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Aurier, la droite forte débarque au PSG

Défenseur le plus prolifique d'Europe la saison dernière avec Toulouse, Serge Aurier doit s'engager ce mercredi avec le PSG pour un transfert évalué à 10 millions. Si le diamant demande encore à être taillé, Paris tient peut-être avec l'Ivoirien l'arrière droit de demain. Pas vraiment une bonne nouvelle pour Gregory van der Wiel.

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Serge Aurier est un type de son époque. Un homme à l'aise avec le personnal branding et les réseaux sociaux au point de poser mardi sur Snapchat avec un polo du Paris Saint-Germain et le commentaire qui avec : « new challenge c Dieu qui est fort » . Mais pour s'attacher les services de l'international ivoirien (qui passe ce mercredi la traditionnelle visite médicale), les dirigeants du PSG n'ont pas négocié avec le Tout Puissant, mais avec Olivier Sadran. Et s'il est plus facilement joignable, le président du TFC ne lâche jamais l'un de ses joueurs sans une négociation serrée. Il l'a prouvé dans le dossier Aurier en tenant tête à Arsenal. Avec le PSG, les choses sont allées plus vite, les prêts récents d'Adrien Rabiot et Clément Chantôme à Toulouse pouvant expliquer ces relations cordiales. Aurier arrive donc pour 10 millions d'euros (somme à confirmer) à Paris. Presque une bonne affaire comparée aux 15 millions avec bonus lâchés pour Lucas Digne l'été dernier.

Comme le Lillois, Aurier débarque à la capitale après une grosse saison. À une différence près : Digne tenait encore de la promesse quand le Toulousain, lui, a déjà des chiffres à facturer à seulement 21 ans. Avec six buts et huit passes décisives, il peut revendiquer le trophée honorifique du défenseur le plus prolifique des cinq grands championnats. Une Coupe du monde avec les Éléphants et une élection dans le onze type de la Ligue 1 plus loin et le TFC était devenu trop petit pour celui que Didier Drogba considère « comme le meilleur latéral droit en France » . Encore faut-il le prouver dans un club de standing européen. Pressenti à Marseille (son club de cœur), Aurier a finalement opté pour sa région de cœur, lui l'enfant de Villepinte. Pour son ancien sélectionneur, Sabri Lamouchi, l'heure était venue de se jeter dans le grand bain. « Il est jeune mais il a une grande maturité. Ce serait d'ailleurs une erreur que de rester à Toulouse, où il risque de s'installer dans un certain confort. Il a besoin d'un challenge plus relevé. »

Fâché avec le maillot jaune


Arrivé de Lens à l'hiver 2012, Aurier n'a pas tardé à prendre son envol dans la ville d'Airbus. Le Serbe Ninkov très vite relégué sur le banc, le Franco-Ivoirien a pris la possession du couloir droit. Rapide, puissant, dur sur l'homme et plutôt bien dégrossi techniquement, il a même fait dire un jour à son entraîneur Alain Casanova : « J'aimerais bien pouvoir le cloner » . Malheureusement pour lui, le modèle est unique. Unique mais encore à perfectionner. Le garçon a les défauts de ses qualités. Sur un terrain, Aurier donne l'impression d'être partout. Sauf que parfois, il fait défaut là où sa présence est indiquée : en défense. D'ailleurs, Casanova a bien fini par le comprendre et l'a installé au poste de piston droit dans son 3-5-2. Une position plus sécurisante pour lui et où il a explosé. Sauf qu'à Paris, Laurent Blanc ne jure que par la bonne vieille défense à quatre. Sans stoppeur derrière lui pour couvrir ses montées, Aurier va devoir discipliner son jeu et prendre son couloir au moment opportun (comme un Van der Wiel la saison dernière).


Si le Néerlandais paraît un concurrent à sa mesure, il dispose encore du soutien des cadres du vestiaire (Zlatan surtout) et sait rester à sa place. Comme un Digne l'a très bien compris, le petit nouveau doit répondre présent sur les quelques bouts de matchs qu'il va disputer en début de saison avant d'espérer plus. Une situation pas évidente pour ce caractère impulsif sur un terrain. Comme il le concède lui-même, Aurier a un « problème contre le maillot jaune » . Pas Vincenzo Niballi, mais les arbitres. « J'essaie de me tenir le plus éloigné possible d'eux » , promettait-il la saison dernière. Pas assez, puisqu'il a encore récolté onze cartons jaunes. Après l'avoir couvé pendant deux ans et demi, Alain Casanova sait que si la tête suit, son ancien protégé risque d'en surprendre plus d'un. « Je pense qu'on n'a pas encore tout vu. Il doit encore apprendre à gérer ses émotions. Ne pas se frustrer par rapport à une décision arbitrale ou un mauvais choix d'un coéquipier.  » Pour les coéquipiers, ça devrait poser moins de problèmes.

Par Alexandre Pedro
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