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Au moins, ça fait rire les Brésiliens

Avec l'Irlande, le Brésil est sans doute le pays qui a le plus kiffé la déroute de l'équipe de France. Éliminés par les Bleus en 1986, 1998 et 2006, les Brésiliens voient leur marasme actuel comme une douce revanche.

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Vendredi 18 juin, lendemain de France-Mexique. La Une du journal O Globo est catégorique : « Nous ne pleurerons pas pour toi, France » . La couverture du cahier sports du jour est encore plus explicite. On y voit une énorme photo de Domenech sur toute la page avec deux mots écrits en grand : « Si ferrô » . En gros, ça veut dire : « Tu l'as dans le baba » , sauf que l'orthographe a été modifiée pour singer l'accent français.

En plus d'être critiquée comme dans le monde entier suite à la double main d'Henry pendant les qualifications face à l'Irlande, au Brésil, l'équipe de France est surtout vue comme la bête noire de la Seleção. En1986 et 2006, les Bleus l'ont sortie en quarts. Quant à la finale de 1998, elle est d'autant plus dure à avaler que presque tous les Brésiliens croient encore dur comme fer qu'elle a été arrangée. L'année de la France au Brésil, qui a eu lieu en 2009, a beau avoir contribué à resserrer les liens économiques, politiques et culturels entre les deux pays, question foot, la rivalité reste exacerbée.

Pendant France-Mexique, une bonne partie des élèves de la PUC, l'une des plus grandes facs de Rio, avait décidé de sécher les cours pour mater le match sur l'écran du patio. Chaque but des Mexicains était salué par des cris de joie comme s'ils avaient été marqués par la Seleção. Marion, qui bosse depuis un an dans une multinationale française installée à Rio, s'est fait chambrer comme jamais : « Ça commence à devenir un peu lourd, on ne peut pas faire deux pas sans entendre un commentaire... Certaines personnes, qui ne m'ont pourtant jamais adressé la parole, même pour dire bonjour, ne peuvent s'empêcher de lâcher un petit rire quand je suis dans les parages. Pendant le match contre le Mexique, un gars m'a appelé en numéro masqué en hurlant : salut, c'est Hernandez, je viens de te marquer un but, ha ha ha... » . Le lendemain de l'élimination, Sébastien, qui bosse dans une boite brésilienne d'import-export, a retrouvé son écran d'ordi recouvert de post-it avec de doux messages comme « Bien fait pour vous » ou « Au revoir les Bleus » , en français dans le texte.

« Les Bleus puants se sont fait récurer »

Mais en fait, c'est surtout le triste spectacle proposé hors des terrains qui a suscité le plus de sarcasmes. Mardi, jour du match France-Afrique du Sud, le célèbre auteur Luiz Fernando Verissimo allumait les Bleus dans une chronique parue dans O Globo: « C'est la seconde révolution française. Aucune Bastille n'a été attaquée, mais c'est le chaos quand même. On dit que la révolte des joueurs est due à l'expulsion du groupe de Nicolas Anelka. J'ai une autre théorie : il s'agit d'une malédiction irlandaise. A moins qu'il s'agisse d'un blocage psychologique : depuis la main d'Henry, la France vit avec un sentiment de culpabilité paralysant. Elle veut être châtiée, comme purgée par l'humiliation » .

Quelques pages plus loin, le truculent humoriste Agamenon préfère alimenter sa chronique de clichés ultra-lourds : « La mayonnaise a commencé à tourner quand Anelka demandé à Domenech d'aller se laver (ndlr: ayant traduit littéralement l'expression « Sale fils de pute » , la plupart des médias brésiliens ont pensé que Nico mettait en doute la propreté de Ray). Pour un Français, c'est une insulte abominable. Tu peux le traiter de tous les noms, dire des horreurs sur sa mère, mais ne lui demande surtout pas de prendre un bain ! D'ailleurs, pour finir, c'est ce qui est arrivé : les Bleus puants se sont fait récurer par les Bafana-Bafana et sont rentrés décapés à Paris » .


Dernier scandale en date: le fait que Domenech ait refusé de serrer la main de Parreira, coach de l'Afrique du Sud, après le match, soi-disant parce que le Brésilien aurait mis en cause la présence de la France dans ce Mondial. Ce dernier aurait déclaré au journal O Estado de São Paulo: « Maintenant, je comprends mieux pourquoi il n'est pas apprécié dans son pays » . D'ailleurs, certains n'hésitent pas à comparer Ray à un autre “malpoli” : Dunga, le sélectionneur national qui s'est mis à dos tout la presse brésilienne en insultant les journalistes à tour de bras.

Louis Génot, à Rio de Janeiro

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