Italie - Serie B - Modena
Eric Maggiori
Baggio, le retour du « Divin Codino » ?
Alors qu’il est bien installé au poste de président du secteur technique de la Fédération italienne de football, Roberto Baggio pourrait, la saison prochaine, faire ses grands débuts sur un banc de touche. Enfin ?
Baggio, le retour du « Divin Codino » ?
On peut difficilement faire plus discret. Depuis la fin de sa carrière, en 2004, Roberto Baggio est là sans être là. Il a d’abord pris de longues vacances, puis est revenu sur le derrière de la scène, parce que le devant, ça l’emmerde un peu. Promu président du secteur technique de la Fédération italienne de football suite à la demande de Giancarlo Abete en août 2010, Roberto bosse depuis en silence, avec ses cheveux toujours frisés, mais désormais grisonnants. Mais le rôle de l’ombre, c’est terminé pour Baggio. Ou du moins, ce sera bientôt terminé. En passant son brevet pour devenir entraîneur, l’ancien numéro 10 de la Squadra Azzurra a franchi un cap. Il veut entraîner, il veut retrouver les sensations du terrain. Depuis jeudi dernier, c’est officiel : le « Divin Codino » est titulaire du brevet lui permettant de coacher un club de n’importe quelle catégorie. Il n’a pas fallu bien longtemps pour qu’un premier club, en l’occurrence Modena, ne se bouge les fesses. « Je vais proposer le banc de Modena à Roberto Baggio. Nous en avons déjà parlé. La semaine prochaine, je ferai les premiers pas », déclarait dès le lendemain à l’ANSA Antonio Caliendo, ancien agent de Baggio et désormais consultant technique de Modena. Avant d’ajouter : « Il me semble logique qu’il soit le premier à être contacté pour ce poste. C’est le numéro 1, le plus grand. Après autant de théorie, ce serait la façon idéale de se lancer au niveau mondial ». Bon, Modena au niveau mondial, c’est à peine exagéré.
De Caldogno au pénalty contre le Brésil
Il est néanmoins vrai que Roberto Baggio manque au football italien. Le 16 mai 2004, l’un des plus grands talents que le Calcio n’ait jamais connu, voire le plus grand pour certains, quitte la scène. Le théâtre est San Siro, pour un match entre le Milan AC et Brescia. Le stade tout entier se lève pour ce joueur qui a tant fait rêver les foules pendant vingt ans et qui a endossé les maillots des trois plus grands clubs italiens, la Juve, le Milan AC et l’Inter. Beaucoup auraient souhaité que Baggio ne parte jamais. Non pas qu’il continue à jouer jusqu’à 50 balais, mais qu’il reste près du terrain. Entraîneur adjoint, consultant, quelque chose dans le genre. Mais non. Roby a décidé de s’éloigner, de prendre du recul sur un sport qu’il avait embrassé en 1974, lors de ses débuts avec les poussins de Caldogno, le club de sa ville natale. Puis la carrière que l’on connaît… Vicenza, Fiorentina, Juventus, Milan, Bologne, Inter, Brescia, et bien sûr les exploits avec la Nazionale, et cette Coupe du monde 1994 qu’il a failli remporter à lui seul. À un pénalty près...
Comment un joueur qui a tant fait vibrer les tifosi pouvait-il disparaître, comme ça, du jour au lendemain, pour aller se consacrer à la chasse, son autre passion ? C’était impossible. Et même si Baggio s’est mis volontairement de côté pendant plusieurs années, il n’a jamais caché son envie de revenir un jour et de retrouver un poste digne de sa carrière. Ainsi, en 2010, lors d’une interview donnée à Gazzetta Video, il laissait déjà entrevoir quelques signes de reconversion. « Moi, entraîneur ? Je ne sais pas. Je peux juste dire que j’aime les défis », affirmait-t-il un sourire en coin. Puis de préciser : « Guardiola et Prandelli sont des gens que j’ai régulièrement au téléphone, que j’estime beaucoup en tant qu’entraîneurs et en tant qu’hommes. J’aimerais un jour pouvoir avoir des expériences professionnelles avec eux. » Bizarre qu’il n’ait pas cité Pablo Correa et Philippe Montanier.
À la rencontre du philosophe
Alors oui. Imaginer Roberto Baggio venir s’asseoir sur le banc de Modena, c’est une idée qui fascine, et qui va forcément faire croître la cote de popularité d’un club pas très sexy, 12e de deuxième division la saison dernière. Même si, pour certains, « Baggio serait déjà prêt pour un club de Serie A ». C’est en tout cas l’avis de Renzo Ulivieri, président de l’Association italienne des entraîneurs de football, qui a entraîné Baggio lors de la saison 1997-98, à Bologne. Antonio Caliendo, qui va tout faire pour le faire signer à Modena, en remet quant à lui une couche aux micros de Radio Sportiva. « J’essaye par tous les moyens de m’entretenir avec Baggio. Le connaissant, je pense qu’il devrait faire une carrière à la Guardiola. Un champion comme lui peut devenir un grand entraîneur. Modena peut être un tremplin parfait pour le propulser. Roberto est quelqu’un qui peut soulever les foules, mais il n'est pas du genre à prendre une décision comme ça, sur un coup de tête », a-t-il assuré.
