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Augusto Fernández : « Falcao est un homme de Dieu »

Dans son dernier numéro, So Foot consacre sa une au meilleur avant-centre du moment : Radamal Falcao. Augusto Fernández a bien connu le Colombien à River Plate. Le milieu du Celta Vigo en dit plus sur son pote. Une interview sous l'œil de Dieu et du Tigre.

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Depuis quand connais-tu Radamel ?
Nous avons le même âge. Je connais Falca depuis 2001 quand il est arrivé au River. Nous avons vécu ensemble à la Pension, là où les gamins qui viennent de loin vivent, dorment, mangent. Nous avons partagé notre chambre aussi. Avec Falcao, on a joué ensemble mais Carrizo a deux ans de plus. Nous avons joué avec lui seulement en pro.

Comment était-il à l'époque ?
Falca est une personne généreuse, très attentive aux autres et toujours très professionnelle. C'est un homme de Dieu et nous sommes pareils. C'est lui qui m'a fait rencontrer Dieu.

Comment se traduisait cette foi ?
Quand nous avions 15, 16 ans, c'est lui qui m'a emmené pour la première fois aux réunions des Athlètes du Christ à Buenos Aires. À la pension, nous étions tous des gamins loin de leurs familles et de leurs amis. C'était très dur. Falca nous a un jour invités. Cette foi me donne la paix pour moi et ma famille. Je suis très passionné par ce que je fais, je vis la vie de façon très passionnelle mais cette foi m'apporte la paix. Nous ne sommes pas des extraterrestres, c'est juste une façon de faire les choses correctement. Falcao m'a beaucoup aidé. Quand tu es jeune, loin de ta famille, c'est une grande aide. Je suis très reconnaissant envers Falca de m'avoir fait partager sa foi.

« À 15 ans, il avait déjà cette foi »


Tu as gardé une anecdote en particulier ?
Ce sont des réunions composées majoritairement de footballeurs de tous les niveaux. De première, deuxième ou troisième divisions. Au début, c'est un peu bizarre et puis petit à petit, ça devient normal. J'ai appris dans ces réunions que mes problèmes sont loin d'être les pires. J'y ai écouté des histoires personnelles très difficiles. Tu te rends compte que tous ont des problèmes bien pire que les tiens. Quand Falca est arrivé au River, moi-même je le voyais comme un type un peu bizarre. Nous avions 15 ans. Il avait déjà cette foi.

Tu parles encore souvent avec lui ?
Nous nous connaissons bien et nous parlons souvent par messages. La dernière fois que j'ai parlé avec lui, c'était la semaine dernière. C'était après un match aller de Coupe du Roi contre le Real. Ce jour-là, on a perdu 4-0 mais on avait des nouveaux maillots Adidas. Falca m'a écrit pour me dire qu'il aimait beaucoup notre nouveau maillot et qu'il voulait que je lui en envoie un.

Comment juges-tu son évolution ?
Pour moi, Falca est toujours pareil. Depuis tout petit, il a appris à se dépasser. Quand il était jeune, il a connu une série de blessures à la cheville, au genou, au pubis, mais il a réussi à se remettre de chacune de ces blessures. Depuis petit, Falca a ce truc : cette capacité à faire abstraction et à se dépasser quoi qu'il arrive. Il cherche toujours à progresser, à se dépasser. C'est un grand professionnel. Il veut toujours plus. On le voit aujourd'hui sur les terrains. Je ne suis pas du tout surpris par son évolution.

Il a quand-même bien un défaut ?
Falca adore se marrer, chambrer. Il a une sorte de malice assez saine. Quand il était jeune, il se moquait beaucoup de ma façon de courir. Il m'imitait. Il n'est pas du tout chiant, il aime bien plaisanter. Moi, j'adore rigoler avec lui. Je suis un peu comme lui. Nous adorons chambrer.

Et toi, tu le chambrais sur quoi ?
Quand on était jeunes, je le chambrais beaucoup parce que c'était un obsédé des étirements. Il passait sa vie à étirer tous ses muscles. Toutes les deux heures, il étirait tous ses muscles.

« Au milieu de gamins des provinces d'Argentine, nous étions des indiens »


Quel est son rapport au succès ?
Falca a toujours cherché à devenir meilleur, à se dépasser. De notre promotion, nous ne sommes que deux ou trois à être passés professionnels. Il a toujours été mûr avant les autres. Sa manière de voir les choses était beaucoup plus mûre, plus posée. Nous, nous étions des barbares. Falca avait une personnalité beaucoup plus mûre. Il a toujours su ce qu'il voulait.

Priait-il déjà dans les vestiaires ?
Oui. C'est pour ça que quand il est arrivé, je le trouvais bizarre. Il priait dans le vestiaire, à la pension, mettait les bras en l'air. Je me suis même pas mal moqué de lui à l'époque. Néanmoins, c'est lui qui m'a emmené sur ce chemin. Imagine un peu, un type comme lui qui arrive de Colombie au milieu de gamins des provinces d'Argentine, nous étions des indiens (sic) !

Qu'est-ce que ça veut dire d'être un Athlète du Christ ?
C'est un groupe qui existe dans le monde entier fondé par Paulo Silas. Il y a toujours des réunions en Argentine. J'avais 19 ans lors de la dernière réunion. Je n'y suis pas retourné depuis. Ce n'est pas une religion, ni une secte. Peu importe la religion, ce sont des réunions pour partager des expériences bonnes ou mauvaises. L'objectif principal est de connaître Dieu. Falca non plus n'y est pas retourné. Mais ce groupe n'a rien de bizarre. J'ai appris à ne pas me soucier du regard des autres, tout comme Falcao, quand il est arrivé dans notre vestiaire, ne se souciait pas de ce qu'on pensait.

Vous alliez à la messe ?
Oui, nous allions à l'Église à Buenos Aires. En Espagne, je n'y vais pas. Falcao, je ne sais pas.

C'était un peu un grand frère pour toi ?
C'est un grand ami. Le fait d'avoir vécu autant d'années ensemble, il m'a beaucoup aidé. Je lui suis très reconnaissant parce que c'est lui qui m'a emmené à l'une de ces réunions pour la première fois à Buenos Aires.

Propos recueilli par Thibaud Leplat
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