Supercoupe - Real/Barcelone (2-2)
Avantage Barça
Pour leurs retrouvailles, les deux ogres n'ont pas su se départager, malgré tous les efforts d'un Real déjà très incisif, mais encore maladroit. Tout le contraire d'un Barça encore au rodage, mais déjà bien réaliste.
Avantage Barça
Real Madrid - FC Barcelone : 2-2
Buts : Ozil et Alonso pour le Real. Villa et Messi pour le Barça.
Avant cette finale aller de Supercoupe d'Espagne, la principale question était de savoir si le Real allait jouer haut et presser le Barça comme lors de la victoire en Coupe du Roi, ou si le Real allait jouer bas et compact comme lors de toutes ses autres défaites. Pour sa reprise, chez lui, à Bernabeu, le Real a bien évidemment choisi de jouer haut, agressif et percutant. Et son joueur le plus en vue, en ce début de rencontre, est l'homme en forme de l'été madrilène, Karim Benzema. Frappe repoussée en corner par Abidal, une-deux avorté dans l'oeuf, tête piquée est rabattue du bout des gants par Valdès, l'ex-Gone a lancé les hostilités. Derrière lui, le Real est à fond les ballons. C'en est même un peu surprenant de voir le Barça aussi acculé. Comme un indice, les compositions d'équipes portaient toutefois déjà en elles une certaine part de surprise. D'habitude, lors des Barça - Real, c'est plutôt du côté des équipes concoctées par José Mourinho qu'il faut rechercher des originalités.
Cette fois-ci, le Special One a fait dans l'attendu : Casillas aux bois, Pepe et Carvalho en charnière, Ramos à droite, Marcelo à gauche, Alonso et Khedira au milieu, Özil à la mène, Cristiano et Di Maria sur les lampes de lancement, Benzemax en pointe - soit la même compo que lors de la Manita... C'est plutôt du côté de Pep Guardiola qu'il faut donc chercher le changement, avec les titularisations de Thiago Alcantara et d'Alexis Sanchez. En plus des deux “nouveaux”, Alcantara sortant tout droit de la Masia, le philosophe a choisi de laisser au repos trois de ses hommes forts, Piqué, Xavi et Busquets, donc d'aligner une défense centrale assez funky, puisque composée d'Abidal et de Mascherano. Du coup, pour le reste, Pep fait dans le classique, faut quand même pas trop déconner, avec Valdès, Adriano, Alvès, Iniesta, Villa et Messi. N'empêche, le Barça est déjà mené 1-0, puisque Benzema a continué son chantier. Lancé côté droit, il a crossé Abidal, avant de glisser pour Özil qui, d'un gauche bien placé, a trompé Victor Valdès (13e).
Un Real au taquet
Vingtième minute de jeu, le Real obtient son cinquième corner. Les transmissions sont tranchantes, les jambes affutées. Benzema, Ronaldo et Di Maria multiplient les appels, Ramos et Marcelo viennent apporter le surnombre, Khedira, Alonso et Özil tiennent le milieu et obligent les catalans à se précipiter. Comme en plus ces derniers sont encore un peu approximatifs, la balle est complètement blanche et on ne donne pas cher de la peau blaugrana. « La Supercoupe, c'est le trophée le plus important de l'été mais le moins important de l'année » avait déclaré José Mourinho avant la rencontre. Le moins important de l'année, certes, mais le plus facile à aller chercher ? Même en été, saison où le Barça n'est pas encore injouable, un trophée reste un trophée : quand on s'appelle le Special One, l'exigence ne prend pas de vacances. Mais si l'été le Barça n'est pas encore injouable, il n'en reste pas moins impossible à battre. Alors après avoir subi les foudres madrilènes, les Barcelonais peuvent enfin commencer à jouer. Et après seulement deux trois approches un peu vaseuses, ils trouvent déjà le moyen de concrétiser. Sur l'un de ses premiers bons ballons, Messi accélère plein axe avant de décaler Villa sur sa gauche. Crochet-frappe-lucarne-opposée, merveille de but de David Villa, et les catalans ont déjà recollé. Et ce n'est pas fini.
