1. //
  2. //
  3. // Kuopion Palloseura
  4. // Interview

Babacar Diallo : « Le finnois est presque la troisième langue en Finlande »

Si les principaux championnats européens ont repris depuis peu, celui de la Finlande arrive bientôt à son terme. Défenseur au club de Kuopion Palloseura, plus communément appelé KuPS, Babacar Diallo s'épanouit dans un pays où la quiétude lui sied à merveille. De Dakar en passant par la France, la Turquie ou encore les États-Unis, le Franco-Sénégalais a laissé la passion guider sa carrière, elle qui a été émaillée de nombreuses blessures. Entretien avec un homme qui n'a pas succombé aux charmes divins des demoiselles scandinaves.

Modififié
97 9
Tu es né et a grandi à Dakar, au Sénégal. Quels sont tes premiers souvenirs de ton enfance là-bas ?
J'étais un enfant normal. J'allais à l'école et quand je rentrais le soir, j'allais jouer avec des amis. On faisait des petits buts et c'était parti. C'est comme ça que j'ai commencé à jouer au football. Ça reste de très bons souvenirs.

Arrivé en France, tu as effectué ta formation à Amiens et au Paris FC, mais n'es jamais passé professionnel. Pourquoi ?
C'est vraiment au Paris FC que j'ai commencé à penser à devenir joueur de foot. Parce qu'avant, c'était simplement un loisir pour moi. Là-bas, j'ai vraiment réalisé qu'il y avait quelque chose qui pouvait se passer. Après une année en 16 ans nationaux au Paris FC, je suis allé à Amiens où je suis resté deux ans. La première année s'est bien passée. Au début de la deuxième, pareil, j'étais même capitaine des 18 ans nationaux et avais réussi à faire quelques matchs avec la CFA2 à l'époque. Mais j'ai eu ensuite une grosse blessure avec une pubalgie aux adducteurs. Ça a quand même duré de trois à quatre mois. Et quand je suis revenu, le coach n'avait plus vraiment confiance en moi, car j'avais raté une grosse partie de la saison. Comme on le sait en général, on met généralement du temps à revenir au top de sa forme après une blessure. À la fin de saison, ils ont donc décidé de ne pas me garder.

Alors, à seulement dix-neuf ans, tu choisis de rejoindre la Turquie et Çanakkale Dardanelspor, club évoluant à l'époque en 1. Liga (deuxième division). Une décision qui peut paraître audacieuse à un si jeune âge…
C'est un agent que je fréquentais à l'époque qui m'a dit qu'il avait un club de seconde division turque pour moi : « Est-ce que ça te tenterait ? » Je me suis dit pourquoi pas. Je n'avais pas réussi en France, je n'étais pas parvenu à y faire mon trou. Je pouvais à l'époque rester dans l'Hexagone, mais seulement pour jouer en CFA ou CFA2. Ce qui m'a poussé à partir en Turquie, c'est que la seconde division est professionnelle là-bas. Comme tout joueur de foot, on rêve de devenir un jour professionnel. Je me suis donc dit que ça pourrait être une bonne expérience. Je suis allé en stage avec l'équipe de Dardanelspor, je suis resté deux semaines à Antalya et j'ai fait la pré-saison avec eux. Ça s'est très bien passé et ils ont décidé de me faire signer deux ans de contrat. J'ai réussi à m'imposer dès le début. Le coach m'a accordé sa confiance rapidement. Mais, après seize matchs, j'ai eu une fracture au pied. C'est l'un des symboles de mon parcours jusqu'à présent. Ma carrière est parsemée de pépins physiques. J'ai raté la deuxième partie de saison et mon club est descendu en division inférieure. Et à l'époque, en troisième division, les étrangers n'étaient pas autorisés à jouer. Comme j'avais encore un an, ils m'ont donc prêté à un autre club de seconde division, İstanbul Güngörenspor (août 2010-juin 2011). C'est une équipe qui jouait le maintien et on a réussi à se maintenir.

De quelle manière s'est déroulée ton acclimatation au football turc ?
Je dirai que le football turc est assez physique. Ce n'est pas trop tactique, ça met vraiment l'accent sur le physique. Et ça correspondait parfaitement à mon style de jeu. Je suis plutôt grand, j'ai un style de jeu musclé. Je me suis directement senti à l'aise. Je n'ai eu aucun problème d'intégration.

