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  2. // AJ Auxerre/Real Madrid (0-1)

Auxerre pas bien payé

Un poteau et une main non sifflée. Auxerre peut s'estimer malheureux au terme de la défaite (0-1) concédée face à un Real Madrid sans goût ni couleurs. Seule l'expérience de Mourinho a parlé.

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« J'ai prévenu Mourinho qu'à Auxerre, l'aéroport n'est qu'un aérodrome et que les vestiaires de l'Abbé-Deschamps sont minuscules » . Dans son allégresse, Jean Fernandez a oublié de préciser que l'espace entre le terrain et les tribunes était lui aussi rikiki. Impossible de s'entendre dans ce stade de l'Abbé-Deschamps -21 379 places assises- plein comme une barrique. C'est pas tous les jours que le chef-lieu de l'Yonne accueille « le plus grand club du monde » . Comme galvanisés par la ferveur et l'hymne « Die Meister, die Besten, les grandes équipes, the champions ! » , les joueurs de l'AJA entrent dans cette rencontre comme papa dans maman le deuxième soir : amoureusement, sans se poser de questions. Les Bourguignons ne sont même pas loin de scorer d'entrée. Sur sa première action, Oliech lancé cause un rhume au champion du monde Sergio Ramos avant de bénéficier d'un contre favorable sur Casillas. Mais trop court, il ne peut mettre la baudruche dans les filets vides (4è).




Mourinho fait déjà les cent pas. Et n'arrête pas de replacer son trident offensif : Ronaldo-Benzema-Higuain. En retour, les Madrilènes prennent leurs quartiers dans la moitié de terrain auxerroise et pilonnent de loin la cage de Sorin. Ronaldo (8è) puis Lass (10è) avant que sur un corner, Higuain ajuste Sorin entre les jambes ajaïstes. Chafni sur la ligne repousse (15è). Ouf ! S'ensuivra le menu pronostiqué de la soirée : une bonne organisation défensive (4 défenseurs plus 5 milieux), la possession laissée au Real et du jeu en contre. Du coup, l'AJA ne redécouvrira la moitié merengue qu'à la demi-heure de jeu. Pas pour rien puisqu'à chaque fois sur un coup-franc lointain de Benoît Jordi Pedretti, Casillas doit se coucher. D'abord sur une tête de Ndinga ras du poteau (27è), puis sur une reprise du même Pedretti suite au mauvais renvoi madrilène (43è). Entre-temps, Diarra d'abord (35è) et Marcelo enfin (36è) visent Sorin sur des face-à-face. Mais le mal est fait. Tout un stade a compris que ce soir face à la Maison Blanche, le nul est prenable.



Aphone, Benzema est remplacé à l'heure de jeu. Pas con, Mourinho a compris que pour se frayer un chemin dans le labyrinthe défensif local, il faut ajouter la technicité d'Özil. En vain. Et comme le ballon n'est pas un Jabulani, les parpaings de Ronaldo (66è, 69è) ne sortent pas des gants d'Olivier Sorin. Pire, Auxerre touche le bois de Casillas dans le money-time. Sur un centre de Chafni, Pepe est sauvé du csc par le poteau droit (80è). L'AJA y croit. Le premier point en Ligue des Champions est là et mérité. Mais c'est oublié qu'en C1, c'est Mourinho qui décide. Entré en jeu six minutes auparavant, Di Maria marque de près d'une reprise au laser (81è). Le Portugais attendra cependant avant de se siffler la caisse de Chablis offerte par Fernandez. S'il veut passer les huitièmes, il a du pain sur la plancha.

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