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Au revoir, Pablo

Pilier de Manchester City depuis 2008 et l’arrivée du cheikh Mansour, Pablo Zabaleta vit ses derniers moments chez les Sky Blues. Une belle histoire qui s’arrête en raison de son âge et de ses jambes un peu vieillissantes.

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À l’origine, il devait être l’homme de l’ombre par excellence. Acheté tout de même neuf millions d’euros à l’Espanyol Barcelone en 2008, soit l’année de l’arrivée du cheikh Mansour et ses billets, Pablo Zabaleta ne débarquait pas forcément pour squatter le couloir droit de Manchester City à long terme. Et puis finalement, l’Argentin a été testé, a joué de plus en plus, a progressivement convaincu et s’est définitivement installé au fil des années jusqu’à choper le statut de vice-capitaine en 2014. Et alors que tout le monde attendait l’espoir Micah Richards, chacun a vu Zabaleta prendre la place. Avec plaisir, tant le latéral fut agréable à regarder jouer.

Car si le Sud-Américain n’a jamais fait dans la dentelle, et si sa technique a pu faire grimacer les puristes, son état d’esprit, lui, fut un modèle du genre. Premier combattant de son équipe, l’âme de la nouvelle ère « bourgeoise » citizen a constitué le guerrier indispensable à un groupe où les stars n’ont cessé de s’empiler. Mais comme toutes les bonnes choses ont une fin, parler de Zabaleta doit désormais être fait en utilisant le passé. Parce que ce week-end, l’amoureux des Sky Blues (332 matchs) a officiellement annoncé son départ du club au terme de la saison, dans quelques semaines donc, par l’intermédiaire d’un communiqué. Triste, évidemment.

32 ans dans les jambes


Triste, et logique en même temps. Sur le plan sportif, du moins. Pourri par des pépins physiques ces deux dernières années, Pablo n’a jamais connu aussi peu de titularisations en championnat depuis son arrivée en Europe en 2005 (onze cette saison, douze en 2015-2016). Et quand il a joué en 2017, il a régulièrement paru emprunté. Sans le jus qui l’avait autrefois rendu si fort. Or, le football moderne de haut niveau est cruel, et n’offre pas de place à ceux qui ralentissent. Surtout au poste d’arrière latéral. « Les latéraux d’aujourd’hui doivent apporter énormément, c’est la règle, énonce Jocelyn Angloma, latéral porté vers l’avant dans les années 1990. En général, s’ils ne s’appellent pas Dani Alves, ils sont jeunes. Parce qu’arrivé à un certain âge, il devient nécessaire de limiter les efforts et les allers-retours. On ne peut pas se dépenser autant que quand on est jeune. À 30-31 ans, c’est impossible de faire les mêmes choses qu’au début de sa carrière. »


Zabaleta en a actuellement 32. Et ses jambes, qui adoraient déborder le long de la ligne il y a encore quelques mois, le sentent. Dans ce contexte, impossible que ces dernières envisagent un futur dans le système made in Pep Guardiola. « Pep réclame un apport très fort des latéraux, et Zabaleta avait par le passé les caractéristiques adéquates, rappelle Angloma. Il a toujours été plus offensif que Bacary Sagna. Il possède cette faculté à monter, à briller en tant que contre-attaquant. » Sauf que le foot évolue en même temps que les joueurs vieillissent. Et que l’entraîneur catalan a fait son choix : lors du prochain mercato, il ciblera en priorité des arrières latéraux. Quitte à ne pas prolonger Gaël Clichy, Bacary Sagna et donc Zabaleta, tous en fin de contrat en juin.

Ciao l'artiste


Alors, doit-on vraiment sortir les mouchoirs et se désoler d’assister impuissant à la destruction de neuf ans de vie commune ? Certainement pas. City, son staff, ses dirigeants et ses supporters n’oublieront pas ce que Zaba leur a apporté. Et Zaba, qui a bien compris qu’il n’était plus assez utile pour évoluer dans un club à l’ambition victorieuse en C1, s’en va avec le sens du devoir accompli, fier d’avoir accroché deux Premier League et d’avoir grandement participé au retour de City au premier plan. Pablo a grandi avec Manchester, a gagné avec Manchester, s’est émancipé avec Manchester, et vice versa. Il est simplement temps de se séparer, l’un n’ayant plus rien à apporter à l’autre, et vice versa. L’arrière droit a en revanche beaucoup de services à rendre à un club de moindre envergure. Il le sait, et c’est pourquoi il ne souhaite pas continuer à City. «  Arrivé à un certain âge, on doit faire parler son intelligence, sa réflexion, ajoute Angloma, ancien international français. Il faut savoir jouer avec la tête plutôt qu’avec le cœur.  » C’est certainement ce qui sera le plus difficile pour Pablo, artiste de l’esprit.

Par Florian Cadu Propos recueillis par FC
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