En poursuivant votre navigation sur SOFOOT.com, vous acceptez nos CGV relatives à l’utilisation de cookies
et des données associées pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts
. Gérer les paramètres des cookies.
MATCHS 19 Résultats Classements Options
  1. //
  2. // 28ème journée
  3. // Le joueur de la journée

Bahoken le survivant

Un nom de personnage de jeu vidéo, une victoire, mais surtout un doublé pour essuyer d’un revers de main un début de saison horriblement compliqué. A 20 ans, Stéphane Bahoken, fils de, mais pas seulement, a offert une victoire importante à l’OGC Nice face à Montpellier. Une nouvelle carte jeune du côté du GYM.

Modififié
Il paraît qu’en Ligue 1, c’était le week-end de la jeunesse. Rabiot, Jean et compagnie. Des mineurs qui mettent des pions, quoi. Des types nés en 1992, quand ce n’est pas 1995. Une époque où nombre d’amateurs de football d'aujourd’hui étaient déjà grands. Ceux-là même qui, quand ils ont entendu pour la première fois de leur vie le nom de Bahoken, ce dimanche, ont de suite pensé à la genèse de la saga Street Fighter, ou se sont mis, machinalement, à faire un arc de cercle avec les flèches d'une manette imaginaire, pour que Ken et Ryu dégainent leurs pouvoirs magiques. S’il n’a probablement jamais vu une manette de Super Nintendo, Stéphane Bahoken, fils de Paul, ancien international camerounais, a entrevu la lumière ce week-end pour la première fois depuis un bon bout de temps. Au premier plan après un début d’exercice 2012-2013 très difficile, le natif de Grasse est un vrai survivant.

2012, l'année de la lose


Pourquoi ? Parce que si son appel est presque aussi bon que le caviar distillé par Eric Bauthéac – l’occasion de dire que l’ancien de Dijon est quand même une superbe recrue – Stéphane Bahoken n’avait pas grand-chose à faire, ce jour-là, sur le front de l’attaque niçoise. Il était d’ailleurs le premier surpris par sa titularisation. « J’étais un peu surpris que le coach fasse appel à mois. Surtout après cinq mois sans jouer…  » confiait l’intéressé à Sport 24 après de la rencontre. Oui, cinq mois sans jouer. En octobre 2012, le Niçois est victime d’une fracture du péroné à l’entraînement avec le GYM. Un coup d’arrêt pour un jeune joueur qui était alors apparu à quatre reprises avec le groupe pro. Pas le dernier. Pour son retour à la compétition avec la réserve de l’OGC Nice en février 2013, Bahoken se prend un rouge et trois matchs de suspension lors de la victoire des siens face à Aubagne. « L’arbitre a cru que je l’avais insulté et j’ai été suspendu pour un fait que je n’ai pas commis » commente alors le poissard. Ultime rebondissement de ce début d’année 2013 de loser, Bahoken doit être prêté au Havre, prépare ses valises, mais l’affaire capote au dernier moment. « Ce n’est pas plus mal ! » , rigole aujourd’hui l’intéressé. Pas faux.

« Moi aussi, je veux marquer ! »


Car l’histoire de Stéphane Bahoken, c’est aussi l’histoire de petits complexes nés il y a pas longtemps de ça. Issu de la génération Biactol des Maupay, Bosetti, eux aussi formés au club, ou encore Eysseric, Bahoken a vu ses jeunes compagnons percer alors qu’il était dans la galère. « Moi aussi je voulais marquer ! » avouait-il d’ailleurs sobrement au micro de RMC, à la sortie de la rencontre. A force de galère et de patience, le ketchup a fini par sortir, pour reprendre la métaphore sauce tomate de Cristiano Ronaldo. Lui qui n’avait disputé que 73 minutes avec les pros cette saison et 292 avec la réserve se retrouve, au gré des forfaits de Cvitanich, d’Eysseric et de la fatigue de Maupay, catapulté à la pointe de l’attaque niçoise. La partie commence par une mauvaise passe pour son pote Bosetti et Puel commence à craindre le pire pour un joueur talentueux, mais qui a toujours semblé timide et timoré lors de ses entrées avec l’équipe pro. Mais les doutes se dissipent à la 12e minute, sur ce service de Bauthéac avant que la partie ne se transforme en rêve éveillé après un « but à la Lavezzi  » , selon l’intéressé, un but dégueu, plus certainement. Mais un but quand même. « Je ressens une grande joie  » , avoue alors un Bahoken « fatigué » , « beaucoup même » . Et un doublé, surtout. Désormais habitué à voir ses jeunes pousses percer, Claude Puel, lui, ne s’emballe pas. Joueur puissant, pas mauvais devant le but, l’attaquant de 20 ans doit, selon son coach, « progresser dans son jeu dos au but, car il peut être bon dans ce domaine » . Du boulot, Stéphane en a, c’est une certitude. Mais sur le plan mental, ça devrait commencer à aller.

Par Swann Borsellino
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié



Partenaires
Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur Olive & Tom
Hier à 09:00 Coentrão casse le banc des remplaçants 9 vendredi 19 janvier L2 : Les résultats de la 22e journée 4 vendredi 19 janvier Un club espagnol offre un maillot à tous les bébés nés en 2018 3
À lire ensuite
La semaine Twitter