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Auxerre les dents

Une saison charnière. Délaissée par ses cadres, l'AJ Auxerre, un an après s'être frottée au Real Madrid et au Milan AC, s'apprête à entamer un exercice délicat.

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Plus dure sera la chute. Sans Humphrey Bogart. Avec Gérard Bourgoin. Saleté de remake. Il y a à peine un an, le 26 août dernier, l'AJ Auxerre réalisait un exploit. Celui de sortir le Zénith Saint-Pétersbourg, grandissime favori, au troisième tour préliminaire de la Ligue des Champions. Confiants, Le Tallec, Pedretti et les autres claquent deux pions à domicile à l'équipe de Luciano Spalletti et s'offrent une phase de poule de C1 bling-bling. Au total, six matches de gala dans un groupe compliqué, un jubilé européen où promesses et faux-espoirs se sont embrassés, face au Real Madrid, au Milan AC et à l'Ajax Amsterdam. Le retour à la réalité est difficile. Après avoir côtoyé les étoiles, les Auxerrois vont faire les poubelles. Rockefeller 2010, les Icaunais avaient les mains faites pour la boue. Elles ont tâté l'or. De près, de trop près, avant de retrouver les égouts de la Ligue, avec son marasme sportif et exécutif. Une saison compliquée commence tôt et termine tard. Après de longues semaines à flirter avec la relégation, un crise administrative finit de briser l'élan et le moral d'une équipe totalement perdue. Cette crise, aux allures de guerre des familles new-yorkaises du début du XXème siècle, Gérard Bourgoin, s'il n'en est pas sorti grandi, en est sorti vainqueur. Gagnant, le nouveau président auxerrois a tout de même perdu quelques plumes, dont une grosse : Jean Fernandez, parti à Nancy chasser le spectre de Pablo Correa. Pas sûr que ce soit lui qui perde au change.

Fournier aux commandes

La proposition de prolongation de Gérard Bourgoin n'y changera rien. Assis confortablement dans son bureau, Jean Fernandez a pris sa décision. Arrivé à Auxerre en 2006, celui qui a été élu par ses pairs “meilleur entraîneur de Ligue 1” en 2009-2010 estime avoir fait le tour du challenge icaunais. D'ailleurs, personne ne le contredira et ce, même si le poste lorrain n'a pas grand-chose d'attirant. De Jean Fernandez, l'AJA ne conservera que quelques souvenirs. Après avoir atteint son apogée en 2009-2010, la culture de la contre-attaque chérie par l'ancien coach de l'Olympique de Marseille s'est effritée, journée après journée. Logique si l'on souligne l'appauvrissement constant de l'effectif auxerrois depuis le début des années 2000. Autant dire qu'après Paris, Créteil-Lusitanos et Strasbourg, c'est dans un nouveau bourbier que s'est lancé Laurent Fournier. Avec l'envie et la niaque d'un revanchard, et les œillères du type tout content d'être là, qui n'a pas encore envie de parler de galère : « Notre recrutement est terminé au niveau des joueurs de champ. Personnellement, je compte sur ce groupe. Il a l'air de très bien vivre » . La fameuse “entente absolue” au sein d'un groupe aussi soudé que pauvre. Oui, cette année, le maintien si cher à Guy Roux pourrait et même devrait être l'objectif réaliste de ceux qui se fritaient contre le Real Madrid la saison prochaine. C'est en tout cas ce que laisse présager la feuille de match auxerroise.

La fuite des capitaux

Symptôme récalcitrant d'une équipe dirigeante en phase terminale, la fuite des joueurs cadres en fin de contrat a ruiné le peu d'espoir auxerrois à l'aube de la saison prochaine. Birsa et Jelen sont partis sans rapporter le moindre sou à l'AJA et l'indispensable Pedretti a quitté le navire pour une bouchée de pain. Courtisé par l'Olympique Lyonnais, Delvin Ndinga, qui souhaite se placer pour l'avenir et mettre une option sur le poste laissé vacant par Jérémy Toulalan, pourrait suivre. Si Bison Futé annonce donc du rouge foncé pour les départs, côté arrivées, ça ne se bouscule pas au portillon. Entre repentis et éternels espoirs, le recrutement bourguignon est le genre de cocktail prêt à exploser. Ben Sahar, international israëlien, passé par Chelsea et l'Espanyol Barcelone, Rudy Haddad, meilleur passeur de Ligue 2 la saison passée et ancien espoir du Paris Saint-Germain, et Kossoko, ancien d'Amiens, type auquel on prête la capacité de dégainer de la punchline sanglante, quelques jours avant son arrivée au club : « Sammaritano, je le hais ce bâtard de nain » ou encore un « T'es fou, la ville est morte et enterrée » . Un symbole des renforts auxerrois, imprévisibles et incertains ? Comme les ambitions bourguignonnes à l'aube de cette saison, en somme.

Quel avenir pour l'AJA ?


Comme si les inquiétudes quant à la qualité réelle de l'effectif ne suffisaient pas, Cédric Hengbart, blessé, devrait rater le début de saison, et les faux-pas d'entrée seront interdits. Montpellier, Marseille et Bordeaux, les trois premiers adversaires des Icaunais en Ligue 1, se chargeront d'offrir une tendance et des enseignements à Laurent Fournier. D'ailleurs, à Auxerre, on ne se ment pas. Pas d'ambition annoncée, on verra là où le vent porte et on croise les doigts. Très fort. En fait, le destin auxerrois est intimement lié à celui des promus. Si, comme lors des saisons précédentes (Arles-Avignon excepté), les promus affichent un niveau correct, ou assez bon, l'avenir de l'AJA pourrait se dessiner dans le dernier tiers du classement. Seize ans après avoir été champion de France. Un destin tragique, à la Nantaise, à la Lensoise, à la Monégasque auquel toute une région préfère ne pas penser. Pas encore. « Une chute profonde mène souvent vers le grand bonheur » paraît-il. Baratineur de Shakespeare.

Swann Borsellino

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