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Au début du foot uruguayen, un terrain vague...

Le baby futbol, le potrero et le toque constituent la Sainte Trinité du football sud-américain. L’Uruguay a forgé mieux que quiconque son football sur ces trois préceptes, les pieds sur terre.

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D’Ushuaia à la Quiaca, de Rio Grande à Boa Vista, Argentins et Brésiliens ont une dévotion débordante pour le ballon rond. Mais pour Ruben Sosa, ancien complice d’Enzo Francescoli au sein de la Céleste, ses compatriotes sont plus barjots encore que leurs voisins auriverde et albiceleste : « La première chose que reçoit un enfant uruguayen pour son anniversaire, c’est un ballon de football et le maillot de l’équipe de son père. Pas un pistolet ou une voiture. Le long de la digue de Montevideo, tu vois des gamins jouer avec leur père à longueur de semaine, le soir, le week-end. L’Uruguay produit en permanence de jeunes talents. Le footballeur est un produit national. D’ailleurs, ici, quand tu as treize ou quatorze ans et que tu es bon, tu joues avec l’équipe première de ton club  » . Mais avant de fouler la pelouse en compagnie des grands, tous les petits Charruas sont passés un jour par le baby futbol, à sept contre sept sur un demi-terrain sur lequel l’herbe n’a jamais le temps de repousser et où les taupes sont souveraines. « Le baby futbol t’enseigne l’habilité, la réactivité -en fonction des faux rebonds du ballon- et la résistance aux mauvaises conditions climatiques, indique Ruben Sosa. Il t’apprend aussi la "picardia" (Ndlr : la malice). Par exemple, si tu dois jouer un coup franc ou une touche, tu profites que l’arbitre ait le dos tourné pour avancer la balle trois ou quatre mètres plus loin. Ce sont des trucs que tu apprends dans la rue. Tu cherches à tirer un avantage de n’importe quelle situation » .

Le footballeur, production nationale

Et forcément, quand le petit Uruguayen foule une plane, grande et verte pelouse, le panorama s’éclaircit. « Quand tu as l’habitude de jouer à cinquante sur un terrain vague, forcément c’est plus facile quand tu te retrouves à onze contre onze sur une belle pelouse ! Tu maîtrises les rebonds, les espaces, la vision, la vitesse... » , lance Carlos Curbelo, ancien libéro de l’AS Nancy Lorraine de Michel Platini, en référence aux rencontres improvisées dans les quartiers populaires. « En Europe, vous avez les meilleurs terrains du monde, reprend Ruben Sosa. Et quand ce n’est pas le cas, vous avez quand même le synthétique. Vous avez de bons vestiaires, avec de l’eau chaude et de quoi vous sécher les cheveux » . En un mot, le luxe. Alors que le footballeur uruguayen est taillé dans la roche, à force de semelles et de rebonds improbables, sur de véritables champs de patates. Mais pour Lattuada, le patrimoine national est fortement menacé par la frénésie immobilière qui frappe Montevideo et ses environs. « A mon époque, la première chose que tu faisais en sortant de l’école, c’était de prendre un ballon et d’aller jouer avec tes copains sur le potrero. Maintenant, il ne reste plus beaucoup de potreros, parce que ça construit partout. Et puis, aujourd’hui les gamins jouent avec leur téléphone ou à la Playstation, passent du temps sur internet, etc. » , grommelle l’ancien milieu des Girondins de Bordeaux (1972-1978).

Taupes, douches froides et semelles


Ruben Sosa relève une carence dans le passeport génétique uruguayen. « Il nous manque peut-être la condition physique. Nos joueurs sont généralement assez petits, pas très puissants. Nous jouons tous au football, mais nous ne faisons pas de préparation physique ou de musculation. J’ai acquis ma plénitude physique seulement une fois je suis arrivé en Europe. Entre ma technique uruguayenne et ma préparation à l’Européenne, si je ne réussissais pas, ce n’était pas la peine de continuer à jouer ! » , s’exclame l’ancien attaquant de l’Inter Milan et du Borussia Dortmund, qui partage désormais son savoir avec les équipes de jeunes de Nacional de Montevideo. «  Des parents viennent me voir pour me dire qu’ils veulent que je fasse de leur fils un professionnel. Mais ça ne marche pas comme ça. Il faut le don et la pratique » . Si le premier vient du ciel, le second surgit donc de la terre.

Par Florent Torchut, à Montevideo
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