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Bailly Eric Cream

Caution sécurité de la défense mancunienne, Éric Bailly impressionne cette saison. Aussi robuste qu’une liqueur de whisky, l’arrière central dont personne ne parle a tout ce qu’il faut pour devenir la crème de la crème à son poste.

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Sur le choix des joueurs, José Mourinho se trompe rarement. Alors, quand le Special One fait le forcing pour recruter un jeune défenseur central, et qu’il aligne quarante millions d’euros pour un garçon qui n’a côtoyé le haut niveau que durant deux petites années, on peut s’attendre à du lourd. Surtout quand Manchester City se place aussi pour récupérer la pépite. Disons-le donc tout net : lorsqu'il a débarqué à United cet été en provenance de Villarreal, Éric Bailly représentait un joueur méconnu, mais prometteur (puisque l’entraîneur portugais l’avait réclamé) aux yeux de tout le monde (hormis les observateurs attentifs de Liga qui n'ont pas été surpris). Et l’Ivoirien n’a pas déçu. Bien au contraire.

L'héritier de Ferdinand ?


Lancé d’entrée de jeu en Premier League et considéré comme un titulaire quasi indiscutable depuis par Mourinho, Bailly fait mieux que de répondre aux promesses : il impressionne. Meilleur élément de son club à son poste, celui qui a rejoint l’Espanyol Barcelone en 2011 alors qu’il n’avait jamais joué en première division dans son pays (il était gérant de cabines téléphoniques) ne cesse de conforter les Red Devils dans leur choix. Avant son arrivée en Angleterre, le natif de Bingerville n’avait pourtant disputé que quarante rencontres de Liga. Signe que rien ne lui fait peur. « Il semble imperméable à la pression, note Michel Dussuyer, son ancien sélectionneur. Que ce soit avec la Côte d’Ivoire, à Villarreal ou à United, il s’est imposé très rapidement... À chaque fois que vous lui mettez une marche un peu plus haute, il la franchit sans difficulté. Or, avaler les épreuves si vite, c’est la marque des très grands.  »


Bailly, un futur « très grand » ? Peut-être bien. Âgé de 23 ans, le monsieur n’a pas véritablement de points faibles. Excellent en Espagne, il l’est également aujourd’hui en Premier League. «  Avec son bagage complet, il peut s’imposer n’importe où, dans n’importe quel pays » , assure Dussuyer, très emballé par son ex-poulain. Avant de lister ses nombreuses qualités démontrées avec MU : « Il présente une très grande assurance, alors qu’il est encore jeune. On ne sent pas de fébrilité chez lui, il a déjà une énorme maturité. Ce qui est frappant, c’est qu’il possède toutes les caractéristiques pour être un top défenseur moderne. Il est grand, il répond présent dans les duels aériens, il va très vite, il a une bonne maîtrise sur le plan défensif, il gère bien les tacles et les interceptions... En plus de ça, il a une très bonne technique, une bonne capacité de relance. Bref, il a énormément d’atouts à sa disposition et un potentiel pour devenir un des meilleurs défenseurs du monde. » C’est dit.

Organisme à muscler et leader à découvrir


Un constat flatteur. Mais raisonnable, sans aucun doute. Reste que s’il veut un jour constituer une référence à son poste, Bailly va devoir compter sur un corps un peu moins fragile. En deux ans, le défenseur a été victime de huit blessures. La dernière en date ayant eu lieu fin avril après 38 jours d’indisponibilité cet hiver. Voilà pourquoi il n’a jamais atteint les trente matchs en championnat sur une saison (25 avec Villarreal l’an dernier, 22 avec Manchester actuellement). Dussuyer, lui, voit un autre domaine dans lequel Eric doit progresser : «  Il a quasiment tout. Après, dans la gestion de certaines situations, il va encore acquérir un capital expérience avec la répétition des matchs et en se frottant à des joueurs de très haut niveau. Mais s’il y a une chose sur laquelle il doit rester vigilant, c’est sur lui-même, sur sa concentration, sur sa capacité à rester sérieux non-stop pendant les matchs. » Et concernant sa place dans le vestiaire, sa capacité à se muer en leader ? « C’est quelqu’un de discret pour le moment, mais il a tout pour devenir un patron. Ça viendra avec le temps, répond l’entraîneur... Comme il dispose d’une très bonne lecture tactique des choses, et que son poste de défenseur central lui impose de parler à ses partenaires, de replacer ses coéquipiers... Il faut peut-être qu’il force un tout petit peu sa nature. Après, quand on arrive à Manchester, vu les joueurs qu’il y a, ce n’est pas évident de prendre la parole et de dire à untel "Bouge-toi !" » S’il répète ses performances actuelles, il en aura au moins la crédibilité.



Par Florian Cadu
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