En ce qui concerne l'ambiance dans les stades, la ferveur des supporters turcs, c'est quelque chose qui t'a marqué ?
Ah vraiment ! Je n'avais jamais vu ça avant… En Turquie, les stades sont tout le temps plein, même en deuxième ou troisième division. Tu sens qu'ils vivent au rythme du foot là-bas. Ils aiment ça. Ça m'a vraiment marqué. C'est le sport numéro un chez eux.

« On peut m'envoyer en Australie ou un autre pays au bout de la planète, ça ne me dérangerait pas. Partir à l'aventure ne m'effraie pas. » Babacar Diallo

Et İstanbul, aussi immense et beau qu'on le dit ?
İstanbul ? C'est magnifique ! J'aimerais d'ailleurs bien y retourner, même si ce n'est pas pour y jouer. Mes parents sont venus me rendre visite quand j'y étais et ils ont adoré également. Ils ont vraiment adoré. C'est une ville splendide. Il y a beaucoup de touristes qui viennent et les billets pour s'y rendre ne coûtent pas trop cher. En t'organisant bien, tu peux passer de bonnes vacances là-bas. La vie n'est pas chère, la nourriture et les taxis non plus. Quand j'avais des jours libres et que je voulais aller faire les magasins ou sortir manger, je prenais toujours les taxis. C'est une ville spéciale avec beaucoup de monuments : des mosquées, des palais, etc. Quand tu te rends à İstanbul, tu es obligé d'aller voir ça. J'ai été totalement séduit.

Tu n'es resté que deux années en Turquie. Ça reste une bonne expérience à tes yeux ?
Très bonne, oui. Même si le turc est très très compliqué à comprendre et à apprendre. J'avais certaines bases en anglais quand je suis arrivé, mais peu de personnes le parlent là-bas. Ils aiment leur pays et je n'ai pas vraiment senti qu'ils souhaitaient parler une autre langue. C'était le turc ou rien (rires). Mais j'ai pu quand même apprendre un petit peu. J'étais obligé car c'était le seul moyen de communiquer avec mon coach et mes coéquipiers. Pour l'écrire, c'est pareil. Tu as l'impression que c'est du chinois. En plus, leur clavier pour les ordinateurs est totalement différent du nôtre. Tu as des i tréma partout… L'alphabet, aussi, est complètement différent chez eux. C'est un autre monde. Mais au-delà de la langue, j'aime vraiment leur pays.

Puis, en septembre 2011, tu pars pour le FC Inter. Pas l'Inter Milan, mais Inter Turku, en Finlande. Là encore, c'est un choix singulier…
En fait, à cette époque, je ne vais mentir, c'est la seule proposition que j'avais. Et, donc, je me suis dit une nouvelle fois pourquoi pas. Je n'ai pas peur de voyager ou de découvrir quelque chose de nouveau. Ce n'est pas un problème. Partout où je suis allé dans le monde, j'ai su m'adapter. Je ne suis pas quelqu'un de difficile. Du moment que je joue au foot et que ça me permet de gagner ma vie, ce n'est pas un souci. On peut m'envoyer en Australie ou un autre pays au bout de la planète, ça ne me dérangerait pas. Partir à l'aventure ne m'effraie pas. Je vis de ce que j'aime et je peux voyager, je n'ai que des raisons de me réjouir, alors que beaucoup de gens font des boulots qu'ils n'aiment pas.

