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Avis de beau temps sur Sochaux

Co-leader de L2 après trois journées disputées et deux convaincants succès à l’extérieur, le FC Sochaux revit en ce début de saison et retrouve de l’ambition, grâce à l’émergence de sa jeune génération vainqueur de la Gambardella 2015. Les galères de la saison dernière, avec la menace constante d’une relégation en National, semblent déjà loin dans le rétro : les Lionceaux peuvent de nouveau regarder vers l’avant, à condition que l’actionnaire chinois suive…

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Il faut se rappeler de la souffrance et de l’angoisse vécues par les supporters sochaliens pour mesurer, en comparaison, l’espérance que provoque le début de ce nouvel exercice 2016/2017. Il y a un an, l’un des favoris à la remontée en Ligue 1 se montrait incapable de remporter la moindre victoire en championnat pendant les neuf premières journées. Un long chemin de croix fait de défaites et de petits matchs nuls qui coûta sa place à Olivier Echouafni, remplacé à l'aube de la saison par Albert Cartier. Pendant vingt journées, les Lionceaux restèrent coincés dans la zone rouge, synonyme de relégation au troisième échelon du foot français, du jamais-vu pour cette institution depuis le début des années 30 et les débuts professionnels du club. Encore relégable à la veille de l’avant-dernière journée, Sochaux est finalement parvenu à s’en extraire in extremis, au prix de deux solides victoires en déplacement, à Ajaccio, puis à Bonal face à Clermont, chaque fois par 2-0. De quoi rester en Ligue 2, mais aussi créer une petite dynamique avant de partir en vacances. Histoire de se refaire un peu le moral et songer à des jours meilleurs. De fait, la nouvelle saison débutée depuis trois journées a de quoi susciter de sacrées belles espérances pour les Doubistes.

Trois champions d’Europe U19


Au point de vue du bilan comptable, déjà, c’est très propre : deux victoires en autant de déplacements – à Troyes, puis Clermont, avec, entre les deux, un nul solide sans prendre de but face à Valenciennes –, pour sept points au compteur et une place dans le quatuor de tête. Seul le Stade brestois fait mieux, d'un but. La seule et unique fois où Sochaux s’est trouvé sur le podium de la L2 depuis sa descente, c’était en janvier 2015, pour en retomber aussitôt et plonger dans (quasi) une saison et demie de galère. Cette fois-ci, il se pourrait bien que ça ne soit pas aussi éphémère. Il y a désormais de la cohérence dans cette équipe, plus de certitudes et un mental retrouvé, en tout cas plus sain que par le passé. « Dans l’état d’esprit, on va rester comme ça, comme on est. Simples. Humbles. Ce sont les maîtres-mots du coach » , commentait Florin Bérenguer après le succès à Clermont le week-end dernier. Plus question de s’enflammer ni de rouler des mécaniques au pays de Peugeot. Il s’agit de retrouver les vertus d’un club besogneux, travailleur mais aussi formateur. C’est d’ailleurs son centre de formation et les jeunes qui en sortent qui pourraient lui permettre de reprendre sa place en élite à court ou moyen terme. Sur les quatorze joueurs qui ont battu Lyon en finale de Coupe Gambardella il y a un peu plus d’un an, ils sont neuf à avoir déjà intégré l’effectif pro et à participer à cette phase de reconquête. Parmi eux, on trouve trois récents champions d’Europe U19 : Jeando Fuchs, Jérôme Onguéné (une des révélations du tournoi) et Marcus Thuram. D’autres jeunes talents, comme Jean Ruiz et Rayan Senhadji, ont récemment signé leur premier contrat pro. Avec une telle politique, Sochaux semble emprunter le bon chemin.

Un recrutement précoce qui paie


Dès lors, faut-il déjà considérer ce Sochaux tout proche du National au printemps dernier comme un prétendant au podium à la fin de cette saison ? « Il faudra un certain temps pour retrouver le haut niveau, tempérait Cartier dans un entretien accordé à L’Équipe fin juillet. La montée est un objectif, mais pas tout de suite (…). Le travail, la passion, l'intensité et le souci du détail permettent d'avancer. C'est notre premier objectif. On sait que l'entame de saison et les cinq premiers matchs conditionnent beaucoup de choses. » Force est de constater que cette entame peut permettre au technicien sochalien de revoir ses ambitions à la hausse, d’autant que les premiers adversaires des Doubistes semblent avoir été impressionnés par l’opposition. « Sochaux est un cador du championnat de Ligue 2. (…) C’est une équipe qui est bien dans son élément. Et puis elle ne baisse pas de rythme. Elle est prête physiquement » , a notamment déclaré Faruk Hadžibegić après le nul arraché par sa formation valenciennoise à Bonal. Avec son style direct, son impact physique si important dans ce championnat très serré, l’enthousiasme de sa jeunesse et l’apport de recrues arrivées très tôt et déjà bien intégrées (Andriatsima, Alphonse, Ogier, trois des six renforts déjà dans l’équipe type), Sochaux a un joli coup à jouer. Avec, en plus, un calendrier favorable pour reconquérir son public et espérer dépasser à nouveau la barre des 10 000 spectateurs : trois matchs de suite à domicile à venir d’ici fin août, face à Orléans, puis deux fois face à Brest en Coupe de la Ligue et en championnat. Finalement, le seul gros nuage menaçant à l’horizon arrive de Chine, avec le groupe Ledus, propriétaire du club, qui serait dans la tempête sur la place boursière hongkongaise. Des rumeurs de fraude et de surévaluation des bénéfices de la maison-mère, Tech Pro. Une actu qu’a, pour l’instant, toujours refusé de commenter Albert Cartier, qui sait bien que la santé et le moral retrouvés de son équipe reste trop fragile pour se laisser perturber par de l’extrasportif. Surtout si personne ne parle le mandarin.



Par Régis Delanoë
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PierreFanFanJoséKarl Niveau : CFA2
Et l'ETG qui a fait descendre le club a été rayé de la carte du foot pro Français.

Le karma.
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