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Balotelli ? Un peu, seulement

En 2012, Mario Balotelli n’a disputé que 2072 minutes toutes compétitions confondues, ce qui ne fait que 23 matchs complets. Pourtant son ratio est convenable : 13 buts, soit un toutes les 159 minutes. Mais alors, pourquoi il ne joue pas ?

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On lui reproche de ne jamais marquer. En Angleterre, on a même noté avec amusement que Mario Balotelli avait inscrit son premier but de la saison en Premier League, contre Wigan, au bout de 33 tirs. D’accord. Pourtant, si l’on regarde de plus prêt, les statistiques de Supermario n’appellent en rien la moquerie. 13 buts inscrits en 2072 minutes disputées. Cela fait un but toutes les 159 minutes. À titre comparatif, Agüero, son coéquipier de l’attaque de Manchester City dont tout le monde loue toujours les mérites et les qualités, a, sur la même période, inscrit 23 pions en 3251 minutes, soit un but toutes les 141 minutes. Ce qui est mieux, mais pas non plus beaucoup mieux. Non, ce qui choque, donc, ce n’est pas le ratio. C’est le temps de jeu de Mario Balotelli. Comment un joueur de ce niveau ne peut-il avoir disputé que 2072 minutes en une année civile quand un joueur comme Messi en a joué jusqu’ici 5137 ? Pourtant, Bali-Balo n’a pas connu de grave blessure, et n’a pas non plus été suspendu 12 matchs comme Joey Barton. Alors, c’est quoi le problème ?

Le châtiment de Dieu

Problème numéro 1, et récurrent : son comportement. D’accord. Ce n’est pas comme si c’était une nouveauté. Son dernier fait d’arme ? Difficile de s’en souvenir tant Mario est actif dans ce domaine. Peut-être sa frappe insensée du milieu de terrain, au coup d’envoi de la deuxième période, contre Wigan. Ou sa photo en tenue de camouflage, à côté d’un quad. Ou ses coups de gueule à répétition à chaque fois qu’il doit sortir du terrain. Ou son nouveau tatouage, où il a gravé sur sa peau qu’il était « le châtiment de Dieu » . Bref, Mario, c’est un personnage, que l’on doit prendre avec tout le package. Ce n’est pas seulement un joueur de football. C’est beaucoup plus que ça. Même son coach, Roberto Mancini, a du mal à trouver le bon équilibre. Trop sévère : ça ne marche pas. Trop laxiste : ça ne marche pas non plus. Il y a peu de temps, José Mourinho racontait une anecdote du temps où Mario était à l’Inter : « Lors d’un match de Ligue des champions contre le Rubin Kazan, Mario prend un carton jaune en première mi-temps. Je n’avais personne sur le banc, alors, j’ai passé les 15 minutes de la mi-temps à lui expliquer qu’il fallait qu’il soit calme, qu’il ne devait pas répondre aux provocations. Résultat, à la première minute (en fait, c’est à la 15e, ndlr), il prend un deuxième jaune. » Preuve que si Mario a décidé quelque chose, il le fait, et peu importent les consignes.

Alors quoi ? Le mieux est peut-être de lui laisser le plus de liberté possible sur la pelouse, comme le fait Cesare Prandelli en équipe d’Italie, et de le recadrer en dehors. « Si on l'aime bien, ce garçon, il faut lui dire certaines vérités. Moi, je le fais. S'il veut devenir un grand joueur, il doit savoir s'adapter aux difficultés » , expliquait le sélectionneur avant l’Euro. Un Euro où Balo a inscrit trois buts, dont ce doublé en demi-finale contre l’Allemagne, qui semblait l’avoir enfin propulsé dans une nouvelle dimension. Et pourtant, non. Supermario continue de ne disputer que des bouts de match avec Manchester City. Depuis le début de la saison 2012/13, il n’a joué qu’un seul match dans son intégralité : celui contre Wigan, la semaine dernière. Sinon, il n’a été titulaire que sept fois : cinq en Premier League, une en League Cup et une avec la Nazionale, lors des éliminatoires de la Coupe du monde 2014. Sept titularisations, trois buts. Et Mancini qui continue de lui préférer Agüero, Tévez et Džeko.

Introspection psychologique


Le contraste entre le club et l’équipe nationale est évidemment frappant. Avec Prandelli, Balotelli est un titulaire quasi-indiscutable. Peu importe son comportement en club. Il joue, point. Sauf lorsqu'il faut appliquer le désormais célèbre code de l'éthique. Tout l’inverse de City, où Mancini n’arrive pas à faire abstraction de ses écarts de conduite. Le coach des Citizens est évidemment plus sanguin que le sélectionneur national et n’a donc pas l’intention de se laisser emmerder. Voilà pouquoi, en fin de saison dernière, il avait pété un câble après une expulsion de Balotelli contre Arsenal, lors d’une défaite 1-0. « J'en ai assez. Il nous reste six matchs et il ne les jouera pas. Pour moi, c’est terminé. » Une promesse seulement à moitié tenue. Lors de la toute dernière journée de championnat, Mancini, grand cœur, ramène Mario sur le banc. Alors que le titre est en train de lui échapper, il le fait entrer à un quart d’heure du terme. À la 94e minute, c’est lui, justement, qui offre la balle du titre à Agüero. « Maintenant, beaucoup de gens qui parlent mal de moi vont devoir fermer leur bec, parce que j’ai gagné le titre  » , déclarait-il à la fin de la rencontre sur Sky Sports.

L’énième preuve qu’avec Mario, rien n’est prévisible, rien ne peut être décidé à l’avance, et qu'aucune sanction ne peut véritablement être prise à son encontre. Pourquoi ? Parce que rien ne semble l’atteindre, en surface. Balotelli est un joueur qui intériorise tout, à l’image de ses célébrations de but. Combien de fois l’a-t-on vu exulter comme un dingue après un but ? Jamais. Peut-être lors de la demi-finale de l’Euro. Et encore, on était plus dans la joie intérieure que dans la démonstration. Il y a là, évidemment, une introspection psychologique à accomplir. N’empêche que ni Mancini, ni Prandelli ne sont officiellement psychologues ou psychanalystes. Alors, ils improvisent. Prandelli en lui accordant une confiance quasi-aveugle. Mancini en le punissant, en répartissant avec parcimonie son temps de jeu et en tentant de le motiver, encore et encore. Quelle que soit la méthode, Balotelli continue de faire parler. On s'interroge sur sa véritable valeur, sur son génie ou sa bêtise, son talent ou ses carences. Quoi qu’il en soit, depuis plusieurs mois, il est au centre d’insistantes rumeurs de mercato qui l’envoient à l’Inter, au Milan AC ou au PSG. Il y a pire, pour un joueur qui joue si peu.

Eric Maggiori
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