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  2. // Auxerre/Zénith (2-0)

Auxerre en Ligue des Champions !

L'AJ Auxerre l'a fait ! Après une prestation convaincante à l'aller, les bourguignons ont renversé la vapeur au retour et s'imposent 2-0 face au Zénith. Ils participeront à la C1!

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« Le Zénith a des failles » confiait Anthony Le Tallec à L'Equipe. Visionnaire ou prétentieux ? Difficile à dire. Certes, le Zénith à déçu lors du match aller. Il est toutefois difficile de penser que le grandissime favori de cette rencontre va laisser filer la qualification pour la Champion's League et les pepettes qui vont avec. Pourtant, Anthony avait vu juste. C'est une équipe russe méconnaissable qui se présente sur la pelouse surchauffée d'un Abbé-Deschamps, Parc des Princes d'un soir. Luciano Spalletti avait pris un malin plaisir à affirmer toute la semaine qu'il venait en Bourgogne pour gagner, car Monsieur Spalletti en a dans le caleçon et aime le faire savoir.

Face à Spalletti, Jean Fernandez, plus timide, mais pas moins brillant. Ses auxerrois monopolisent la gonfle dès le début du match et n'ont besoin que de 8 petites minutes pour combler leur retard. Corner millimétré de Pedretti sur la tête d'un Cédric Hengbart étrangement seul, qui propulse le ballon dans la lucarne du pauvre Malafeev, qui ne peut que suivre le ballon du regard. Pas rassasiés pour un sou, les Icaunais continuent leur démonstration de combativité et mettent à mal la défense russe. Si Le Tallec avait vu tout bon, il avait omis un détail. Le Zénith est orgueilleux. Emmenés par un Danny aussi talentueux que détestable, les joueurs de Saint-Pétersbourg dominent les débats en fin de première mi-temps et croient égaliser lorsque la volée de Kerzhakov, déviée par la main de Grichting, vient flirter avec le poteau de Sorin. Les auxerrois, sauvés par le gong, rentrent aux vestiaire avec de sérieuses ambitions.

Les russes reviennent sur la pelouse avec de meilleures intentions et Bystrov, après un slalom dans la défense auxerroise, oblige Sorin à sortir une belle parade. Pas franchement inquiets, les joueurs de Fernandez repartent de l'avant et remettent le pied sur le ballon. Suffisant pour gagner leur deuxième corner du match. Pedretti s'exécute, trouve la tête de Coulibaly qui dévie au deuxième poteau pour Jelen qui, d'une volée digne des plus grands matches de beach soccer, trompe Malafeev. L'Abbé-Deschamps prend feu, le cardiologue de Guy Roux prend peur. Jean Fernandez désirait jouer le contre lors de cette seconde période et est entendu par ses joueurs à la 64e minute, quand Jelen lance "Usain" Oliech "Bolt" en profondeur, qui oblige Malafeev à utiliser ses paluches en dehors de la surface. L'espoir russe est exclu et laisse ses partenaires à 10, comme si ils ne ramaient pas suffisamment. Solidaire, Hubocan se fait exclure à son tour, pour un deuxième carton jaune plus que discutable.

Malgré ce scénario rocambolesque, la fin de match sera celle que l'on attendait. Le Zénith, réduit à 9, donne tout ce qu'il a. Les supporters auxerrois tremblent. Les commentateurs perdent leurs voix. Guy Roux verse une larme.
Auxerre aura fait le job et plus encore. Dominateurs, sereins et surtout surmotivés, les joueurs de Jean Fernandez disputeront la Ligue des Champions pour la première fois depuis 7 ans et accompagneront les deux Olympiques dans la quête de la coupe aux grandes oreilles. Bien sur, les icaunais figureront parmi les petits poucets de la plus grande des compétitions européenne, mais pour une équipe qui déclare jouer le maintien chaque année, c'est plutôt pas mal non ?

Swann Borsellino

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