Le Barça du tac au tac
Vexés, Benzema et Ronaldo sortent le lance-missile, mais leurs frappes finissent en dommages collatéraux. Le Real pousse pour repasser devant, et c'est justement le moment que choisit Lionel Messi pour leur refaire à l'envers. Bim bam boum, Carvalho pris de vitesse, Khedira repoussé, Pepe déséquilibré, Messi peut s'en aller ajuster Casillas. Mi-temps : le Real est mené 2-1 alors qu'il n'a pas aussi bien joué le Barça depuis une éternité. Merde alors, ce match est définitivement surprenant. Paradoxalement, le Real n'a pas grand chose, voire rien, à se reprocher. En face, le Barça ne joue pas très bien, mais fait preuve d'un réalisme à toute épreuve. Tellement pressés, les barcelonais n'ont pas pu développé leur jeu et l'on serait bien emmerdé de juger par exemple les débuts de ses nouveaux, Alcantara ou Sanchez. Avec son maillot floqué Alexis, le chilien commence à se montrer en évitant les tacles de Marcelo et de Carvalho. Puis c'est Thiago, d'un beau râteau, qui balaie trois madrilènes. Sous leur impulsion, les Barcelonais prennent le contrôle des opérations. Iniesta et Alcantara commencent à se trouver, le jeu à se fluidifier. Le Real parvient de moins en moins à asphyxier le milieu barcelonais et essaye de plus en plus de le brusquer. Alors qu'il semble au bord de la rupture, c'est justement le moment où le Real va revenir au score. Sur un corner obtenu par Cristiano Ronaldo, Pepe parvient à glisser en retrait à Alonso qui marque (53è). Le score est maintenant de 2-2. Balle au centre.
En attendant le retour
Les coachs en profitent pour redistribuer les cartes. Guardiola fait entrer les cadres, Xavi (pour Thiago), Piqué (pour Adriano), et replace Abidal à gauche. Moumou remplace Khedira par Callejon et Di Maria par Coentrao. Les coupes de cheveux des nouveaux entrants reboostent manifestement leurs partenaires, qui repartent de plus belle à l'attaque. Benzema d'abord, Ronaldo ensuite, on prend les mêmes et on recommence. Özil envoie une merveille de centre sur la tête de Benzema. Les occasions se multiplient, les combinaisons s'affinent. Sur les côtés, le Real affole franchement. Sur certaines interventions défensives aussi, mais l'arbitre est plutôt du genre clément. Dix minutes à jouer, dernier changement avec l'entrée d'Higuian pour Benzema, très bon, vraiment. Pour le Barça, Pedro a pris la place de Villa. Le rythme est retombé un peu, les blocs se sont étiolés. Ronaldo en profite pour slalomer un peu. Valdès l'accroche dans la surface, mais l'arbitre est vraiment du genre cool. Et tant pis aussi pour Pedro, fauché en pleine surface par Marcelo. Les joueurs le prennent plutôt bien, tout le monde est encore un peu en vacances. Enfin, en week-end prolongé. Dès mercredi soir, il faudra remettre ça, pour le match retour de cette Supercoupe d'Espagne. Et cette fois, il faudra un vainqueur.
Buts : Ozil et Alonso pour le Real. Villa et Messi pour le Barça.
Avant cette finale aller de Supercoupe d'Espagne, la principale question était de savoir si le Real allait jouer haut et presser le Barça comme lors de la victoire en Coupe du Roi, ou si le Real allait jouer bas et compact comme lors de toutes ses autres défaites. Pour sa reprise, chez lui, à Bernabeu, le Real a bien évidemment choisi de jouer haut, agressif et percutant. Et son joueur le plus en vue, en ce début de rencontre, est l'homme en forme de l'été madrilène, Karim Benzema. Frappe repoussée en corner par Abidal, une-deux avorté dans l'oeuf, tête piquée est rabattue du bout des gants par Valdès, l'ex-Gone a lancé les hostilités. Derrière lui, le Real est à fond les ballons. C'en est même un peu surprenant de voir le Barça aussi acculé. Comme un indice, les compositions d'équipes portaient toutefois déjà en elles une certaine part de surprise. D'habitude, lors des Barça - Real, c'est plutôt du côté des équipes concoctées par José Mourinho qu'il faut rechercher des originalités.
