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  2. // Quart
  3. // Sporting/Metalist Kharkov (2-1)

Au Sporting la victoire, à Kharkov l'espoir

Dans un match qui a surtout valu pour sa seconde mi-temps, le Metalist Kharkiv a concédé sa première défaite de la saison (1-2) à l’extérieur en ligue Europa contre le Sporting du Portugal. Il ne doit son salut qu’à un pénalty à la dernière minute…

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Longtemps, on s’est dit que les parades à répétition de Rui Patricio, le gardien portugais, allaient rendre la soupe dure à passer pour les Ukrainiens. Déjà, il y avait ce premier but à la reprise, la suspension de sa charnière centrale pour le retour et ce coup-franc où le mur du Metalist se liquéfie pour une élimination quasi-assurée à 0-2. Et donc les six magnifiques parades de Patricio après la pause avant que Devic ne soit déséquilibré par…le rempart lisboète, suite à une frappe détournée, encore. Le Metalist Kharkiv réduit le score pour la plus grande joie de ses supporters. C’est mérité…

D’emblée, les Portugais semblent affranchis, ils n’attaquent qu’avec parcimonie. La réputation de l’attaque mitrailleuse du Metalist à l’extérieur est parvenue jusqu’à eux. Ils patientent, se livrent peu. Du côté ukrainien, Taison, sur le flanc gauche, fait des misères à Pereira et à Xandäo : son centre vers Cristaldo est dégagé in extremis par Anderson Polga (8è). Même chose neuf minutes plus tard et c’est au tour de Daniel Carriço de dégager ; l’attaquant brésilien remet ça sur coup-franc mais il dévisse son extérieur des trente mètres (22è). Servi sur un coup-franc, le solide central argentin Torsiglieri frappe au-dessus des vingt-cinq mètres (25è). Le Sporting a peur et n’est dangereux que de loin : Xandäo sur un deuxième ballon et une maladresse de Sosa (13è) puis une frappe de Carriço captée sans souci par Goryainov. Le premier tir cadré (31è) de la rencontre. Carriço, intenable, remet ça d’une volée du coin de la surface, à côté (38è). Le Sporting accélère un peu et les travées de l’estàdio José Alvalade piaillent et sifflent à la fois. La charnière sénégalo-argentine, Papa Gueye-Torsiglieri tient la maison, c’est propre, solide, plein de sang-froid…

Réussite portugaise contre pénalty ukrainien généreux

Après que Taison ait été tout près d’obtenir un pénalty (48è), le match n’est pas loin de basculer définitivement. Diego Capel, l’ailier gauche du Sporting, récupère un ballon sur la ligne médiane, élimine un défenseur ukrainien, s’appuie sur Insua avant de centrer à ras de terre devant le but pour Izmaïlov qui propulse le ballon dans le but du Metalist (1-0, 51è). Deux minutes plus tard, Papa Gueye prend un carton sévère qui le privera du retour, comme son voisin de palier, Torsiglieri qui avait pris lui aussi une biscotte en première période. Matias Fernandez expédie le coup de pied arrêté excentré sous la barre mais Goryanov sort la balle en corner (54è). Le match devient un peu excitant. Dans la minute suivante, Cristaldo sur la droite oblige Rui Patricio à s’employer. Carriço prend aussi un jaune qui le privera du second match. Gueye multiplie les fautes, plus maladroites qu’autre chose. Sur l’une d’elles, il fauche Fernandez. Aussi stupide qu’inutile : Insua punit le mur du Metalist qui se désagrège de façon incompréhensive (64è). C’est vraiment très bien payé pour le Sporting. En même temps, la faute du défenseur sénégalais comme le mur façon gruyère de Karkhiv, comment dire…

Pendant que l’excellent Devic remplace Cristaldo, Neto et Jeffren (l’ex-Barcelonais) rentrent à la place de Carriço et Capel. Ricardo Sà Pinto veut garder le résultat pour Os Leoes. Le Metalist se réveille un peu : Taison l’intenable met Rui Patricio à contribution d’une frappe de vingt mètres (67è) avant que Devic ne reprenne un service de Villagra aux six mètres mais que le portier du Sporting sauve encore (74è). L’ultime rempart portugais sauve encore devant Sosa (81è). Les Zhovto-Soyni veulent marquer ce but à l’extérieur qui les maintiendrait dans la course à la qualif’. Dans le cas contraire, ce serait compliqué. Devic se heurte encore à Patricio (86è). Ce keeper est infranchissable. C’est du moins ce que l’on pense jusqu’à la quatre-vingt dixième minute où il repousse la frappe de Marlos mais il semble accrocher le pied de Devic dans un deuxième temps. Pénalty, un peu sévère et Cleyton Xavier transforme. Le Metalist entretient l’espoir même s’il a concédé sa première défaite à l’extérieur de sa saison européenne.

Par Rico Rizzitelli
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Bon...

Je conçois qu'on ne puisse présenter une équipe portugaise à chaque fois qu'elle est engagée dans une affiche de la soirée. De là à faire du Metalist un outsider tout indiqué, au vu du match de ce-soir, je ne sais pas : j'ai l'impression qu'on n'a pas même vu le même tant le SCP a dominé, selon moi, les débats. Ils n'ont pas montré grand chose les ukrainiens, et je trouve que ce 2-1 leur donnant un peu d'avantage pour le retour est un joli cadeau. Jusqu'à cette 90e minute, je me disais qu'il y avait un petit arbitrage maison mais avec un net avantage portugais dans le jeu ; puis il y a ce pénalty sifflé sur une faute de Rui Patricio qui n'est pas très évidente. Moins encore que celle sur A. Sanchez hier soir, c'est pour dire. Bref, un résultat où le SCP gagne mais où ils sont un peu volés, tant pis. C'est au retour qu'il faudra faire le taf!

Sinon, une belle équipe du Sporting tout de même : de la jeunesse, de la fougue, de l'envie, ça va de l'avant très vite, c'est assez plaisant à voir. Pas beaucoup de portugais dans ce team -Carriço me déplait pas-, un petit regret pour la formation -Figo, Nani, CR, Simão et tant d'autres- mais un complexe d'infériorité qui tend à s'effacer face aux autres équipes européennes : c'est toujours ça de pris. Orgulho, força e raça Sporting!
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