France - Ligue 2 - 11e journée

Par Julien Mahieu

Auxerre gagne le derby bourguignon

Le leader monégasque ne jouera que demain, et tous ses poursuivants n’ont pas manqué l’occasion de maintenir la pression sur les défiscalisés, en s’imposant tous. Angers, Istres, Caen, Nantes et Guigamp jouent des coudes pour se faufiler sur le podium, et la Ligue 2 n’en finit plus d’être passionnante.

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Joie d'Olivier Kapo (AJ Auxerre)
Joie d'Olivier Kapo (AJ Auxerre)
Les états de siège

Recevoir l’AJA à la maison cette saison, c’est un peu comme pratiquer l’échangisme : au moment de préparer l’apéro et de déboucher le rosé, tu sais déjà que tu vas passer une soirée délicieuse. Auxerre, au coup d’envoi de ce derby bourguignon, n’a pas pris un seul point à l’extérieur. Jean-Guy Wallemme, qui a quitté son poste de sélectionneur du Congo mercredi, avait donc pu concentrer toute son attention sur la meilleure façon de résoudre ce problème. Dijon entre mieux dans la rencontre, inscrit même un but refusé pour une faute très discrète, mais peine dans le dernier geste. Les Auxerrois savent toujours subir et plier sans céder, en attendant leur heure. Sur un coup franc de Rudy Haddad, Hengbart place sa tête, et Oliech catapulte de volée le ballon jusqu’au fond des filets (41’). Il reste une mi-temps à Dijon pour revenir au score, mais les hommes de Philippe Montanier semblent incapables de s’ouvrir des espaces de frappe. L’AJA se permet de louper des occases en or en contre-attaque, et Makengo se paie un petit kiff en tirant dans le but vide alors que l’arbitre avait sifflé depuis dix secondes. Bon, ok, il récolte un jaune dans l’aventure, mais on a bien ri. Auxerre récolte enfin ses premiers points hors de ses bases, et repasse dans la première moitié de tableau.

Le Stade Malherbe, cette saison, c’est un peu le monde à l’envers. En déplacement à Arles-Avignon, les Normands viennent d’enquiller leur troisième victoire consécutive à l’extérieur et restent pourtant sur trois défaites à domicile. Les supporters caennais eux-mêmes semblent avoir renoncé à comprendre. On joue depuis une dizaine de minutes seulement quand Alexandre Cuvillier ouvre le score, face à un Ludovic Butelle sorti bien loin de ses bases (10’). Caen semble donc bien parti pour offrir à Arles-Avignon sa quatrième défaite d’affilée, jusqu’à ce que Cuvillier ait la mauvaise idée de se ramasser un carton rouge, avant la pause. Du coup, le Stade Malherbe se retranche derrière trois rangées de barricades et des sacs de sable entassés à la va-vite, renvoie les grenades dégoupillées qui atterrissent dans sa surface et se prépare à tenir le siège. Arlav’ peine grandement à se procurer la moindre occasion, préfère mitrailler plutôt que de jouer placé, oublie de profiter de sa supériorité numérique, quand le Stade Malherbe joue ses contre-attaques à deux ou trois et se procure les plus franches occasions. En fin de rencontre, Seube délivre un caviar à Neeskens Kebano et le joueur prêté par le PSG assure pour de bon le succès des Caennais (83’), qui restent au contact du podium.

Les poissards

Ulrich Ramé, en signant à Sedan, il ne demandait qu’à vivre une fin de carrière pépère. C’était sans compter sur la malédiction qui semble actuellement s’abattre sur les Ardennais, collés au fond du classement, et qui étaient encore en représentation ce soir à Guingamp. Premier acte : Ulrich Ramé, très confiant en ses troupes, fout toute son équipe dans le mur pour se prémunir d’un coup franc dangereux. Visiblement, ça ne suffit pas, parce que Thibault Giresse, déjà auteur d’un doublé contre Caen la semaine dernière, enroule la gonfle au-dessus du mur (23’). Deuxième acte : sur une frappe guingampaise a priori anodine, Pogba détourne le ballon et trompe son propre gardien (29’). Ramé est un homme comblé. Et Sedan reste dernier.

Laval restait sur quatre matchs sans victoire avant de se déplacer au MMArena pour affronter Le Mans. Bien décidés à relever la tête, les Lavallois ont cependant connu une minute d’absence qui leur a coûté très cher. Kanté place sa tête sur un coup franc et profite d’une grosse faute de main de Balijon pour ouvrir la marque (9’). Trente secondes plus tard, Joseph Mendes, qui disputait son premier match chez les pros, double la mise sur une offrande de Thomert (10’). Voilà comment Laval vient de foutre son match en l’air. Plutôt dominateurs en seconde période, les hommes de Hinschberger ne parviendront jamais à revenir dans la rencontre et restent engoncés dans les tréfonds du classement.

Les buts de la soirée

Istres était peut-être sur le podium en début de rencontre, mais devait surtout renouer avec le succès, après deux défaites de suite. Mission accomplie sans trop de problème face à Tours, pourtant en pleine bourre depuis quelques journées. Nicolas de Préville n’attend pas plus d’un quart d’heure avant de débloquer la situation d’un coup de tête sur corner (16’). Kevin Bru profite juste avant la pause d’une double sortie kamikaze de Benjamin Leroy pour infliger la sanction qui s’impose et aggraver le score (42’). Au retour des vestiaires, Oniangue signale que Tours respire encore et réduit la marque (48’). Mauvaise idée, parce que les Istréens haussent le ton. Chafik et Ba se relaient pour placer des patates de trente mètres qui font mouche (74’ et 81’) et préparent le DVD de la compil’ des plus beaux buts istréens de l’année. Istres reste sur le podium et retrouve le sourire.

Le Havre pensait avoir fait le plus dur face à Nîmes en ouvrant le score au Stade Océane juste avant la pause (il paraît que c’est le moment idéal), sur une jolie tête décroisée de Rivière (41’). C’était sans compter sur les inspirations de Vincent Gragnic, qui ne perd pas de temps, au retour des vestiaires, pour relancer son équipe. Un une-deux de toute beauté avec Amewou, et un plat du pied-sécurité pour égaliser (48’). Les Nîmois, bien plus en jambe, auront même plusieurs occasions de se remplir le baluchon avant de rentrer dans le Gard, mais devront se contenter d’un petit point.

Les matchs qui n’ont pas eu lieu

Le Gazélec d’Ajaccio et Niort n’auront pas joué plus de trois minutes avant que l’arbitre ne revienne à la raison et ne se décide à annuler la rencontre. Victime des intempéries, le terrain ressemblait davantage à une mare qu’à une pelouse. Pour une fois, il paraît que les Corses n’y sont pour rien.

Et puis du côté d’Angers, à peine plus de spectacle : Malik Couturier ouvre le score en début de seconde période, sur la seule frappe cadrée de toute la mi-temps. Châteauroux aura beau pousser et toucher le montant, ils doivent s’incliner et laisser les Angevins reprendre leur place de dauphin.

AS MonacoNantes : demain
LensClermont : lundi

Classement

1. Monaco 22
2. Angers 22
3. Istres 21
4. Caen 20
5. Nantes 19
6. Guingamp 19


18. Laval 11
19. Gazélec Ajaccio 10
20. Sedan 9



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Par Julien Mahieu

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2 réactions ;
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  • Message posté par ouambee le 26/10/2012 à 22:16
      

    Pogba met plein de buts en ce moment

  • Message posté par dfco le 27/10/2012 à 00:10
      

    Arsenic : le coach de Dijon c'est Dall'Oglio pas Montanier.


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