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Bah alors, Boca, ça va pas ?

Malgré un très bon mercato, Boca Juniors a vécu une préparation catastrophique. Quatre défaites, un plan de jeu toujours aussi flou, un Carlos Tévez en doute et un président qui critique publiquement son capitaine.

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C’est bien connu, il est plus facile de recruter quand on est champion. Après le doublé coupe-championnat, Boca Juniors a donc réalisé un mercato de haut niveau. Pablo Osvaldo est revenu régler ses comptes avec les défenseurs argentins, Leonardo Jara, Jonathan Silva et Frank Fabra – trois jeunes latéraux prometteurs – sont venus garnir les côtés, et Juan Manuel Insaurralde, solide défenseur central, a quitté sa lucrative aventure au Mexique pour son deuxième cycle au club. Aussi, Boca a réussi à éloigner le Real Madrid de sa pépite uruguayenne, Rodrigo Betancur. Bref, ça ressemble à un mercato réussi. Problème, la préparation estivale des Xeneizes est un gros fiasco. Quatre défaites (dont deux face à River Plate), des erreurs défensives à foison, une seule victoire lors d’un match bien trop amical contre Emelec, un plan de jeu toujours aussi flou et une polémique créée par Daniel Angelici, président du club, qui critique publiquement son capitaine.

Un président toujours aussi maladroit


« Au Cata, je lui ai dit : "Tu es capitaine de Boca. Putain, pourquoi tu as besoin de sortir en faisant des gestes (lors du premier match amical perdu par Boca contre River, le défenseur central exclu est sorti en provoquant les supporters des Millonarios, ndlr).


Tu ne respectes pas l’image du club. Je viens de te renouveler ton contrat, malgré ton âge, parce que tu m’as dit que tu voulais finir ta carrière à Boca." Je lui ai aussi dit que j’attendais une attitude différente de sa part. » La semaine dernière, une vidéo filtre sur les réseaux sociaux. Elle met en scène Angelici, président de Boca, qui critique durement Cata Díaz, capitaine expérimenté de son club. Il ajoute : « Carlitos devrait être capitaine. Je n’entre pas dans le vestiaire et c’est l’entraîneur qui décide. Mais selon moi, le capitaine, c’est le leader. Et aujourd'hui, le leader, c’est Tévez. C’est l’image du club. » Comment foutre le bordel dans un effectif en trente secondes.

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Officiellement, une réunion pour apaiser les tensions a eu lieu entre le joueur de 36 ans et le président habitué des conflits internes (avec Bianchi ou Riquelme dernièrement). Au sein même de l’effectif, deux autres référents que sont Tévez et Orión, le gardien de but, se seraient confrontés après la deuxième défaite contre River. Bref, pas la meilleure situation possible avant de remettre en jeu deux titres. Surtout que sur le terrain, c’est tout aussi compliqué.

Il est loin le temps de Juan Román



Si le club est habitué à gérer une tempête médiatique constante, l’entraîneur Rodolfo Arruabarrena ne goûte que très peu la remise en cause de son plan de jeu. Et pourtant. Lors du premier match amical contre River Plate (où trois joueurs de Boca ont été exclus), son équipe a offert un récital de tacles assassins et de coups bas. Si les deux équipes ont montré une triste image qui résume parfaitement l’état actuel du football argentin, celle du Vasco « a le devoir historique de montrer un autre visage » , selon Alberto Márcico, meneur de jeu et idole du club dans les années 90, dans une interview sur SuperMitre : « Premièrement, on donne une très mauvaise image de Boca avec des erreurs terribles. Mais ce qui m’inquiète le plus, c’est que Boca ne génère absolument pas de football. » Il reconnaît pourtant que le club a un des meilleurs effectifs du championnat argentin. Alors, c’est quoi le problème ? Tactiquement d’abord, Arruabarrena n’a aucune alternative à son 4-3-1-2. Lors de la revanche (vraiment amicale cette fois-ci) contre River Plate, l’entraîneur xeneize a tenté d’aligner un 3-4-1-2 innovateur. Mais c’était sans compter sur la science tactique de Gallardo qui a donné une nouvelle leçon à son compère. Après la défaite, Arruabarrena s’est emporté contre les critiques : « On vient de gagner deux titres, ce n’est pas comme si on n’avait rien gagné depuis vingt ans. » Et prétend récupérer ce qui a fait de son équipe un champion incontesté la saison passée : « On était connus pour notre solidité et l’équilibre. C’est ce que nous devons récupérer. »