Au cours de ton passage là-bas, tu as eu un aperçu du parfum des soirées européennes en participant au deuxième tour préliminaire de Ligue Europa contre Twente (1-1, 0-5). Une immense fierté pour toi, j'imagine ?
C'était vraiment spectaculaire pour moi. Tout le monde sait que le FC Twente est un grand club aux Pays-Bas. À l'époque, c'était d'ailleurs peut-être la meilleure équipe du championnat néerlandais. C'était quelque chose d'énorme, presque un rêve de jouer contre un tel club. Le stade était entièrement rempli. Pouvoir se mesurer à eux et se confronter à de grands attaquants, c'était un vrai challenge. C'était superbe, quelque chose de spécial à vivre pour moi. À l'aller, on a fait le match qu'il fallait, mais on s'est pris une rouste au retour (rires). Quand vous jouez face à des équipes comme ça, c'est important de savoir bien défendre. Lors du premier match, nous n'avons pas été ridicules. On avait ouvert le score, mais ils avaient égalisé à un quart d'heure de la fin. Au retour, en revanche, on a senti la fatigue alors qu'ils n'avaient pas encore débuté leur championnat et étaient donc frais. Nous, dès qu'on avait fini le match aller, on avait une autre rencontre trois jours après à l'extérieur. On était rentré à Turku pour repartir dans une ville. C'était en bus et il a fallu compter plusieurs heures. Au moment de disputer le match retour, on n'en pouvait plus. Si le club avait pris les prédispositions qu'il fallait, peut-être qu'il en aurait été autrement.

Mais, après deux et ans demi, tu te retrouves sans rien, au chômage pendant quatre mois. Comment s'est produite cette situation ?
Je suis parti de Turku avec une grosse blessure. Il fallait que je me repose, que je prenne des traitements pour soigner ma blessure. Et je suis effectivement resté quelques mois sans club. Mais si cette situation s'est produite, c'est plus parce que je devais me refaire une santé.

« La vie aux États-Unis ne m'a pas forcément plus plu que ça. Globalement, ça ne me correspondait pas du tout. » Babacar Diallo

Ce n'est donc pas une période où tu as douté et eu peur de ne pas retrouver un club…
Je n'ai jamais douté de mes qualités ou de quoi que ce soit, j'ai toujours eu confiance en moi. Il fallait juste que je revienne au top, à 100% et je savais que le reste suivrait derrière. Je ne me suis jamais dit : « Ah, ça y est, les carottes sont cuites » ou c'est mort. Pour moi, la clé a toujours été de travailler. Après, notre destin n'est pas toujours entre nos mains, mais j'ai toujours fait le nécessaire de mon côté.

Tu réussis à rebondir en avril 2014 en t'envolant pour les États-Unis et Rochester Rhinos, modeste formation de United Soccer League (troisième division américaine). Raconte-nous un peu ton expérience aux States.
Un ami m'a mis en relation avec un agent qui était aux États-Unis, à New York. Ça s'est fait assez rapidement. Je lui ai montré quelques vidéos de moi sur YouTube. Il avait trouvé mon profil intéressant et m'a dit qu'il allait en parler autour de lui. Quelques jours après, il m'a recontacté pour me dire qu'il avait un club. C'est assez spécial, les États-Unis, car ils ont plusieurs ligues différentes. Ce n'est pas comme en France où il y une première division, une deuxième, etc. Ça faisait longtemps que je n'avais pas joué et j'ai ainsi accepté de tenter l'aventure. Je n'étais jamais allé là-bas et comme j'aime découvrir les nouvelles cultures des autres pays… L'agent m'a présenté au club et j'ai récupéré mon visa avant d'y aller. J'ai passé cinq, six jours avec eux au cours desquels j'ai pu disputer un match amical contre l'équipe réserve de Montreal. On avait gagné 3-0 et le coach est venu à fin de la rencontre pour me dire qu'il souhaitait me faire signer le contrat. En United Soccer League, le niveau n'était pas exceptionnel. Beaucoup de joueurs sortaient des universités. Je n'étais pas parti là-bas dans la perspective de jouer à un niveau élevé, c'était juste histoire de retrouver des sensations et de retrouver la compétition après ma blessure. Rejouer était le plus important pour moi.

Et la vie au pays de l'Oncle Sam, comment c'était ?
Dans mon équipe, il y avait un Français et un Ivoirien. C'était assez tranquille. Je me suis très vite intégré, comme d'habitude. J'ai très vite adopté leur mode de vie. Il n'y avait rien de spécial. Mais j'ai trouvé que les États-Unis était un pays qui ne faisait rien comme les autres. C'était une expérience, mais je n'ai pas trouvé que c'était en adéquation avec ma personne. La vie là-bas ne m'a pas forcément plu plus que ça. Globalement, ça ne me correspondait pas du tout.

