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Bale en mousse

Encore blessé, Gareth Bale vit une saison catastrophique. Fatigué, le corps fragile du Gallois ? Oui. Mais si son absence est regrettable à titre personnel, elle constitue sans doute un mal pour un bien sur le plan collectif.

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Quand l’Atlético renversait le Real en C1

Gareth Bale, assis sur une pelouse, se tenant la jambe. Au fil des années, l’image est devenue banale. Classique, même. C’est pourquoi personne ne s’est étonné lorsqu'elle est réapparue sur les écrans le 25 avril dernier, peu après la demi-heure de jeu du grand rendez-vous de Liga opposant le Real Madrid à Barcelone. Et si ce cliché n’est jamais agréable à regarder, les supporters de la Maison-Blanche n’en ont pas été particulièrement attristés. Au contraire de la défaite de leurs protégés dans le Clásico.


Pourquoi cette relative insensibilité devant la nouvelle absence programmée d’un joueur qui a tout de même coûté plus ou moins cent millions d’euros à l'été 2013 ? La réponse est toute simple : l’habitude. Comme les déclarations bateau qu’un entraîneur enchaînerait de manière hebdomadaire en conférence de presse, les blessures de Bale lassent, indiffèrent et ne surprennent plus. Cette saison – qui peut être qualifiée de catastrophique pour lui –, le Gallois a été victime de quatre pépins physiques (hanche, cheville et mollet par deux fois), ce qui lui a fait louper une trentaine de matchs.

17 blessures depuis la saison 2009-2010


Alors, comment expliquer ce corps si fragile ? Les raisons semblent évidentes. D’abord, l’organisme de Bale a toujours montré de réelles limites. Depuis la saison 2009-2010, le gaucher a subi pas moins de 17 blessures. Un chiffre qui n’arrive pas au niveau des chevilles déboîtées d’Abou Diaby ou de Yoann Gourcuff, mais qui prouve quand même que le bonhomme, aussi talentueux soit-il, souffre d’un véritable problème physique. Avec Tottenham, Gareth a donc été privé de matchs pendant 163 jours au total. Avec le Real, ce chiffre gonfle à 241. Triste bilan. Ensuite, l’ancien des Spurs a commencé 2016-2017 complètement cramé, puisqu'il a, pour la première fois de sa carrière, disputé une compétition majeure avec sa sélection durant l’été. Moteur du pays de Galles qui a atteint les demi-finales de l'Euro, aussi déterminé que déterminant, celui qui a joué six rencontres dans son intégralité pendant ce tournoi (pour trois buts) a fait couler sa sueur plus que de raison à l'issue d’une saison déjà bien chargée (finale de Ligue des champions). En d'autres termes, il a sûrement un peu trop tiré sur la corde... qui a rompu à la rentrée, après de courtes vacances. Enfin, on ne peut pas dire que les dirigeants merengues aient parfaitement géré son cas. Zinédine Zidane, qui n’a pas souhaité patienter pour relancer son poulain juste après son retour de blessure, a d’ailleurs très rapidement été questionné sur le sujet après le Clásico. «  Il était à 100 %, il me le disait. Avant le match, il était en parfaite condition, il s’entraînait normalement. Ce sont des choses que l’on ne peut empêcher. Il voulait jouer et quand vous avez une blessure très longue, c’est difficile, s’est-il défendu face à la presse. Je sais par expérience que le temps de récupération n’est pas le même. Il a d’autres gênes, je sais ce qu’il pense. Ce n’est pas grand-chose et nous attendons qu’il revienne rapidement. (...) Je referais la même chose parce qu’il s’entraînait normalement. Ça s’est passé comme ça, tu ne peux pas l’empêcher. Je crois ce que me disent les joueurs. Nous ne sommes pas contents, mais ce n’est pas grand-chose.  » Sauf que la majorité des joueurs se sentent capables de jouer un Clásico. Même avec une jambe pétée.

CR7 plus efficace ?


Mais finalement, au vu des résultats actuels, Zidane et sa troupe n’ont pas franchement à se plaindre de cette situation. Au vrai, l’absence de l’ailier droit pourrait presque paraître comme une bonne chose pour le club de la capitale. Facile à dire, car être privé d’un tel joueur ne peut pas être sérieusement considéré comme un avantage net et précis. Reste que sans Bale, que Florentino Pérez impose dans l’équipe type quand il est disponible, le double Z a les mains un peu plus libres. Plus buteur que Karim Benzema, moins travailleur qu’Isco, plus offensif que James Rodríguez, le Gallois oblige quasiment son entraîneur à aligner un 4-3-3. Lorsqu’il n’est pas sur le terrain, ce schéma peut évoluer. Avec Isco en dix, par exemple. Surtout, Cristiano Ronaldo et son ego ne sont jamais meilleurs que quand ses dix coéquipiers jouent pour lui. Avec Gareth, capable d’exploits personnels réguliers, c’est moins le cas. Et au regard de l’efficacité actuelle de CR7, autant dire qu’il va falloir un peu de temps pour réclamer le retour de son pendant.



Par Florian Cadu
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