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  2. // Bordeaux/Rennes (0-0)

Au bout de l'ennui

Des frappes au-dessus, des passes-virgules, des corners mal tirés, une seule occasion franche de part et d'autre. Tel était le menu d'un des matches les plus ennuyeux de la saison de cette L1 2010-2011.

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Le teasing de Fred Antonetti précédant le coup d'envoi au micro de Paga était sans doute surfait. Du jeu, il n'y en a pas eu, même en cherchant bien. Le 4-3-3 de Tigana et le 4-5-1 rennais se sont neutralisés comme pas permis, offrant une purge de match, à rendre fou de bonheur tous les anti-Ligue 1. Et ce soir, on ne peut pas franchement aller les défier. Aucune frappe cadrée lors des quarante-cinq premières minutes, une claquette de Douchez sur une tentative de Ciani, signalé hors-jeu (25è), des mauvais choix en pagaille, aucune séquence à plus de trois passes réussies et la liste est longue.

D'entrée, on sent que le match ne se jouera pas sur la dimension technique. Doumbia ne met qu'une minute pour nous offrir une semelle aussi maladroite que sauvage sur Plasil. Kalt ne sort que le jaune. Rennes passe en tout cas sa première période à imposer une pression physique de tous les instants au Bordelais, notamment sur les premiers relanceurs. Les Girondins peinent à passer le milieu de terrain et quand ils y arrivent, Modeste, Gouffran ou Ben Khalfallah ne parviennent pas à prendre le dessus sur les athlétiques Mangane, Kana-Biyik ou Fanni. Au milieu de terrain, Doumbia et M'Vila font peur et s'essaient à quelques perforations sans pour autant trouver Montano dans des situations dangereuses. Pour résumer, Rennes gagne sur le plan physique mais est techniquement aussi mauvais que l'est Bordeaux.

En deuxième période, rien de plus transcendant. Les Bretons effectuent juste un pressing moins efficace, moins haut, permettant au onze de Tigana de s'approcher un peu plus de la cage de Douchez et d'obtenir une pincée de coups de pied arrêtés. Et à vrai dire, on compte beaucoup sur les corners ou les coup-francs pour débloquer cette rencontre d'une infinie tristesse. Ciani tente sa chance, coupant bien du pied au premier poteau un corner de Wendel mais M'Vila, campé au poteau de Douchez, détourne sur la ligne (58è). Rennes subit plus, ne propose plus rien mais est trop rarement mis en danger par un Bordeaux en manque d'inspiration. Et l'entrée de Maazou ne changera évidemment rien. Celle du jeune Diabaté en revanche va donner quelques sueurs froides à Antonetti : une première à la 84è avec un enchaînement de passements de jambes d'une lenteur incroyable ponctués par une frappe boxée par Douchez et une deuxième à la 88è, avec un tir puissant détourné.

Et dire que Rennes, dans ce marasme, aurait pu repartir avec la victoire à la 77è. Doumbia avait débordé côté droit et centré pour Dalmat. L'ancien Bordelais rate son contrôle, Sané dévisse son dégagement sur la barre de Carrasso. Dalmat, à l'affût à un mètre de la ligne, envoie une tête contrée par Ciani, revenu en pompier. Soit une action à l'image du match : un gag, apparemment pas très drôle pour les abonnés de Canal, dont la note finale du match (7,80) est la plus basse de l'histoire de la chaîne cryptée. Fallait vraiment avoir envie de se servir de son téléphone portable...



Ronan Boscher

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Héhé comme quoi M Ghemmour avait raison ,match bien pourri.
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