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Aubam' démasqué

« Tout-droit » bling-bling ou altruiste campagnard ? Auteur d'un début de saison aussi canon que ses temps sur 100 mètres (9 buts en 7 matchs de BuLi), Pierre-Emerick Aubameyang a longtemps été une énigme footballistique. Mais peu à peu, le gamin de Laval révèle sa vraie nature : celle d'un vrai bon joueur de foot qui a les pieds sur terre.

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Avril 2005. Dans tes rêves, de Denis Thybaud, ne bouscule pas le box-office, mais la bande-son de Disiz la Peste fait vibrer quelques oreilles, jusqu'à l'Huisserie, en banlieue Sud de Laval, où le jeune Pierre-Emerick Aubameyang est un garçon qui galère. À 15 ans, déscolarisé et non licencié d'un club de foot, il est plus au milieu de nulle part qu'à la croisée des chemins. Kévin, meilleur ami de toujours, se souvient : « Il était là, en Mayenne, il n'allait plus à l'école, il jouait au foot, mais ne faisait pas grand-chose d'autre. En ville, les gens se demandaient ce qu'attendait sa famille pour s'occuper de lui, alors que celle-ci a toujours répondu présent. » Alors au lieu d'errer, il s'occupe comme il peut. Il fantasme. « Tous les matins, j'allais m'entraîner avec lui » , poursuit Kévin. « C'était l'époque où Lyon était sur le toit de la Ligue 1. On se prenait pour Sidney Govou et Sonny Anderson. C'est le seul moment où il a douté. » Pas le seul moment où l'on a douté de lui, en revanche.

De « tout-droit » pistonné...


Car pour beaucoup, PEA est un « tout-droit » . Un coureur de cent mètres aux pieds aussi carrés que les briques qui forment l'église Saint-Siméon de l'Huisserie, à côté de laquelle le gamin aux initiales de compte épargne tape le ballon. Cette image le poursuit tout au long de sa non-formation. Fils du footballeur Pierre Aubame, le gosse est un nomade : Laval, Toulouse, Nice, Rouen, la Colombie et enfin l'Italie où le daron chope un poste de recruteur à Milan. Un tournant. Oui, pour ses détracteurs, Aubameyang n'est pas seulement un footballeur maladroit. Il est aussi un pistonné. La vérité, elle, est simple. Alors à Bastia, Aubam' fait un pacte avec son père : s'il plante plus de six buts, il chope un essai chez les Rossoneri. Il en claque sept et s'envole vers Milanello. Si du grande Milan, le « fils de » ne verra que les entraînements, celui-ci en garde tout de même un souvenir impérissable. Celui de s'être entraîné avec des légendes, d'avoir découvert autre chose, mais pas celui, amer, de ne pas avoir eu sa chance. « En France, beaucoup disent qu'à Milan, ils ne m'ont pas donné ma chance, mais la vérité, c'est qu'avec les joueurs qu'il y avait, tu voulais qu'ils me mettent où » se souvient-il, le sourire aux lèvres. S'il y a bien une chose que l'on ne peut pas reprocher au Franco-Gabonais, c'est qu'il n'a jamais pété plus haut que son cul. Malgré son amour assumé du bling-bling, celui qui a un jour osé se pointer au Canal Football Club en tenue de Michael Jackson est en fait un garçon simple. Un amoureux de ses racines qui sait ce qu'il vaut. Soit pas grand-chose si l'on en croit certains qui ont croisé son parcours.

... à buteur respecté


Le paternel a beau avoir eu son rôle à jouer, le seul coach qui a véritablement fait confiance à Aubameyang porte la moustache. Alors entraîneur à Monaco, Guy Lacombe se souvient que « certains disaient qu'il était pathétique » , tandis que certains membres de son staff se demandaient bien ce que l'Aveyronnais trouvait à son poulain. Sa force de travail, peut-être. Car à Lille puis à Monaco, le gamin le sait : il n'est pas un dieu balle au pied, ni un tueur devant les buts. Il court juste plus vite que tous ses adversaires. Ce n'est peut-être pas un hasard s'il finit par percer à Saint-Étienne. Une ville humble et travailleuse. Dans le Forez, il dégaine sa première saison à 10 buts, puis explose en 2012/2013, en prouvant une chose : capable de faire briller Brandão, qui a réalisé la meilleure saison de sa carrière à ses côtés, PEA fait partie de cette race rare d'ailier buteur et altruiste. Alors au top du hip-hop, le Borussia Dortmund le sent bien. Et alors que tout le monde prédit un crash, PEA s'envole. Meilleur joueur du BvB la saison passée - une saison pas terrible, certes - l'ex-Vert a progressé devant le but, est capable de se projeter avec intelligence tactique et n'est pas avare de caviar. Plus que son rythme de croisière, il a trouvé dans la Ruhr une équipe qui convient à son style de jeu. Auteur de neuf buts en sept matchs, l'attaquant de 26 ans souhaite taquiner le Bayern, mais sait déjà qu'il retournera à l'Huisserie cet été, sans doute en voiture, lui qui adore s'infliger des trajets de routiers : « J'ai besoin de retrouver les vaches et l'odeur de l'herbe. Je suis un campagnard. » C'est tout ça, que cache le masque de Spiderman.

Par Swann Borsellino Propos de PEA recueillis par SB, dans le SoFoot n°102.
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