Et depuis avril dernier, tu es finalement retourné en Veikkausliiga (première division finlandaise) et joues désormais pour Kuopion Palloseura dit KuPS. Qu'est-ce qui t'a poussé à revenir en Finlande ?
Ce qui m'a poussé à revenir étaient les deux saisons difficiles que j'avais passées à l'Inter. J'avais eu de grosses blessures et ça ne m'avait pas permis d'être régulier. Et je ne tenais pas à laisser cette image. C'est comme si, dans ma tête, je m'étais dit que j'avais un boulot à terminer. Comme je n'avais pas joué régulièrement, peut-être que les gens pensaient que j'étais un joueur fragile. En revenant, je tenais à prouver que je pouvais enchaîner les matchs (19 matchs de championnat cette saison tous disputés entièrement, ndlr). Mais si je suis revenu, c'est aussi parce que le coach de KuPS était un coach de l'une des équipes de Turku qui s'appelle TPS. Même si je n'avais pas beaucoup joué quand j'étais à Turku, il avait été séduit par mes qualités. Alors que j'étais au Sénégal en vacances, il m'a appelé pour me dire qu'il avait besoin d'un défenseur et qu'il voulait me voir jouer avec sa formation. Dès le premier entraînement effectué, il m'a fait signer le contrat, car ça lui avait suffi (rires). J'ai juste réglé quelques détails avec mon club américain parce que j'avais signé un contrat d'un an avec une autre année en option et il avait levé cette option. C'était assez compliqué, mais j'ai mis en relation le manager de KuPS et celui aux États-Unis. Ils ont réussi à s'entendre, car mon manager de Rochester voulait une compensation financière. Ce retour en Finlande m'a permis de prendre conscience que c'était vraiment une année importante pour moi. À vingt-six ans, je n'ai plus de temps à perdre. Je prends plus soin de moi, repose davantage mon corps, fais encore plus attention à ce que je mange. Si je dois faire des entraînements supplémentaires, je les fais. Ici, je ne fais pas grand-chose hein (rires). Je vais aux entraînements, puis je rentre à la maison. Deux fois dans la semaine, j'essaye d'aller à la salle pour faire du renforcement musculaire.

Le niveau et l'atmosphère dans les stades là-bas, qu'est-ce que ça donne ?
Le niveau finlandais n'est pas extraordinaire. Mais il faut dire que le niveau augmente d'année en année. Par exemple, je trouve le niveau plus élevé désormais par rapport à mon premier passage. Ils arrivent aussi à faire venir des joueurs de qualité provenant de championnats plus huppés. Ça permet de tirer le niveau vers le haut. Le championnat progresse réellement et pourrait, pourquoi pas, concurrencer ceux de Suède et de Norvège d'ici quelques années. Après, l'ambiance, ça va. C'est vrai que Kuopio n'est pas une grande ville et qu'il n'y a pas énormément de supporters, on arrive tout de même à remplir le stade à quatre mille, cinq mille supporters quand on joue contre une équipe de haut de tableau. C'est pas mal.

« Je ne regarde presque pas la télé en finnois, sauf pour les matchs de foot. Mais je coupe le son parce que ce n'est pas beau du tout à entendre » Babacar Diallo

Hors des terrains, est-ce un pays où tu te sens à l'aise ?
La Finlande, c'est un pays que j'aime bien. Mes parents et ma famille sont venus me voir. C'est un pays qui est vraiment calme et c'est en accord avec ce que je suis. Même s'il y a les « nuits polaires » et les « jours polaires » . Par exemple, pendant l'été, il ne fait pratiquement jamais nuit, et en hiver, je ne vois pratiquement jamais le jour. C'est très perturbant au début, car on n'est pas habitués à cela. Et l'hiver, il fait froid. Mais vraiment très très froid de novembre jusqu'à mars. C'est d'ailleurs pour ça que le championnat est décalé, car on ne peut pas jouer dehors. Quand on reprend en pré-saison, on est en indoor. On est obligés de faire ça.

