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Avec les deux Sporting, le Portugal est bien armé

An 3 de la guerre pour l'indice UEFA. Après une campagne 2014-2015 désastreuse, la Liga Nos se pointe en Ligue Europa avec Belenenses, mais surtout ses deux Sporting. Si celui de Braga semble stagner, il reste une valeur sûre en C3. Quant au Sporting, il n'a plus été aussi fort depuis des années. Suffisant pour faire un gros coup ?

Cinq ans qu'il attendait ça. Antonio Salvador, président du Sporting Clube de Braga, va enfin pouvoir mener à bien son projet de centre de formation et permettre à son club de poursuivre sa marche en avant après avoir connu une longue stagnation (voire un déclin) depuis sa finale de Ligue Europa en 2011 et ses deuxième et troisième places en Liga Sagres en 2010 et 2012. Selon toute vraisemblance et après de nombreux désaccords avec la municipalité, qui avait promis d'y participer financièrement avant de se rétracter, cette dernière devrait valider le projet ce mois-ci. Le président minhoto espère que le club pourra exploiter les nouvelles infrastructures dès la saison 2016-2017. La centaine de chambres et la modernité du centre devraient en faire une référence en la matière. L'objectif initial du projet était de mettre en place une académie similaire à celle de Manchester City, mais sans investissement extérieur au club, il est bien possible que les ambitions du Sp.Braga soient revues à la baisse.

Toujours est-il qu'avec un beau centre de formation, le quatrième club portugais pourrait bien s'imposer, à terme, comme la référence en la matière dans le Nord du pays. Et si les premiers fruits de cette politique ambitieuse ne seront récoltés que d'ici quelques années, ils pourraient bien permettre aux Bracarenses de faire définitivement partie d'un Big 4 lusitanien à la faveur de l'instauration d'une idée de jeu propre au club qu'on inculquerait aux joueurs maison sur la lignée du travail d'un Benfica ou d'un Porto. C'est ce qui fait d'ailleurs de ces deux-là des très grosses écuries, et pas Braga (ça et le budget). Car en attendant de réaliser le rêve de Salvador, le SCB est juste une équipe chiante à jouer en championnat et en Ligue Europa. C'est d'ailleurs pour ça que les supporters des trois « grandes » ne la détestent pas, et ce n'est pas un hasard si ces derniers sont soulagés de voir le SCB plutôt qu'un Paços de Ferreira en C3. Car bien qu'un remake de la campagne de 2011 semble improbable pour les futurs adversaires de l'OM, on voit mal ces derniers rentrer à la maison bredouilles à l'issue de la phase de groupes. Surtout en Ligue Europa. Et ça, c'est forcément bon pour l'indice UEFA.

Braga, forteresse imprenable


En forme ou pas, il sera compliqué pour Braga de faire moins bien que les cinq points d'Estoril ou les quatre de Rio Ave l'an passé dans la même compétition. D'une, car leur effectif est intrinsèquement meilleur, et de deux, parce beaucoup de membres de l'effectif minhoto, y compris l'entraîneur, Paulo Fonseca, connaissent bien les compétitions européennes, aussi bien la Ligue des champions que la Ligue Europa. Wilson Eduardo, Alan, Baiano, Mauro… Tous sont accoutumés à la C3 et ses pièges, dont les équipes comme le Slovan Liberec font partie. Il est possible d'y gagner, comme d'y perdre des plumes. Si Braga suit sa logique de début de saison, c'est carrément une défaite qui pourrait attendre les Portugais en République tchèque.

Depuis le coup d'envoi du nouvel exercice, les Bracarenses sont tombés à chaque match officiel disputé hors de leurs bases. Et toujours sur le même score, 1-0, face à des équipes d'un niveau à peu près similaire à celui de Liberec (Estoril et Rio Ave). Ami des parieurs, le SCB ? Oui, et pas qu'à l'extérieur, car à l'inverse, le club d'Antonio Salvador se porte très bien dans son mythique Estadio Axa où il ne s'est incliné qu'à trois reprises, toutes compétitions confondues, l'année dernière (devant Porto, le Sporting et Maritimo). Et pour la nouvelle mouture, Paulo Fonseca repart sur les mêmes bases. Résultat, deux victoires convaincantes, six pions inscrits pour un seul encaissé, et la promesse de belles victoires européennes dans son stade « gravé dans la roche » . Là-bas, des équipes comme Arsenal, Liverpool et Benfica ont mordu la poussière au terme de soirées européennes décisives. Certes, la formation minhota n'est sans doute plus aussi forte, mais l'OM devra donc s'en méfier.

Le Sporting CP n'a pas le droit d'échouer


L'autre bonne nouvelle pour le Portugal, c'est qu'un Sporting en cache un autre. Éliminés de justesse par le CSKA Moscou en barrages de la C1, les lions de Jorge Jesus, doubles finalistes de la C3 en 2013 et 2014, nourriront de grandes ambitions chez la petite sœur de la coupe aux grandes oreilles. Malgré un groupe compliqué, composé du Beşiktaş, de Skenderbeu et d'autres Moscovites (ceux du Locomotiv), l'actuel second de Liga Nos apparaît comme le favori naturel de sa poule. L'expérience de son entraîneur, bien sûr, mais aussi celle d'éléments comme Rui Patrício, João Pereira, Adrien Silva ou Aquilani devrait mettre les Lisboètes dans de bonnes dispositions. Pour le Portugal, leur non-qualification en C1 est quasiment une bénédiction. Sur la piste aux étoiles, rien ne garantit que le Sporting aurait été capable de faire au moins aussi bien que l'an passé, tandis qu'une « qualification » en C3 offre au Sporting la possibilité de remporter son premier trophée européen depuis les années 60.

Évidemment, il est compliqué de savoir en septembre quels sont ou non les favoris à la victoire finale (et on ne les connaîtra pas avant décembre), mais c'est avec l'idée que ce trophée leur est accessible que les Leões vont attaquer la Ligue Europa. C'est ce que leur demande le président Bruno de Carvalho, mais aussi les socios. Briller en Europe pour redorer le blason sportinguista et surtout ne pas l'entacher. Car avec l'étiquette d'équipe de niveau Ligue des champions, la formation de Jorge Jesus n'aura pas de droit à l'erreur. Il en va de la réputation d'un club et de tout un championnat. Il ne s'agit pas que de points, mais aussi de crédibilité. Avec Braga, le Sporting sera le garant de l'image du championnat portugais. Pendant ce temps, Belenenses pourra traîner sa team « 100% lusa » sur les pelouses européennes sans grande pression. Rio Ave et Estoril, novices et seuls en C3 l'an passé, auraient bien aimé jouir du même luxe. À Sá Pinto et ses hommes de profiter de l'absence totale de pression sur leurs épaules pour aider le Portugal à résister à l'inéluctable coup de force de la Ligue 1 et des Russes.

Par William Pereira
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