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Après le match amical contre le Brésil, au cours duquel Mario Balotelli s’est distingué avec un but magnifique, Cesare Prandelli, le sélectionneur azzurro, a affirmé que l’attaquant du Milan AC était l’un des cinq meilleurs joueurs au monde. C’est sûr, ça ?

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C’est un fait : depuis son arrivée au Milan AC, Mario Balotelli est un autre homme. Non seulement dans ses prestations, dans son rendement match après match, mais aussi dans son attitude. Mario se bat pour son équipe, n’a jamais l’air nonchalant comme au temps de Manchester City, et, surtout, il brille. Avec le maillot rossonero, il a déjà inscrit sept buts en six matches de Serie A, auquel s’ajoute celui inscrit avec la Squadra Azzurra, jeudi soir. D’accord, sur ces huit pions, il y a trois pénaltys. Mais les pénaltys réussis par Mario sont aussi une énième preuve de sa «  nouvelle vie  » . A Milan, Mario est arrivé et s’est immédiatement imposé comme le tireur de pénaltys. Certes, il n’y a plus un Pirlo, un Zlatan ou un Kakà pour le recaler. N’empêche que ceux qui avaient tiré des pénaltys avant lui cette saison (Pazzini) auraient pu avoir leur mot à dire. Mais non. Comme si l’on ne pouvait rien refuser à l’attaquant. Cette aura, Balo la cultive, et cela finit par porter ses fruits. La preuve : Prandelli, qui en a vu passer, des grands joueurs, tout au long de sa carrière, affirme que l’attaquant est aujourd’hui l’un des cinq meilleurs joueurs au monde. Est-il fou, ou clairvoyant ?

Problèmes intestinaux

Il y en a un autre qui pense que Balotelli est parmi les meilleurs joueurs mondiaux. Il s’appelle Mario Balotelli. Il y a quelques jours, lors d’une interview à l’émission Le Iene, le joueur affirmait que seuls trois joueurs étaient plus forts que lui : «  Messi, Cristiano Ronaldo et Ibrahimovic  » , avant d’ajouter que «  s’il n’avait pas encore gagné le Ballon d’Or, c’était uniquement de sa faute  » . Crise de mégalomanie, ou simple conscience de ses réelles capacités ? En effet, depuis le début de sa carrière, on annonce Balotelli comme un phénomène. A 19 ans, il jouait déjà dans l’Inter de Mourinho, celle qui allait tout remporter, du Scudetto à la Ligue des Champions. Puis le grand saut à Manchester City, et l’arrivée en équipe nationale. Souvent critiqué, rarement applaudi pour ses coups de génie sur la pelouse, Balo a pourtant à son crédit un palmarès qui dit qu’à 22 ans, il a déjà tout gagné en Italie (championnat, Coupe, Supercoupe) et en Angleterre (pareil), avec, en prime, une C1 et une finale d’Euro. Alors, certes, on ne se construit pas sur un palmarès. D’autant que sur tous ces trophées, il n’a pas toujours été protagoniste. Mais il était tout de même là, il a vécu les victoires, il a appris, il a assimilé. Aujourd’hui, Balo a 22 ans, mais on dirait qu’il joue depuis toujours.

Surtout, ceux qui l’ont durement critiqué (parfois à raison) ont souvent oublié qu’il s’agissait d’un gamin de 20 ans. Cela n’excuse pas tout, bien évidemment, et Balo n’est pas le seul joueur de 20 ans à exploser si jeune au haut niveau. Mais chacun a son passé, son histoire, ses blessures. Super Mario a souvent été considéré comme le petit con, la tête à claques, la source à emmerdes, l’amuseur public. Facile de critiquer. Mais qui est allé voir plus loin ? Qui est allé voir ce qu’il a vécu dans son enfance. On nous bassine avec Messi, qui, enfant, était tout petit et tout chétif, et qui a dû «  se battre  » pour grandir et devenir le grand champion qu’il est aujourd’hui. Sortez les violons. Mais qui sait que lors de ses premières années de vie, Balotelli a eu de gravissimes problèmes intestinaux, qu’il a dû être hospitalisé, soumis à des interventions chirurgicales, et qu’il aurait pu y laisser la vie ? Qui sait que ses parents, Thomas et Rose Barwuah, immigrés ghanéens, n’avaient pas assez d’argent pour soigner convenablement leur fils et qu’ils ont donc dû prendre l’insupportable décision de le laisser à une famille d’accueil, les Balotelli, pour qu’il puisse grandir et vivre ? Qui sait que pendant toute son enfance, Mario a été trimbalé entre sa vraie famille et sa famille d’adoption, sans jamais y trouver ses repères ? Oui, Mario aussi a ses blessures. Encore une fois, cela ne donne pas tous les droits, mais cela peut expliquer des choses. Beaucoup de choses.

Un homme qui marche à la confiance

Aujourd’hui, le temps du Mario frustré, qui fait connerie sur connerie (lancé de fléchettes, feux d’artifices dans la salle de bain, amendes en voiture…) semble révolu. Balo en avait ras-le-bol de Manchester, ras-le-bol de l’Angleterre. Son retour à Milan, non loin de là où il a grandi (à Brescia), sonne comme une libération pour lui. Dès ses premiers matches avec le Milan AC, il est apparu épanoui, tant dans ses gestes que dans sa façon d’être. Lors de son dernier match de championnat, face à Palerme, il a régalé la galerie avec deux buts (un péno et un but de raccroc), mais surtout avec des gestes de très grande classe, du râteau à la roulette en passant par le petit pont. Et toujours avec utilité. Puis est arrivé le but face au Brésil, un chef d’œuvre face à son ancien pote de l’Inter, Julio Cesar. Mais ces deux derniers mois joués à un très haut niveau suffisent-ils à mettre Balo dans le Top 5 mondial, aux côtés de CR7, Messi, Zlatan, Falcao, Iniesta, Xavi, Rooney, van Persie, et autres Pirlo ? Il semble encore tôt pour le dire. Balotelli a des incroyables capacités et ceux qui disent qu’il est une imposture devraient très sérieusement penser à revoir leurs critères en matière de talent. Non, là où Mario doit encore progresser, c’est au niveau du mental.