Et le finnois, tu maîtrises ou pas ?
C'est presque la troisième langue en fait, derrière le suédois et l'anglais. Pratiquement tout le monde parle anglais ici. C'est tranquille, le coach parle anglais et on a plusieurs joueurs étrangers dans le groupe. Il n'y a pas ce problème de la barrière de la langue. On a une bonne ambiance dans le vestiaire. En revanche, pour regarder la télévision, c'est un peu embêtant. Une vraie galère. Donc je ne la regarde presque pas, sauf pour les matchs de foot. Mais je coupe le son parce que le finnois, ce n'est pas beau du tout à entendre (rires)… Du coup, la plupart du temps, je suis sur mon ordinateur pour savoir ce qui se passe en Europe et chez moi, au Sénégal. Puis les filles sont à l'image des filles scandinaves qu'on se fait en France. Elles sont grandes, blondes, les yeux bleus. Quand tu arrives, tu as l'impression que ce sont toutes les mêmes. C'est un style qu'il faut aimer et ce n'est pas trop le mien on va dire... (rires) Mais il paraît que les Suédoises sont vraiment belles en revanche.

N'est-ce pas trop frustrant d'évoluer dans un championnat où le HJK Helsinki, champion pour la septième saison d'affilée en avril dernier, règne en maître ?
Si, quand même. Mais pourquoi Helsinki est champion tous les ans ? Parce qu'ils mettent les moyens. Les équipes finlandaises qui sont derrière n'ont pas un effectif aussi étoffé que le leur. Généralement, dans une équipe, c'est vingt, vingt-quatre joueurs et ils complètent avec des jeunes. Et quand tu as des blessures ou des suspensions, tu es obligé de faire appel aux jeunes. Helsinki, eux, ils ont tout prévu. Tous les ans, ils jouent le tour préliminaire de la Ligue des champions et s'ils sont éliminés, ils jouent les éliminatoires de la Ligue Europa. Ils sont donc obligés d'avoir un groupe fourni. Puis c'est un club de la capitale et on sait que ce sont généralement les clubs où il y a le plus de fans. On aimerait que le champion ne soit pas tout le temps le même, mais c'est comme ça… Actuellement, mon équipe est au milieu de tableau (entretien réalisé le mardi 18 août, ndlr) et à six points de la troisième place, sachant qu'on compte deux matchs en moins. Le podium est généralement l'objectif fixé par le club.

À vingt-six ans, tu as déjà un parcours atypique. À quoi aspires-tu pour la suite de ta carrière ?
La première chose : être préservé des blessures. Et j'espère que ce sera vraiment le cas. Pour la suite, on verra bien. J'ai signé un an avec KuPS et mon contrat se termine à la fin de la saison. J'ai réussi jusque-là à enchaîner les matchs. Je touche du bois pour que ça dure. Je suis tombé sur un coach qui a confiance en moi, qui me pousse à faire mieux, à donner le meilleur de moi-même, à progresser. Après, comme tout joueur professionnel, on cherche à évoluer dans les meilleurs championnats. Mais on verra bien ce qu'il se passe. Je ne me fixe aucun championnat en particulier. J'aviserai si je reçois des propositions. Je ne me projette pas du tout et vis le moment présent.


Propos recueillis par Romain Duchâteau
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié

Toujours sympa ces interviews

Ca doit être une vie à la fois passionnante, mais aussi flippante. A trente ans, quand tu as fini ta carrière de globe trotter, tu te retrouves avec pas grand chose
"C'est presque la troisième langue en fait" euh.. c'est d'abord et avant tout la première langue.
Ici (en Finlande) les gens parlent bien évidemment tous finnois, après comme le suédois est une langue officielle du pays pas mal de gens se démerdent, mais c'est surtout parlé sur la côte (et vu que Turku est sur la côte, ca doit venir de là son "C'est presque la troisième langue en fait, derrière le suédois")
L'anglais, comme dans tous les pays nordiques, quasimment tout le monde le parle plutôt très bien. Mais il y a plusieurs raison à ca, films jamais doublés, beaucoup d'émissions de télé en anglais, apprentissage très poussé à l'école et puis dès qu'ils sortent de de leur pays bah ils ont intérêt a baragouiner autre chose que le finnois parce que sinon c'est foutu.
Tu peux vivre en Finlande sans parler finnois, mais de là a dire que c'est presque la troisième langue y a quand même sacré écart.

Voila, c'est tout concernant mon intervention de casse-couilles.

