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Balle de break pour City

Aujourd'hui, à 16h, Manchester City, actuellement 4e, peut mettre Liverpool hors combat pour la dernière place du Big Four. La mini-révolution est dans l'air mais attention côté Citizens car depuis quelques semaines, les Reds vont mieux.

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Steven Gerrard a beau dire son « plaisir absolu » , son entrée au musée de cire Madame Tussauds n'est pas forcément très bon signe. Au contraire, ce serait plutôt celui du temps qui passe inéluctablement et presque cruellement dans son cas, lui qui court désespérément après un titre de champion. Oui, quand l'heure des hommages s'intensifie, c'est que d'une certaine manière, on est passé de l'autre côté de la colline, sur le versant descendant. Pourtant, personne ne doit compter sur un quelconque renoncement de la part du capitaine de Liverpool. Ok, pour cette année, le titre est plus que mort et Liverpool n'a plus guère que la conquête de la quatrième place à aller choper. Mais précisément, ce défi, assez mal embarqué, se révèle finalement être un challenge presqu'aussi compliqué. Tout d'abord parce que Liverpool a rarement eu aussi peu de marge de manœuvre vis-à-vis de ses opposants. Ensuite et surtout parce que la concurrence pour ledit quatrième “pass” vers la prochaine Champions' n'a jamais été aussi rude. A commencer par leur hôte ce dimanche, ce Manchester City aux dents longues et au carnet de chèque (de cheikh) qui va avec.

Vieira dans les baloches, Tevez à la maternité

Les Citizens n'ont jamais été mieux placés pour atteindre une première participation à la C1 depuis 1968. La première étape de leur véritable objectif : un sacre national. Et au fond, il faut bien admettre que leur recrutement porte en lui les germes de cette quête : soit des joueurs talentueux, expérimentés et revanchards. Évidemment, le plan génère sa part de risque comme l'ont confirmé les deux semelles de Patrick Vieira dans les baloches du pauvre Glenn Whelan de Stoke City, qui valent au Français une suspension de trois matches. Pas de doute, la Grande Saucisse est bien de retour. L'ancien capitaine d'Arsenal ne sera d'ailleurs pas le seul absent de marque dimanche au City of Manchester Stadium puisque Carlos Tevez est resté en Argentine auprès de son épouse en vue d'un imminent heureux événement. Certes, son possible remplacement par Craig Bellamy ne serait pas forcément une meilleure nouvelle pour les Reds, ses anciens partenaires, mais le Gallois est lui aussi incertain. En vérité, c'est un peu tout Manchester City qui boîte un peu actuellement, avec un seul succès sur les quatre derniers matches. Les deux matches nuls (1-1) à la suite face à Stoke City (en FA Cup et en match en retard) ont confirmé l'essoufflement de l'escouade de Roberto Mancini. Car l'option prise par l'Italien dans l'entrejeu avec un trio De Jong-Vieira-Barry ressemble à un placement de bon père de famille. Ah, ça c'est sûr, ça joue posé et discipliné mais pour l'accélération, faut plutôt voir du côté des latéraux ou lorgner vers le jeune Adam Johnson, révélation anglaise du moment avec ses percussions toutes en passements de jambes et ses centres ciselés. En ce sens, la suspension du Français, peut-être au profit de l'épatant Stephen Ireland, est sans doute une bonne nouvelle pour retrouver un peu de dynamisme. Et il en faudra car en face, Liverpool n'est pas nécessairement le rival idéal pour City, invaincu face aux Mancuniens depuis 2005 et battu seulement deux fois en quinze ans. Surtout, les Reds sont redevenus de sérieux clients.

Gerrard a de nouveau les jambes

C'est bien simple, en 2010, Liverpool affiche le deuxième meilleur bilan de Premier League derrière l'autre club de Manchester. En cela, les Reds restent assez déroutants et franchement, on ne sait quoi en penser. Car cette bonne passe a été réalisée au cœur d'une période désastreuse sur le plan de la qualité de jeu, et plusieurs succès portent la marque de Pepe Reina qui a su, à plusieurs reprises, éviter la noyade des siens. Contrepied ultime du club de la Mersey, la défaite à Arsenal (0-1) le jour même où, précisément, il la méritait le moins. Si ce revers a sans doute définitivement éloigné Liverpool du podium pour mieux le replonger dans l'âpre combat pour la dernière place du Big Four, il a aussi laissé apparaître comme un retour aux fondamentaux perdus depuis l'été dernier : du pressing, du contrôle et peu de brèches pour l'adversaire. Il a aussi permis de voir un petit renouveau chez Gerrard, naviguant jusque-là entre blessures, rémissions et rechutes. A l'Emirates, le skipper rouge ne s'est pas contenté de faire contrôle-passe en jouant a minima, il a aussi accéléré balle au pied, sa marque de fabrique, même s'il reste prudent. En Europa League, malgré un succès très short (1-0), Liverpool a confirmé sa densité retrouvée et son leader, sa confiance croissante en ses moyens. Alors que se dessine chaque jour un peu plus le retour de Fernando Torres (prévue début mars), Liverpool attaque ce long sprint avec l'espoir de retrouver l'intégralité de ses forces. Celles qui avaient mené les Reds à un souffle du titre suprême l'an passé. Une éternité, déjà. A Liverpool, depuis bientôt vingt ans, le temps passe plus vite que partout ailleurs...

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