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Bacca et le Milan, fragile idylle

Face à Empoli ce samedi, l'AC Milan devra se passer de Carlos Bacca, absent pour blessure musculaire. Après un début de saison tonitruant, l'avant-centre colombien marque clairement le pas depuis plusieurs semaines et s'est même pris le bec avec Vincenzo Montella fin octobre. De quoi réactiver les rumeurs de transfert le concernant.

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Il fait partie de cette race d'attaquants obsessionnels, discrets et taiseux, dont le visage ne s'illumine vraiment que quand le ballon franchit la ligne de but adverse. Alors, quand Carlos Bacca découvre qu'il doit laisser sa place à Luiz Adriano face à Pescara fin octobre dernier, le Colombien tire sans surprise une tête de mort-vivant. Lentement, le visage fermé, les bras collés le long du corps, l'avant-centre longe la ligne de touche pour effectuer son remplacement, avant de serrer dédaigneusement la main de Vincenzo Montella. Avec qui il échange des mots doux depuis le banc de touche. Un incident minimisé après le match par l'entraîneur des Rossoneri : « Oui, Bacca n'était pas content de quitter le terrain... mais j'ai vu des réactions bien pires de la part de joueurs qui avaient été remplacés. » Reste que Carlos Bacca accumule de la frustration du côté de Milan depuis quelques semaines. Un club avec lequel il entretient une relation qui reste encore instable et fragile.

Sevré de buts


Depuis début octobre, soit six matchs joués en Serie A, le Colombien ne trouve plus le chemin des filets. Une éternité pour un attaquant de sa trempe, qui n'était jamais resté muet plus de quatre matchs consécutifs en championnat la saison dernière. De quoi s'attendre à voir le Milan subir logiquement les conséquences de l'état de forme déclinant de son buteur. Car avant son passage à vide, le Bomber lombard a porté sur ses épaules le début de saison des Rossoneri, inscrivant six buts lors des sept premières journées de Serie A. Sauf que Montella et ses hommes ont plutôt bien su s'accommoder du rendement en baisse du Colombien. D'abord parce que ce Milan-là puise clairement sa force dans un collectif bien huilé et équilibré, qui prend progressivement conscience de ses qualités et limites. Lors des six dernières journées de Serie A, les Lombards n'ont ainsi pas paru franchement obsédés par l'idée de contrôler à tout prix la partie, ne monopolisant le cuir que 51% du temps face au Genoa, 50% face à Pescara, 49% face à Palerme et même 37% face à l'Inter. Le tout en s'appuyant non sur un seul, mais sur plusieurs hommes pour forcer la décision, comme Manuel Locatelli, Suso (quatre buts) ou M'Baye Niang (trois réalisations). Un projet de jeu plus collectif où Bacca perd inévitablement en influence : lors de la douzième journée de Serie A, l’attaquant ne touchait ainsi que quinze ballons, dont aucun dans la surface, avant d'être remplacé par Gianluca Lapadula, qui inscrivait le but victorieux en toute fin de match.

« Quand il ne jouait pas, il me jetait des regards bizarres »


Suffisant pour tendre les relations du Colombien avec Montella. Car sous ses airs d'attaquant évangéliste, qui remercie Dieu à chacun de ses pions, Carlos Bacca est une sacrée tronche de cake. Unai Emery, qui en avait fait son attaquant phare du côté de Séville pendant deux saisons, en sait quelque chose. Si le Colombien n'est pas vraiment du genre à s'épancher verbalement avec le staff et encore moins dans la presse, l'actuel entraîneur du PSG explique que l'avant-centre n'hésite pas à faire savoir quand il est mécontent de son rôle ou de son temps de jeu : « Quand il ne jouait pas, il me jetait tout le temps des regards bizarres et me défiait des yeux. »


Un signe qu'avec Carlos Bacca, il faut savoir lire entre les lignes. Alors qu'il a inscrit vingt buts en quarante-trois matchs toutes compétitions confondues la saison dernière, l'attaquant du Milan reste ainsi longtemps silencieux cet été face aux multiples rumeurs de transfert le concernant. Et laisse notamment son agent temporiser face aux médias, alors que West Ham multiplie les offensives pour l’inscrire dans ses rangs. Ce n'est finalement que fin août, alors qu'il a reçu des garanties de Vincenzo Montella quant à son temps de jeu et son rôle de leader d'attaque, que Bacca clarifiera définitivement sa position : « Je pense que West Ham est un club de premier plan, mais j'ai rejeté l'offre... Très sincèrement, ça m'a fait plaisir de sentir que j'étais important pour Milan. Montella m'a clairement dit qu'il serait attristé de me perdre, qu'il me voyait comme un leader pour l'équipe... Maintenant, le sentiment d'être perçu comme intransférable est très beau. Avant d'être un footballeur, je suis une personne. Si je suis important pour Milan, cela signifie que je dois rester. » Sauf que, s'il reste l'un des hommes de base du Milan, Bacca découvre aussi qu'il n'est plus tout à fait indispensable. De quoi réactiver les pistes menant à un départ du Colombien au mercato de janvier. Selon L'Équipe, Unai Emery aurait déjà fait de Bacca sa cible prioritaire. Montella, lui, n’a pas écarté l'éventualité d'un départ de son attaquant : «  Bacca ? C’est encore beaucoup trop tôt pour parler de mercato, le mois de janvier réserve souvent des transferts lors des derniers jours. » D’ici là, peut-être qu’il ne restera du passage de Bacca au Milan que les souvenirs éparpillés d’une idylle prometteuse, mais finalement trop fragile pour durer.



Par Adrien Candau
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