La seule chose qui semble encore être un obstacle à voir Baggio sur un banc de touche, c’est son style de vie. Roberto est un personnage réfléchi, presque philosophe, qui aime pouvoir être en retrait. Tout le contraire de ce que requiert le poste d’entraîneur. Si le côté philosophe peut éventuellement lui servir à analyser les prestations, il lui faudra également se faire violence pour aller répondre aux questions pas toujours pertinentes des journalistes à la fin des rencontres (« Déçu par cette défaite ? »). Bref. Roberto Baggio n’est pas encore sur le banc de Modena, mais il a en tout cas les cartes en règle pour aspirer à ce nouveau rôle. Reste à se convaincre lui-même qu’il en est capable. Car convaincre les autres, c’est déjà dans la poche.
Tu sais que tu supportes la Squadra Azzurra quand…
De Caldogno au pénalty contre le Brésil
Il est néanmoins vrai que Roberto Baggio manque au football italien. Le 16 mai 2004, l’un des plus grands talents que le Calcio n’ait jamais connu, voire le plus grand pour certains, quitte la scène. Le théâtre est San Siro, pour un match entre le Milan AC et Brescia. Le stade tout entier se lève pour ce joueur qui a tant fait rêver les foules pendant vingt ans et qui a endossé les maillots des trois plus grands clubs italiens, la Juve, le Milan AC et l’Inter. Beaucoup auraient souhaité que Baggio ne parte jamais. Non pas qu’il continue à jouer jusqu’à 50 balais, mais qu’il reste près du terrain. Entraîneur adjoint, consultant, quelque chose dans le genre. Mais non. Roby a décidé de s’éloigner, de prendre du recul sur un sport qu’il avait embrassé en 1974, lors de ses débuts avec les poussins de Caldogno, le club de sa ville natale. Puis la carrière que l’on connaît… Vicenza, Fiorentina, Juventus, Milan, Bologne, Inter, Brescia, et bien sûr les exploits avec la Nazionale, et cette Coupe du monde 1994 qu’il a failli remporter à lui seul. À un pénalty près...
À la rencontre du philosophe
Alors oui. Imaginer Roberto Baggio venir s’asseoir sur le banc de Modena, c’est une idée qui fascine, et qui va forcément faire croître la cote de popularité d’un club pas très sexy, 12e de deuxième division la saison dernière. Même si, pour certains, « Baggio serait déjà prêt pour un club de Serie A ». C’est en tout cas l’avis de Renzo Ulivieri, président de l’Association italienne des entraîneurs de football, qui a entraîné Baggio lors de la saison 1997-98, à Bologne. Antonio Caliendo, qui va tout faire pour le faire signer à Modena, en remet quant à lui une couche aux micros de Radio Sportiva. « J’essaye par tous les moyens de m’entretenir avec Baggio. Le connaissant, je pense qu’il devrait faire une carrière à la Guardiola. Un champion comme lui peut devenir un grand entraîneur. Modena peut être un tremplin parfait pour le propulser. Roberto est quelqu’un qui peut soulever les foules, mais il n'est pas du genre à prendre une décision comme ça, sur un coup de tête », a-t-il assuré.
La seule chose qui semble encore être un obstacle à voir Baggio sur un banc de touche, c’est son style de vie. Roberto est un personnage réfléchi, presque philosophe, qui aime pouvoir être en retrait. Tout le contraire de ce que requiert le poste d’entraîneur. Si le côté philosophe peut éventuellement lui servir à analyser les prestations, il lui faudra également se faire violence pour aller répondre aux questions pas toujours pertinentes des journalistes à la fin des rencontres (« Déçu par cette défaite ? »). Bref. Roberto Baggio n’est pas encore sur le banc de Modena, mais il a en tout cas les cartes en règle pour aspirer à ce nouveau rôle. Reste à se convaincre lui-même qu’il en est capable. Car convaincre les autres, c’est déjà dans la poche.
Eric Maggiori
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On était à la Kop Cup

















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On pourrait mettre sa photo dans les secondes qui ont suivi dans le dictionnaire à côté de "solitude".
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Il a été décisif surtout lors des matchs a élimination directe, après avoir connu une phase poule délicate (notamment remplacé prématurément contre la Norvège au profit du gardien remplaçant, Pagliuca se faisant exclure ...)
Mais il m'a surtout ébloui lors de la demi contre Paris, avec son coup-franc magistral dans la lucarne de Lama, en toute fin de match là encore, et lors de le finale (aller-retour) contre le Borussia. Ballon d'Or ultra mérité en 93 !