Cette fois-ci, le Special One a fait dans l'attendu : Casillas aux bois, Pepe et Carvalho en charnière, Ramos à droite, Marcelo à gauche, Alonso et Khedira au milieu, Özil à la mène, Cristiano et Di Maria sur les lampes de lancement, Benzemax en pointe - soit la même compo que lors de la Manita... C'est plutôt du côté de Pep Guardiola qu'il faut donc chercher le changement, avec les titularisations de Thiago Alcantara et d'Alexis Sanchez. En plus des deux “nouveaux”, Alcantara sortant tout droit de la Masia, le philosophe a choisi de laisser au repos trois de ses hommes forts, Piqué, Xavi et Busquets, donc d'aligner une défense centrale assez funky, puisque composée d'Abidal et de Mascherano. Du coup, pour le reste, Pep fait dans le classique, faut quand même pas trop déconner, avec Valdès, Adriano, Alvès, Iniesta, Villa et Messi. N'empêche, le Barça est déjà mené 1-0, puisque Benzema a continué son chantier. Lancé côté droit, il a crossé Abidal, avant de glisser pour Özil qui, d'un gauche bien placé, a trompé Victor Valdès (13e).
Vingtième minute de jeu, le Real obtient son cinquième corner. Les transmissions sont tranchantes, les jambes affutées. Benzema, Ronaldo et Di Maria multiplient les appels, Ramos et Marcelo viennent apporter le surnombre, Khedira, Alonso et Özil tiennent le milieu et obligent les catalans à se précipiter. Comme en plus ces derniers sont encore un peu approximatifs, la balle est complètement blanche et on ne donne pas cher de la peau blaugrana. « La Supercoupe, c'est le trophée le plus important de l'été mais le moins important de l'année » avait déclaré José Mourinho avant la rencontre. Le moins important de l'année, certes, mais le plus facile à aller chercher ? Même en été, saison où le Barça n'est pas encore injouable, un trophée reste un trophée : quand on s'appelle le Special One, l'exigence ne prend pas de vacances. Mais si l'été le Barça n'est pas encore injouable, il n'en reste pas moins impossible à battre. Alors après avoir subi les foudres madrilènes, les Barcelonais peuvent enfin commencer à jouer. Et après seulement deux trois approches un peu vaseuses, ils trouvent déjà le moyen de concrétiser. Sur l'un de ses premiers bons ballons, Messi accélère plein axe avant de décaler Villa sur sa gauche. Crochet-frappe-lucarne-opposée, merveille de but de David Villa, et les catalans ont déjà recollé. Et ce n'est pas fini.
Le Barça du tac au tac
Vexés, Benzema et Ronaldo sortent le lance-missile, mais leurs frappes finissent en dommages collatéraux. Le Real pousse pour repasser devant, et c'est justement le moment que choisit Lionel Messi pour leur refaire à l'envers. Bim bam boum, Carvalho pris de vitesse, Khedira repoussé, Pepe déséquilibré, Messi peut s'en aller ajuster Casillas. Mi-temps : le Real est mené 2-1 alors qu'il n'a pas aussi bien joué le Barça depuis une éternité. Merde alors, ce match est définitivement surprenant. Paradoxalement, le Real n'a pas grand chose, voire rien, à se reprocher. En face, le Barça ne joue pas très bien, mais fait preuve d'un réalisme à toute épreuve. Tellement pressés, les barcelonais n'ont pas pu développé leur jeu et l'on serait bien emmerdé de juger par exemple les débuts de ses nouveaux, Alcantara ou Sanchez. Avec son maillot floqué Alexis, le chilien commence à se montrer en évitant les tacles de Marcelo et de Carvalho. Puis c'est Thiago, d'un beau râteau, qui balaie trois madrilènes. Sous leur impulsion, les Barcelonais prennent le contrôle des opérations. Iniesta et Alcantara commencent à se trouver, le jeu à se fluidifier. Le Real parvient de moins en moins à asphyxier le milieu barcelonais et essaye de plus en plus de le brusquer. Alors qu'il semble au bord de la rupture, c'est justement le moment où le Real va revenir au score. Sur un corner obtenu par Cristiano Ronaldo, Pepe parvient à glisser en retrait à Alonso qui marque (53è). Le score est maintenant de 2-2. Balle au centre.
En attendant le retour
Les coachs en profitent pour redistribuer les cartes. Guardiola fait entrer les cadres, Xavi (pour Thiago), Piqué (pour Adriano), et replace Abidal à gauche. Moumou remplace Khedira par Callejon et Di Maria par Coentrao. Les coupes de cheveux des nouveaux entrants reboostent manifestement leurs partenaires, qui repartent de plus belle à l'attaque. Benzema d'abord, Ronaldo ensuite, on prend les mêmes et on recommence. Özil envoie une merveille de centre sur la tête de Benzema. Les occasions se multiplient, les combinaisons s'affinent. Sur les côtés, le Real affole franchement. Sur certaines interventions défensives aussi, mais l'arbitre est plutôt du genre clément. Dix minutes à jouer, dernier changement avec l'entrée d'Higuian pour Benzema, très bon, vraiment. Pour le Barça, Pedro a pris la place de Villa. Le rythme est retombé un peu, les blocs se sont étiolés. Ronaldo en profite pour slalomer un peu. Valdès l'accroche dans la surface, mais l'arbitre est vraiment du genre cool. Et tant pis aussi pour Pedro, fauché en pleine surface par Marcelo. Les joueurs le prennent plutôt bien, tout le monde est encore un peu en vacances. Enfin, en week-end prolongé. Dès mercredi soir, il faudra remettre ça, pour le match retour de cette Supercoupe d'Espagne. Et cette fois, il faudra un vainqueur.