Lorsqu’il est en confiance, il peut renverser le monde (on vous remet les images de la demi-finale contre l’Allemagne ?). Mais lorsqu’il doute, il peut devenir inutile, voire même nuisible à son équipe (on vous remet les images de la finale contre l’Espagne ?). Pour le reste : talent, charisme, sens du placement, Mario a déjà tout bon. Il est d’ailleurs l’un des seuls joueurs, aujourd’hui, qui demeure «  un entertainer  » , au même titre que Zlatan. On serait même prêt à parier que s’il signait au PSG, il ferait encore plus parler que le Suédois. Il n’en est pas question pour l’instant. Pour le moment, Balo est à Milan, et compte bien gagner des titres avec le maillot rossonero. Ce ne sera pas pour cette saison, mais dès la saison prochaine, gare à lui et à sa détermination. Oui, car la saison prochaine est bien celle qui mène tout droit vers le Mondial brésilien. Un Mondial que Balo veut vivre aux premières loges, en endossant le costume du premier rôle. Et s’il fait quelque chose de grand avec la Squadra, alors, oui, peut-être que l’on pourra parler de l’un des cinq meilleurs joueurs au Monde. Voire même mieux, qui sait.

Par Eric Maggiori
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lisandr-ol Niveau : DHR
Note : 14
Dans deux ans après une période difficile en club et quelques matchs sans marquer en sélection, on trouvera qu'il est nul et on le sifflera. A non merde c'est en France ça.
Yaya-letour Niveau : CFA2
Note : 1
Top 5 meilleurs joueurs non, même si on compte que les attaquants non, Il a le talent pour le devenir comme l'a dit Prandelli et Mancini mais il doit bosser dur.
En tout cas il est special.
 //  Socio du Kyrgyz Respublikasy
Note : 4
on en reparlera quand il aurait fait une saison complete au plus haut niveau
son beau but contre le bresil, il ne le met pas a tiago silva, là c'est david luiz le faux defenseur qui reste a 3 metres devant lui sans pressing et qui le laisse marcher et tirer.
rien contre ce type mais pour l'instant il a rien prouvé. je ne lui souhaite qu'une chose. bien plus que des titres, de la sérénité. ça c'est qu'il mérite
WernerRuhr Niveau : DHR
Note : 1
On fera les comptes après une saison complète effectivement, avec des matchs de LDC si possible. Mais le passage ou plutôt le retour à Milan a changé la donne pour lui, puis devenir la pièce maitresse de l'attaque Milanaise plutôt qu'un avant centre parmi d'autres à City a du lui faire du bien.
Stephanek 94 mukongo
Note : 6
Bon on est tous d'accord pour dire que Balotelli est un numero 9 et je trouve 5 numeros 9 plus complet et régulier que l'italien ( Falcao, Cavani, Robin Van Persie, Suarez et David Villa) Voilà après c'est vrai que cela est très subjectif mais ça serait bien qu'il fasse au moins une saison avec plus de 20 buts toute compétition confondus avant d'être considérer comme un des meilleurs joueurs de la planète football ceci étant je le trouve vraiment concerné quand il joue sous ses deux maillots de coeur ( Milan A.C. et la sélection nationale ) !
Yaya-letour Niveau : CFA2
Note : 3
Mais en parlant de penalty il est tout simplement l'un si ce n'est le meilleur au monde dans cet exercice. Je crois qu'il n'a jamais rater de penalty, il en est a 21/21.
Joe Hart a dit qu'en 3 ans a City il avait arrêter que 2 de ses penaltys a l'entrainement.
La preuve sur cette video..

http://www.youtube.com/watch?v=8W3CZ3IHYBo
europa
Prandelli a simplement souligné que balotelli avait le potentiel pour devenir l'un des cinq meilleurs attaquants du monde; il n'a jamais affirmé qu'il avait actuellement atteint cet objectif; pour cela, il lui faudra confirmer sur une longue durée la très bonne période qu'il est en train de traverser depuis son transfert au milan et aussi être plus performant devant le but où il vendange encore trop de belles occasions!
Abilio 34 Niveau : DHR
Note : 2
Dans les 5 meilleurs joueurs, de fléchette ? Ah ok..
 //  Passionné du Paris Saint-Germain FC
Note : 3
Très bel article, très bien rédigé.
Ce que je retiens surtout, c'est que Balotelli est l'un des rares joueurs mondiaux à être capable d'enflammer un stade sur un coup de folie, et c'est devenu tellement rare (qui à part Zlatan ?). Rien que pour cela, j'en suis fan.
Mister Wayne Niveau : District
J'apprécie ce joueur. Cela ne s'explique pas c'est une question de feeling, même s'il est capable de conneries aussi incroyable que certains de ses buts. Prandelli c'est pour la com qu'il fait ça: il sait qu'il y a une tripotée de joueurs plus régulier et performant que SuperMario.
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