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Avec la « Snaxcup » , jamais boire et manger au stade n'aura été aussi facile

Sur la touche pendant un an à cause d'une vilaine blessure au ménisque, Maximilian Beister n'a pas perdu de temps. Durant sa convalescence, le joueur du Hambourg SV a développé avec deux de ses amis la « Snaxcup » , un gobelet surmonté d'une assiette qui permet de boire et manger de manière tout à fait pratique. Deutsche Qualität.

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18 10
Quand on va au stade et que l'on prend de quoi se sustenter, que fait-on quand son portable se met à vibrer dans la poche ? Rien. Ou alors, on dérange les potes et les copines et on leur demande de tenir un sandwich entamé ou un gobelet un peu trop lourd pour pouvoir répondre. Et c'est relou, il faut bien le dire. C'est de ce constat que sont partis les frères Hinze et qu'ils ont eu l'idée de créer un récipient qui pourrait tout contenir, la « Snaxcup » . Même si au départ, le produit n'était pas destiné à être utilisé en marge des manifestations sportives. « À la base, l'idée de mon frère Jens, c'était de l'utiliser pour le cinéma » , raconte Mark, le cadet. Pas si farfelu que ça, quand on sait qu'au ciné, les Allemands se comportent comme des Américains, avec leurs énormes seaux de pop corn et leurs interminables boissons qui prennent de la place. Mais le projet va changer de voie quand Mark ira voir un de ses vieux amis du temps où il jouait pour les jeunes du Hambourg SV : Maximilian Beister.

Une idée simple, mais révolutionnaire


Âgé de 24 ans, Maximilian Beister n'a pas encore eu le temps de confirmer tous les espoirs placés en lui, surtout après son prêt de deux ans au Fortuna Düsseldorf entre 2010 et 2012, qu'il a quitté sur une remontée. Frustrant, surtout qu'aujourd'hui, le milieu offensif joue de nouveau pour le HSV, son club de cœur (il en est membre depuis son arrivée chez les jeunes, en 2004). Pire encore : en janvier 2013, « Maxi » se fait le ménisque au cours d'un match amical contre le Vitesse Arnhem. Il sera sur le flanc pendant une bonne année. Mais Beister n'est pas du genre à rester inactif : durant sa convalescence, il réfléchit déjà à ce qu'il pourrait faire plus tard, après sa carrière. Et quand les frères Hinze viennent le voir pour lui parler de son projet, il est tout de suite séduit. « J'ai tout de suite compris que ce produit avait du potentiel. Et quand on a commencé à bosser ensemble, avec Jens et Mark, on a commencé à discuter de la forme du produit. » Et un jour, la petite ampoule s'est allumée au-dessus de la tête de Maximilian. « Durant ma période de repos, je suis allé plein de fois au stade de Hambourg. Et j'ai vu à quel point les gens avaient des problèmes pour manger et boire avec les deux trucs dans les mains, ne serait-ce que pour les transporter. Et donc j'ai eu l'idée de développer la "Snaxcup" de telle sorte qu'elle puisse aussi être utilisée dans les stades. Je leur en ai parlé, ils étaient enthousiastes, et on a développé le produit. » Et c'est ainsi qu'est née la forme actuelle de la Snaxcup: un grand gobelet avec une fermeture étanche, avec un récipient par-dessus. « Cette combinaison assiette/gobelet est stable. On peut tout y manger : une currywurst, des frites, des nachos. Et grâce à la longue paille, on peut boire tranquillement » , analyse Mark. Rien de compliqué en somme, mais tout simplement révolutionnaire.

Un joueur dans le futur


En allant voir son vieux pote Maxi, Mark savait qu'il se dirigeait vers la bonne personne. Le numéro 9 n'a peut-être pas encore fait quoi que ce soit de significatif dans le football, mais il a plusieurs longueurs d'avance sur le commun des footballeurs concernant son après-carrière. « Quand on est jeune et qu'on a la chance de jouer au football, c'est cool, c'est sûr. Mais je me suis toujours demandé ce que je ferais après ma carrière. J'ai toujours voulu faire quelque chose pour préparer l'avenir, pour ne pas me retrouver en galère une fois ma carrière terminée. La transition n'est pas toujours évidente » , raconte Beister. Et c'est pour cette raison qu'il a mis en place toutes les idées qui lui sont passées par la tête. « J'ai créé une école de soutien scolaire, pour que les enfants comprennent à quel point l'éducation, c'est important. Quand j'étais petit et que je devais me décider entre le football et l'école, je dois avouer que j'ai un peu mis les cours de côté. J'ai quand même un bac en poche, et je veux faire comprendre aux jeunes générations qu'on peut lier les deux malgré tout, qu'il n'y a pas un choix radical à faire. Et puis, de temps en temps, je les emmène au stade. » Outre cette école, Maximilian Beister a aussi aidé ses potes d'enfance de Lüneburg (une ville au sud de Hambourg où il a passé sa jeunesse) à créer un club de football dont il est le vice-président. Un homme à mi-chemin entre la philanthropie et le pragmatisme.