Sinon, comme d'hab, interview vraiment sympa pour un parcours plus qu'atypique !
Bonne chance pour la suite Babacar !
metroboomin Niveau : Loisir
il parle de la langue parlé dans le vestiaire, si j'ai bien compris
Note : 2
Toujours au top cette rubrique !
Babacar. Je lui propose de monter son entreprise de covoiturage pour sa reconversion.




Voilà
2/3 génies dans les commentaires.

Sinon, super interview, comme souvent. Bien poussée et tout. Tu apprends vraiment des choses quoi.
Foot de campagne Niveau : District
Message posté par David Brent
Babacar. Je lui propose de monter son entreprise de covoiturage pour sa reconversion.




Voilà


Haha facile mais efficace. Il pourrait même se spécialiser sur le créneau des sportifs globe-trotters vu son expérience !
samedi 22 avril 224€ à gagner avec Juve, OL-Monaco & Toulouse-Nice
Hier à 22:30 James égalise et Messi abat le Real 3 Hier à 22:17 Rakitić donne l'avantage au Barça Hier à 21:14 Casemiro débloque le Clásico, Messi répond
Partenaires
Logo FOOT.fr Olive & Tom
Hier à 16:53 But injustement annulé pour City 11 Hier à 16:26 Glissade et reprise de volée en D4 anglaise Hier à 15:45 Joli retourné en Belgique 1 Hier à 14:50 Faut-il regarder le Clasico ? Hier à 08:45 Anelka préfère Poutou à Domenech 61
samedi 22 avril Toby Alderweireld sur les tablettes de l'Inter 7 samedi 22 avril Fraude à Pôle Emploi pour Abenzoar ? 13 samedi 22 avril Cristiano Jr marche dans les pas du père 14 samedi 22 avril La sale soirée de David Stockdale avec Brighton 6 vendredi 21 avril Schweinsteiger profite de son anonymat aux USA 13 vendredi 21 avril La Serie A adopte l'arbitrage vidéo pour la prochaine saison 75 vendredi 21 avril La galoche murale de Messi et Ronaldo 12 vendredi 21 avril Blatter veut faire revenir Platini 19 vendredi 21 avril Fin de saison pour Zlatan 42 jeudi 20 avril Des maillots de MLS en plastique recyclé 9 jeudi 20 avril Talisca redonne l'avantage au Beşiktaş jeudi 20 avril L'égalisation d'Alexandre Lacazette jeudi 20 avril Bruno Fernandes pourrait retourner en prison 5 jeudi 20 avril La Ligue 1 Conforama ! 108 jeudi 20 avril 358€ à gagner avec Naples & Manchester City jeudi 20 avril Les clubs de Premier League dans le rouge 12 jeudi 20 avril L'arbitrage vidéo pour les barrages de L1 ? 28 mercredi 19 avril Germain clôt les débats 4 mercredi 19 avril Reus réduit le score mercredi 19 avril Falcao double la mise mercredi 19 avril Le but d'entrée de Mbappé 2 mercredi 19 avril Nouveau : 300€ offerts remboursés en CASH pour parier ! mercredi 19 avril Quand la police espagnole charge le parcage du Bayern 42 mercredi 19 avril Un supporter de Brighton repeint sa maison 14 mercredi 19 avril Le steward complètement anémique de Tottenham 33 mercredi 19 avril L'ovation de Bernabéu à Xabi Alonso 15 mardi 18 avril Prono Monaco Dortmund : 5€ offerts sans dépôt, jusqu'à 735€ sur l'affiche de LDC ! 1 mardi 18 avril Un mec à poil sur le selfie de Cuenca 35 mardi 18 avril Énorme boulette d'un gardien en D2 hollandaise 2 mardi 18 avril Le supporter argentin jeté d'une tribune est décédé 43 mardi 18 avril Indonésie : soucis administratifs pour Essien 7 mardi 18 avril Redknapp nouveau coach de Birmingham 13 mardi 18 avril Brighton fête la montée dans un train 5 mardi 18 avril Paulinho dément un départ de Chine 11 lundi 17 avril Jeté d'une tribune, un supporter argentin est en état de mort cérébrale 43 lundi 17 avril Brighton débarque en Premier League ! 