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Le mode de vie que tu me ventes est la Principalea caractéristique des pays sous développes!
et celui qui me parle des pays bas qui perdent leur foot en faisant l esthète, ça te choque pas que le champion du monde marque 8 buts dont 3non valables et 2 sur coups de pieds arrêtes?les pays as ont mal joue mais ont quand même mis 13 buts,tous valables, un seul sur coup de pied arrête
Jamais été fan du réal mais on peut aussi s offusUer qu un. Lun. Aussi historique joue de cette manière, mou est en train de le détruire!
autre chose, chuis en Espagne la et j y suis chaque été depuis 15 ans!
G jamais découvert l Espagne Grace canal plus ou l auberge espagnaole comme vous!
Dingue, on me vante un modèle ou un magnat du htm qui connaît riean au foot, vend d abord des maillots avant de gagner des titres
La défense n'y était pas mais le problème était avec le vide au milieu, l'absence de Xavi-Busquets a gêné la sortie de balle et finissait en situations avec pertes de ballon à 40 mètres du but, ça gênait aussi la récupération de balle, et pour finir, les attaquants recevaient des balles de mauvaise qualité, les seuls moments de maîtrise ont été en début de 2ème mi temps et après l'entrée de Xavi...
Ca montre aussi que Thiago est bon mais pas encore totalement prêt pour ce niveau, et que Cesc n'est pas du luxe vu le genre de situations vues hier.
Les points positifs côté Barça sont la combativité, la réussite...
Le Real a été bon mais Ramos, Marcelo et Pepe surtout on été lamentables, à la rigueur je pense qu'il n'y avait pas de méchanceté préméditée côté Khedira.
Le problème pour le real c'est que je les vois mal refaire le même match ou mieux, contrairement au Barça qui va monter en puissance physiquement et en automatismes. En gros le Real peut difficilement mieux jouer et le Barça ne peut que mieux jouer.
Par ailleurs le Real va devoir faire attention côté agressivité, ils jouent de plus en plus à la limite du règlement, comme expliqué par certains commentateurs, Pepe est un spécialiste du carton orange, pas surprenant que son attitude et réputation le mène vers des rouges... Au bout d'un moment on peut blâmer les arbitres mais c'est lui aussi qui prend le risque de jouer toujours comme ça!
Je pense que ce Barça-là commencera sa décadence quand Xavi se retirera.
Tout comme la Roja.
On parle du Barça de Guardiola, de Messi, on a parlé du Barça de Ronaldinho ou d'Etoo. Je pense qu'on devrait plutôt parler du Barça de Xavi.
Avec le recul (quand les paillettes ont cessé de briller) on comprend mieux.
Franchement, au moment du départ de Ronaldinho et Deco qui donnait cher de la peau du barça? Et Xavi-Iniesta ont matérialisé le génie de cette équipe.
Xavi est crucial mais Busquets devient une pièce maîtresse, attendons donc de voir 1 ou 2 ans le temps que Xavi décline un peu et que Fabregas prenne ses marques aux côtes d'Iniesta. Thiago sera mature à mon avis dans 2 à trois ans, pas avant... Cette équipe a de l'avenir à mon avis mais les cycles sont une réalité dans le foot!
Il faut dire que ce barça évolue régulièrement à du très très haut niveau, on oublie ça parfois!
Mais tu verras comme le jeu sera plus confus au milieu. Et comme l'hyper-domination actuelle (lors des matchs) aura diminué sensiblement.
Je pense que ce qui rend le jeu du Barça (ou de l'équipe d'Espagne) si bon c'est le boulot de Xavi.
Je suis hyper-fan de ce joueur, tu l'auras compris!
Le barça ne sera pas le même sans lui, clairement, attendons juste de voir vers quoi il évoluera...