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Avec Saint-Maximin, sans amour le talent n'est rien

Pépite annoncée du foot français, Allan Saint-Maximin a connu une période difficile après son départ de Sainté à l'été 2015. De retour en Ligue 1 cette saison avec le Sporting après une expérience mitigée en Allemagne, le gamin retrouve du feu dans les jambes grâce à l'attention que lui porte le staff bastiais. Histoire d'un joueur qui a besoin d'être couvé.

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Du haut de son mètre soixante-treize, Allan Saint-Maximin a porté le Sporting Club de Bastia sur ses épaules lors de la dernière victoire des Corses, samedi, contre Metz au stade Armand-Cesari. Auteur d'une presque-passe dé' (la LFP ne l'a pas comptabilisée ainsi, mais c'est tout comme) sur le premier but de Danic, le natif de Châtenay-Malabry a clos les débats d'un but qui lui ressemble bien. Un premier adversaire salement mis à l'amende, une défense fixée à l'entrée de la surface et une frappe tendue au ras du poteau, Saint-Maximin a donné à voir au public la meilleure facette de lui-même. Un talent brut, rare, hors norme, à en croire les éducateurs qui ont un jour croisé la route du petit bolide. Pourtant, alors que beaucoup lui prédisaient un avenir sans ombres au moment d'intégrer le centre de formation de l'AS Saint-Étienne en 2011, Saint-Maximin a connu des derniers mois plutôt compliqués.


Après un départ précipité de Sainté vers Monaco pour des raisons plus ou moins mystérieuses (certains évoquent des problèmes de comportement que lui réfute) et une expérience en Allemagne qui ne restera pas gravée dans les mémoires, le joueur a choisi le côté familial du Sporting pour se refaire une beauté. Pour le SCB, l'opération n'était pas gagnée d'avance. Benoît Tavenot, adjoint de François Ciccolini, ne met rien sous le tapis : « On n'avait pas eu que de bons échos à son sujet, beaucoup de gens nous disaient de faire attention, même si sur le plan du talent, tout le monde était unanime, mais nous, on a trouvé un garçon attachant, travailleur et plutôt à l'écoute. On s'attendait à ce que ce soit plus compliqué au départ. Avec la manière dont ça s'est fini avec Saint-Étienne et son année compliquée en Allemagne, où il y a eu quelques petits dérapages quand même, il y avait une petite part de risque à le prendre avec nous. Mais le coach a tenu à faire ce pari, et aujourd'hui, on met tout en œuvre pour que ça se passe bien et on passe beaucoup de temps avec lui. »

Joueur cherche affection désespérément


Le secret de sa première partie de saison globalement réussie réside peut-être là. Allan est un jeune joueur qui demande beaucoup d'attention pour pouvoir être au top de son talent. Un besoin d'être sans cesse entouré, protégé, cajolé, qui lui vient de sa maman : « Elle a toujours été très affective avec moi, elle m’a toujours couvé. (...) Si vous voulez voir un Allan vraiment épanoui, j’ai besoin de ce petit côté affectif. Ce n’est pas ce qui m’empêche de jouer ou d’être performant. C’est un gros plus, j’en ai besoin. » À Bastia, c'est François Ciccolini qui s'y colle. Loin de l'image du Corse au cœur de pierre qui ressort parfois dans les médias, coach Cicco' a de l'amour à revendre. Et du temps, aussi. « Comme c'est quelqu'un qui demande beaucoup d'attention, François s'investit énormément avec lui. Il passe beaucoup, beaucoup de temps avec Allan, appuie Benoît Tavenot. Maintenant, où tout cela le mènera ? S'il veut un jour jouer dans un top club, il va falloir qu'il prenne conscience qu'ailleurs il n'y aura pas forcément ce cocon et que ça sera à lui de se prendre en main pour continuer à avancer. » Le message est passé.


Garçon intelligent, Allan a certainement pris conscience que le monde du foot n'est pas du genre patient et que le train du succès ne passe pas indéfiniment. C'est en tout cas l'avis de l'entraîneur adjoint des Turchini : « Je pense qu'il est venu ici en ayant faim, en sachant que Bastia pouvait être une nouvelle chance pour lui et que des chances, il n'y en aurait peut-être pas cinquante après ça. Ça ne s'est pas bien terminé à Saint-Étienne, pareil en Allemagne, si ça ne s'était pas bien passé ici non plus... Vous savez, même avec des beaux et longs contrats, on tombe vite aux oubliettes dans ce milieu. » Avec ce qu'il montre depuis son arrivée en terre corse, pas de doute que le gamin a toutes les cartes en main pour ne pas ajouter son nom à la longue liste des jeunes pépites portées disparues. « Avoir un joueur comme ça, qui fait une différence terrible balle au pied, ça n'a pas de prix, hein ! C'est quelqu'un qui, quand il est dans de bonnes dispositions et qu'il est connecté au jeu, est un joueur hors norme.  »


No limit


Cette saison, Saint-Maximin est l'un des moteurs de l'attaque bastiaise, et si ses stats ne sont pas encore monstrueuses (deux buts et une passe décisive en seize matchs de L1), il faut dire aussi que le petit bonhomme a souvent touché du bois ces dernières semaines. Sans parler du contexte général du club, mal engagé en championnat (Bastia est 16e de L1 et n'avait plus gagné depuis dix rencontres avant le succès contre Metz). « Dans un environnement et un climat un peu plus favorable, Allan aurait peut-être été plus performant, avance Tavenot. Mais comme le club était un peu dans le dur ces derniers temps, il en a ressenti les effets. Ce n'est pas évident d'être à dix-neuf ans l'un des piliers du Sporting Club de Bastia. Il y a beaucoup d'attentes et ce n'est pas toujours très facile à gérer. » Toujours à l'écoute de ses coachs ( « même s'il faut lui répéter souvent les choses ! » , se marre l'adjoint de Ciccolini), le tout jeune papa est en passe de redevenir aux yeux de tous le joueur prometteur qu'il était quand il martyrisait ses adversaires en catégories jeunes, avec l'AC Boulogne-Billancourt ou à l'INF Clairefontaine. Tavenot, encore : « Ses seules limites, c'est lui qui va se les fixer, de par son investissement et son envie d'avancer. Mais sinon, potentiellement, il n'a pas de limites. » C'est l'AS Monaco qui doit se frotter les mains.

Par Aymeric Le Gall
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