18 lundi 17 avril Zola démissionne de Birmingham City 7 lundi 17 avril Des rats jetés sur le terrain, à Brøndby 15 lundi 17 avril Mon Petit Gazon : les tops et les flops de la 33e journée 4 lundi 17 avril INÉDIT : 5€ offerts sans aucun dépôt chez Unibet + 100€ de paris gratuits 8 dimanche 16 avril Un golazo prodigieux inscrit dans le championnat péruvien 7 dimanche 16 avril Tévez, Disneyland et les fans du Shanghai Shenhua 6 dimanche 16 avril Super Pippo fait remonter Venise en Serie B 9 samedi 15 avril Sirigu repousse deux penaltys 6 samedi 15 avril Curt Onalfo : « Alessandrini est un joueur de classe mondiale » 30 samedi 15 avril Tottenham met la pression sur Chelsea 9 samedi 15 avril Tim Howard suspendu après avoir insulté un supporter 5 samedi 15 avril Momo Sissoko en Indonésie 3 samedi 15 avril Le magnifique but de David Villa 5 samedi 15 avril Allemagne : Un joueur blessé à l'entraînement par ses propres fans samedi 15 avril Le patron d'Adidas plaide pour une délocalisation de la finale de la Coupe d'Allemagne 11 vendredi 14 avril La fête à Laval, les trompettes au Gazélec 2 vendredi 14 avril Suspendu à vie pour avoir pincé les fesses de l'arbitre 18 vendredi 14 avril Marc Bartra revient sur son calvaire 18 vendredi 14 avril Diarra vers l'Indonésie ? 13 vendredi 14 avril Orange prêt à aider Canal + pour les droits TV ? 12 vendredi 14 avril En Irak, hommage après l'attaque de Dortmund 24 jeudi 13 avril 214€ à gagner avec Juventus, Real Madrid & Tottenham jeudi 13 avril Morel donne l'avantage à l'OL ! 5 jeudi 13 avril L'égalisation de Tolisso jeudi 13 avril L'ouverture du score de Ryan Babel 1 jeudi 13 avril Paulinho expulsé de Chine pour avoir posé avec une pornstar ? 53 jeudi 13 avril À Nice, les joueurs remplacent les candidats à la présidentielle 22 jeudi 13 avril Lucas Alcaraz à la tête des Fennecs 15 jeudi 13 avril Wandrille Lefèvre suspendu pour avoir posé avec une arme 3 jeudi 13 avril Didier Drogba signe en D2 américaine 37 mercredi 12 avril Les deux buts de CR7 7 mercredi 12 avril Le coup de boule surpuissant de Vidal 2 mercredi 12 avril Le doublé pour Mbappé 2 mercredi 12 avril Le BvB réduit le score mercredi 12 avril Le csc du 2-0 1 mercredi 12 avril Mbappé ouvre le score 1 mercredi 12 avril Le tifo du Borussia 2 mercredi 12 avril Falcao et l'intérêt de la Chine 3 mercredi 12 avril Mesures de sécurité renforcées pour la finale à Cardiff mercredi 12 avril L'Eurovision loue 7 000 sièges du Karpaty Lviv 2 mercredi 12 avril Tableau noir fou en D1 roumaine 20 mercredi 12 avril Gignac, 379 minutes plus tard 6 mercredi 12 avril But de fou en D2 américaine 4 mercredi 12 avril Ils gagnent à l'Euro Millions et investissent dans leur club 6 mercredi 12 avril Pronostic Borussia Dortmund Monaco : 10€ offerts sans dépôt et jusqu'à 550€ à gagner ! mardi 11 avril Le doublé de Dybala d'entrée 4 mardi 11 avril Oscar rate deux pénos dans le même match 14 mardi 11 avril Un raté de classe mondiale en Pologne 3 mardi 11 avril Un arbitre frappé après avoir sifflé un penalty 14 lundi 10 avril EXCLU : 10€ offerts sans dépôt pour parier chez Winamax lundi 10 avril Knockaert meilleur joueur de Championship 12 lundi 10 avril La sacrée bourde d'un gardien au Mexique 6 lundi 10 avril MPG: Tops et Flops de la 32e journée 4 lundi 10 avril Golazo astral en Macédoine 4 dimanche 9 avril Le caramel de Suso 6 dimanche 9 avril City