Carlitos a besoin de souffler


Autre souci, le rôle de Carlos Tévez. S’il est indiscutablement l’homme de la saison dernière, l’ancien de la Juventus vit logiquement une période difficile. Physiquement d’abord. L’Apache a enchaîné une saison entière avec la Vieille Dame avant de se greffer à l’effectif de Boca et disputer le très exigeant tournoi local. Et cela sans jamais avoir l’occasion de se reposer. Cette pré-saison devrait être la clé de sa récupération physique. Préservé pour les Superclásicos d'été, Tévez n’a absolument pas pesé. Pire, son duo avec Osvaldo n’apporte aucune certitude, alors qu’il s’entendait à merveille avec Calleri, vendu à un fonds d’investissement pour faire de la place au sosie de Johnny Depp. L’international argentin n’a pas hésité à critiquer publiquement ses coéquipiers après les deux défaites contre River. Il a visé l’attitude violente de son équipe après le scandale des cinq cartons rouges, puis a taclé le jeune Palacios, auteur de la faute qui a amené le penalty transformé par Mora lors de la revanche. « On a commis une erreur débile. C’est toujours comme ça que nous perdons les matchs. J’espère qu’on pourra sourire à partir de samedi. » Boca débute le championnat contre Temperley et pourra cicatriser les plaies ouvertes par cette préparation estivale catastrophique.

Les défis sont nombreux cette saison. Après le fiasco de la Bombonera, Boca va disputer la Copa Libertadores. Le club a d’ailleurs obtenu une réduction de sanction (qui était de quatre matchs à huis clos et quatre autres sans public visiteur à l'origine) à seulement deux matchs de suspension. Une demande faite à la CONMEBOL par Daniel Angelici, qui a soulevé la polémique en Argentine, puisqu’elle met une nouvelle fois sur la table le triste événement du gaz moutarde. Boca a aussi deux couronnes à garder : la Copa Argentina et le championnat. Nul doute que les supporters ne pardonneraient pas une saison blanche.

Par Ruben Curiel
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Dans cet article

Je trouvais bizarre qu'une équipe entrainée par Arruabarena puisse aligner de bons résultats. Cet entraineur nous prouve qu'il est très limité, il n'arrive pas à se renouveler, son équipe ne montre rien du tout.
Peñarol mi Amor Niveau : Ligue 2
J'avais d'ailleur eu la "chance" de le voir a l'oeuvre à Nacional en 2013, je t'avoue que son "sens tactique" me faisait bien marrer a l'époque...
Tout le contraire d'un Gallardo pour lequel tu voyait bien que le mec irait loin dans le métier.
Pareil, moi ce qui m'avait frappé c'était la défense. Y'avait pas d'alignement, de couverture, tu voyais le pauvre Scotti complètement paumé, qui savait pas comment diriger ses coéquipiers.
Peñarol mi Amor Niveau : Ligue 2
https://youtu.be/tEt7w22jwXI

Tout ce que tu raconte trés bien resumer dans un seul match.
J'était personnelement en virage ce 5 mai 2013, j'avais jamais autant rigolé un jour de Súperclasico, c'était grandiose !
La facilité déconcertante avec laquel un Zalayeta de 34 balais arrivait à percer cette défense...
La palme de la connerie revenant ce jour la a Israel Damonte et son expulsion digne d'un vulgaire idiot...
Enfin bref, excellent souvenir pour ma part.
https://www.youtube.com/watch?v=0-hyztdzipo

Moi c'est celui d'après que j'avais vu, avec Luis Aguiar qui marchait sur l'eau.
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