Des demandes du monde entier


Un homme qui sait également déjà ce qu'il veut une fois qu'il aura raccroché les crampons. Plutôt que de laisser le temps s'écouler (et son compte en banque se vider petit à petit ?), Maximilian Beister veut prendre sa vie en main. Et ça commence dès maintenant, avec le projet de la Snaxcup. « On a développé le produit, on l'a breveté, on a développé notre entreprise de catering et aujourd'hui, on travaille avec le club de Hambourg » , explique Mark. La phase de test a eu lieu lors du match entre le HSV et Mayence, le 7 décembre dernier. Pour cette occasion, 4000 assiettes-gobelets (recyclables, bien sûr) ont été fournis au restaurant de l'Imtech Arena (bientôt de nouveau Volksparkstadion) « Die Raute » (le losange, symbole du club). « Il y a eu un très bon accueil du public. Beaucoup nous ont dit que c'était une super idée » , se réjouit Mark. Et visiblement, ce n'est pas près de s'arrêter. « On travaille avec le HSV jusqu'à la fin de la saison, et ensuite on verra. Je ne peux pas donner de noms, je peux d'ores et déjà vous dire qu'il y a plusieurs clubs de Bundesliga qui nous ont contactés pour qu'on les fournisse en Snaxcups » , déclare ainsi Beister. Et cette nouvelle forme de récipient commence à avoir un certain succès à l'étranger. « On a des demandes qui nous viennent du monde entier. En Australie, ils aimeraient introduire le produit dans les stades de rugby. En Scandinavie, ce serait pour les arènes de hockey sur glace. » Et un jour, pourquoi pas les concerts, et les cinémas, comme le voulaient les frères Hinze. La révolution est en marche. Bientôt, quel que soit l'événement sportif ou la manifestation, tout le monde mangera et boira dans une Snaxcup. Et pourra enfin répondre à son téléphone portable.

Plus d'infos (et de photos) sur la Snaxcup ici.

Par Ali Farhat
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Effet Méride Niveau : DHR
tu mettras jamais un américain dans une si petite coupe
Moi qui essaie désespérément de faire breveter mon " balai qui tient tout seul debout " depuis des années, je suis effondré de voir comme ils sont efficaces.

Tout a l'air simple en Allemagne, le mec construit une école en parallèle de sa carrière foot, prends le temps de négocier des partenariats pour promouvoir son invention toute pourrie, le tout en restant jeune et souriant.

Merkel 2017 !!
On m'a dit qu'ils voulaient dépénaliser l'inceste entre frère et sœur en allemagne. Toujours un temps d'avance là-bas!
J'ai regardé très attentivement les photos sur la page facebook et je ne comprends pas comment tu ne finis pas avec un coca en sauce ou salé. Deuxièmement, on ne peut pas mettre grand chose dans ces coupes. Et puis ce n'est pas stable, il faudrait tenir le gobelet entre ses cuisses pour couper une saucisse. Moi j'aurais choisi un réservoir de boisson large et aplati et décalé l'orifice de la paille sur un côté, à la fois pour ne pas gâcher la boisson, et pour ne pas saler son coca. L'inconvénient serait que les boissons pétillantes s'éventeraient plus vite. Si l'on prend en considération qu'elles le sont déjà à l'achat, ce n'est pas gravissime. Un co-investisseur?
A la fois, leur avantage, c'est d'utiliser des gobelets standard, si j'ai bien compris, c'est avantageux. Tant pis, je ne ferai pas fortune.
Message posté par El Burrito
J'ai regardé très attentivement les photos sur la page facebook et je ne comprends pas comment tu ne finis pas avec un coca en sauce ou salé. Deuxièmement, on ne peut pas mettre grand chose dans ces coupes. Et puis ce n'est pas stable, il faudrait tenir le gobelet entre ses cuisses pour couper une saucisse. Moi j'aurais choisi un réservoir de boisson large et aplati et décalé l'orifice de la paille sur un côté, à la fois pour ne pas gâcher la boisson, et pour ne pas saler son coca. L'inconvénient serait que les boissons pétillantes s'éventeraient plus vite. Si l'on prend en considération qu'elles le sont déjà à l'achat, ce n'est pas gravissime. Un co-investisseur?


Tu coupes ta saucisse toi quand tu vas à la friterie ?
ça peut être pratique pour les frites (je vois pas comment manger qq chose que tu doit couper, ou en sauce avec ça), mais la le bol a l'air fort petit alors.

Et puis boire ça bière a la paille berk.
Message posté par adrock


Tu coupes ta saucisse toi quand tu vas à la friterie ?


je pensais pareil... ta saucisse tu l'as bouffe à pleine dent et pi' c'est tout. tu te le cale bien profond et bim.
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