mettra le paquet sur Bonucci 19 dimanche 9 avril Louche de caviar aux États-Unis 7 samedi 8 avril La vidéo testée en Australie 2 samedi 8 avril Marta file à Orlando 5 samedi 8 avril Explosion des revenus des agents en Angleterre 1 samedi 8 avril Le bijou de Dele Alli 2 samedi 8 avril La FIFA a perdu près de 350 millions en 2016 8 samedi 8 avril 3 buts en 5 matchs pour Alessandrini 9 samedi 8 avril Super Mario s'amuse avec les portiques de sécurité 4 vendredi 7 avril Le salaire raboté d'Infantino 11 vendredi 7 avril Deulofeu va revenir au Barça ? 24 vendredi 7 avril Transplantation rénale pour Andy Cole 10 vendredi 7 avril Le but acrobatique de Sport Recife 2 vendredi 7 avril Aux Pays-Bas, un père donne le biberon en tribunes 12 vendredi 7 avril Un but chanceux en première division hollandaise 3 vendredi 7 avril Le match du Shakhtar annulé à cause de l'état du terrain 7 vendredi 7 avril Au Brésil, des prix à la place des numéros de maillots 7 jeudi 6 avril 327€ à gagner avec Bordeaux & Atalanta 3 jeudi 6 avril L'agent de Griezmann annonce cinq clubs intéressés, le PSG n'en fait pas partie 38 jeudi 6 avril Lingard prend son pactole chez les Red Devils 20 jeudi 6 avril Un supporter de Lens porte plainte contre Joseph-Monrose 39 jeudi 6 avril Virgin va rembourser les supporters visiteurs 6 jeudi 6 avril La petite révolution du congrès d'Helsinki 6 jeudi 6 avril Un club écossais à la rescousse du sport féminin 2 jeudi 6 avril Les Tigres de Gignac en finale de la Ligue des champions 10 mercredi 5 avril Higuaín s'en prend à De Laurentiis 5 mercredi 5 avril Le bonbon de Suárez 4 mercredi 5 avril D1 écossaise : le raté monumental de Miles Storey 10 mercredi 5 avril Charlie Adam glisse en tirant le corner 9 mercredi 5 avril Jermain Defoe dansera-t-il avec les stars ? 3 mercredi 5 avril L'entraîneur d'Avranches ironise sur Twitter 10 mercredi 5 avril Des ultras suédois se pointent au stade en niqab 114 mercredi 5 avril 211€ à gagner avec Real Madrid & Lyon 2 mercredi 5 avril Soumaoro sur la touche jusqu'à la fin de la saison 3 mercredi 5 avril City prépare un grand ménage dès cet été 35 mercredi 5 avril La nouvelle vidéo gênante d'Évra et son panda 9 mardi 4 avril Tromsdalen joue avec un mur de neige autour du terrain 3 mardi 4 avril Giulio Donati s'arrose dans le short 6 mardi 4 avril Le beau tifo de Djurgårdens 6 mardi 4 avril Un match interrompu à cause d'un chien 6 mardi 4 avril D5 belge : il marque du milieu de terrain 3 mardi 4 avril Palace trolle Chelsea avec Peppa Pig 11 mardi 4 avril Un supporter de Mayence au milieu des joueurs pour les remobiliser 14 mardi 4 avril Ibra aux LA Galaxy la saison prochaine ? 24 mardi 4 avril Missile de Ryan Babel avec le Beşiktaş 6 lundi 3 avril Le featuring d'Anthony Modeste 18 lundi 3 avril Peter Odemwingie signe en Indonésie 15 lundi 3 avril Cafouillage de top niveau au Brésil 18 lundi 3 avril Bartra retrouve une fan grâce à Twitter 17 lundi 3 avril Soupçons de corruption sur le 12-0 du Barça B 24 lundi 3 avril Le coup franc magique de Lasse Shöne 6 lundi 3 avril Dion Dublin croit voir le fantôme de son chien décédé 6 lundi 3 avril Mon Petit Gazon : les tops et les flops de la 31e journée 2 lundi 3 avril Canelas récidive : un joueur agresse l'arbitre 7 lundi 3 avril Patator astral en Biélorussie 10 lundi 3 avril Podolski joue les Salt Bae 3 lundi 3 avril Quand des supporters d'Arsenal se battent entre eux 9
97 9