comme ça : « Appear, make effect then vanish... » . Apparaître, faire sensation puis s'éclipser... Comme Léo Messi, hier soir. Il a eu la suprême élégance de ne pas marquer. Trop vulgaire, trop « show off » ... Il a surgi aux éclaircies boréales, le temps de distiller des passes létales à ses coéquipiers, puis de s'évanouir ensuite dans le collectif. Un collectif qui pulse sur ce beat ensorceleur, souvent ponctué des raids solitaires du Roi Léo, fulgurants comme des descentes de batterie qui avalanchent de la montagne et qui finissent au fond des filets. Et les ombres du Real d'errer en haillons, le regard complètement fou...


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