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Pour nononoway : les gens ont le droit de dire quand ils trouvent un article bien écrit et intéressant hein ,c'est aussi fait pour ça les commentaires... Mais c'est vrai qu'Eric Maggiori récolte pas mal de lauriers ces temps-ci. A rapprocher du regain d'affection pour l'Italie suite à l'Euro ?
En tout cas, maintenant il paraît que quand tu sors un bon article inscrit du talon à la rédac' de SoFoot ils appellent ça une Maggiori...
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J'empêche pas les gens de donner leur avis, mais ça me fait rire de voir un journaliste plebiscité à ce point. A quand le shop So Foot avec le maillot floqué Maggiori ?
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Bon la Fiorentina c'est lui qui a choisi de la quitter, mais je trouve que la Juve n'a pas été très inspirée en lui demandant de partir alors qu'il était au top de sa carrière et qu'il aurait pu nous apporter encore énormément et former un trio magique avec Del Piero et Vialli.
Le Milan et l'Inter le lourderont aussi sans ménagement, même si pour l'Inter ça peut se comprendre puisqu'il avait déjà un certain âge.
Baggio était vraiment un joueur à part, toujours brillant et pourtant perpétuellement remis en question partout où il passait. En équipe d'Italie également, alors que c'était LA STAR de l'équipe, Sacchi ne l'a jamais apprécié. Pourtant, sans Baggio son mondial 94 n'aurait pas été une réussite. En 96, Baggio n'est pas à l'Euro et l'Italie sort au premier tour...
Je me souviens de son dernier but en Serie A, un chef d'oeuvre! Il enrhume toute la défense de Parme avec ses dribbles et crucifie le gardien... A 37 ans, la classe!
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Mais c'était une autre époque.
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Je rajoute à ce fait d'arme, une bonne quinzaine de coupfrancs directs en Serie A + un corner direct avec Brescia.
Adulé par les supporters, en conflit avec les coaches, dont le plus grand malentendu concerne sa relation avec Lippi, qui lui a littéralement pourri la carrière, la première fois à la Juve où il remplace Baggio par Del Piero lors de la saison 94/95, puis une seconde fois avec l'Inter lors de la saison 99/2000. Pour la petite histoire, Baggio l'a sauvé du licenciement lors du dernier match de cette saison, un barrage contre Parme permettant de se qualifier pour la LdC: un coupfranc somptueux et une reprise du gauche parfaite. Ca sera le dernier match de Baggio sous le maillot nerazzuro. Lippi, lui, se fera dégager après seulement quelques matches de la saison suivante.
Avec Sacchi c'était pas le big love, uen relation de confiance qui s'était brisée lors de ce match contre la Norvège. Avec Trapattoni ça se passait pas si mal à la Juve; par contre, alors que Baggio était revenu de blessure en un temps record en 2002 en marquant 11 buts en 12 matches, il n'a quand même pas été retenu pour la Coupe du Monde.
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http://www.comparestoreprices.co.uk/foo … aggio-.asp
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C'est vrai, on ne peut que regretter de ne pas avoir pu voir l'association Baggio / Del Piero.
Pour le Ballon d'Or 94 : d'accord avec Filoubifrance, Romario l'aurait emporté haut la main, car il a été au Brésil (il a porté la seleçao quasiment à bout de bras aux States) ce que Baggio a été à l'Italie, la victoire finale en plus.
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D'ailleurs y a quelque chose que je ne comprends pas, si on a filé ce ballon d'or à Stoichkov c'est parce qu'il a été en finale de la C1 et qu'il a remporté la Liga, mais alors quid de Baresi qui a fait une saison encore plus monstrueuse(victoire en C1, victoire en Serie A et finaliste du mondial) et qui était capitaine du Milan et de l'Italie et qui a fait un Mondial stratosphérique. ça c'était du défenseur haut de gamme! Je ne sais pas à quelle place il termine au ballon d'or mais je suppose qu'il était sur le podium.
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et à son top niveau c 2 ou 3 meilleurs du monde ...terrible !!! matez ça !!!http://www.youtube.com/watch?v=CsyhRA8B0Rw
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non c'était Maldini le 3ème. Et c'était mérité : grosse saison avec le milan avec un doublé C1/Scudetto (ahhhh, le 4-0 au Barça de Cruijff à Athènes, le lob de Savicevic ...) et superbe coupe du monde avec la Squadra.
Sinon, il est vrai que voir Stoichkov ballon d'or, sans vouloir minimiser sa valeur, c'était peut être une façon de récompenser la dream team de Cruijff. Et à défaut de Romario ...
De toute façon, cela n'enlève rien au génie de Baggio.
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quelle époque quand même pour la Squadra Azzurra avec tous ces joueurs légendaires (Baggio, Zola, Vialli, Albertini, Baresi, Maldini, Bergomi...), qui paradoxalement auront effleuré plusieurs fois le rêve de la Coupe du Monde, sans jamais l'atteindre.
C'est la génération maudite des tirs aux buts. 3 coupes du monde, 3 défaites aux tirs aux buts...
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Comment on a pu le lourder comme ça?!
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