Au Bon Marché

Le mercato hivernal est clos. Rarement il n'aura été aussi actif en Italie, surtout lors des dernières heures. Qui a réalisé les meilleures affaires? Qui s'est renforcé? Qui est vraiment mauvais stratège ? Qui va se faire incendier sur les forums ? Eléments de réponse.

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C'est la nouvelle stratégie. Les équipes se construisent désormais au mois de janvier, et non plus en été. Révolu, le temps où la Juventus et l'Inter faisaient péter les millions au mois d'août. Désormais, les équipes s'érigent lors de la pause estivale, se rodent pendant l'automne, et se peaufinent pendant l'hiver. Cinq recrues pour le Milan AC, trois pour l'Inter, deux pour le Napoli et la Juventus : tels des écureuils, les ténors de la Serie A ont mis leurs noisettes au chaud pendant les mois neigeux, et se sont fait plaisir au coin de la cheminée. Un bon plan épargne ?

Les Milanaises déchaînées

Depuis le début de la saison, Milan profite de la flexion du rival intériste pour dominer la Serie A. Mais depuis l'arrivée de Leonardo, l'Inter a repris des couleurs et a quelque peu comblé son retard. Sentant le souffle nerazzurro sur sa nuque, Adriano Galliani a décidé de passer à l'action et de renforcer son équipe. Après avoir fait signer le banni Cassano, Milan a engagé les deux Hollandais Van Bommel et Emanuelson, avant de clore par deux défenseurs : l'Espagnol Didac Vilà et Nicola Legrottaglie. « On a construit une belle bicyclette. Il n'y a plus qu'à pédaler » affirme tout fier de lui Galliani. Laissé pour compte, Moratti réagit et signe LE coup du mercato en enrôlant Giampaolo Pazzini pour 12 millions d'euros. Le buteur le remercie avec un doublé pour son premier match. Le Président des Champions du Monde ajoute le Marocain Kharja et le Japonais Nagatomo à son panier. Benitez s'est fait virer pour avoir exigé des renforts. Leonardo en a eu trois en un mois. Chouchou va.

La Juve et le Napoli au finish

« Qu'est-ce qui différencie la Juventus et le Napoli ? Trois buts » . C'est la nouvelle blague en vogue du côté du San Paolo depuis la victoire des Napolitains face à la Vieille Dame (3-0). Mais ce qui sépare réellement les deux équipes, c'est qu'en un mois, l'une est devenue la rivale n°1 du Milan AC, tandis que l'autre a dit adieu au Scudetto. Pour continuer à croire en un rêve impossible, le Président De Laurentiis a fait deux petits cadeaux à Walter Mazzarri lors des dernières heures du mercato. Victor Ruiz est arrivé de l'Espanyol Barcelone, et Giuseppe Mascara en provenance de Catane. Deux renforts qui ne seront pas de trop pour le Napoli, seul survivant italien en Europa League. Pour remonter la pente, la Juventus a quant à elle misé tous ses espoirs sur Alessandro Matri, 11 buts en championnat cette saison avec Cagliari. Matri remplace Amauri, chassé à Parme (terre d'exil des Turinois), tandis que Barzagli vient renforcer un secteur défensif à la pêche depuis quelques temps. Suffisant pour viser la C1?

Les Romaines très discrètes

Les deux équipes de Rome n'occupent pas les premières pages des quotidiens. Pourtant, elles sont là. La Lazio est troisième, la Roma (avec un match en moins) cinquième. Pour continuer à lutter pour les premières places, elles ne pourront néanmoins compter que sur elles-mêmes. Pas d'argent, donc pas d'achat. La Roma a prêté Okaka à Bari et D'Alessandro à Livourne, la Lazio en a fait de même avec Cavanda au Torino. La Lazio voulait Reto Ziegler : elle devra patienter jusqu'en juin, lorsque le joueur sera gratos. La Roma songeait à Marchetti. Même pas en rêve. Ah si, les laziali se sont assurés les services de Giuseppe Sculli (prêt avec option d'achat) pour la somme symbolique de 1500 euros. C'est vraiment la crise.

Les Génoises à n'y rien comprendre

La palme du mercato incompréhensible (foireux?) revient aux deux équipes de Gênes. Le Genoa a tout chamboulé, Preziosi ayant vendu la moitié de son équipe (Toni à la Juventus, Rannochia et Kharja à l'Inter, Sculli à la Lazio, Palladino à Parme) pour racheter d'autres joueurs plus jeunes mais moins forts. Citons entre autres les noms de Rodriguez (Penarol), Paloschi (Parme), Konko (Séville), Acerbi (Reggina), Boselli (Wigan) et Floro Flores (Udinese). Que du lourd. Espérons que Ballardini aime les puzzles. Quant au Président de la Sampdoria, Riccardo Garrone, il a visiblement mal supporté sa prise de bec avec Cassano. Après l'avoir laissé partir au Milan AC, il a vendu son autre joueur clef, Pazzini, à l'Inter. Tout ça pour quoi ? Pour acheter Macheda, Maccarone et Biabiany, trois bons joueurs, certes, mais qui étaient remplaçants dans leur club respectif. Quant à la quatrième recrue, Zsolt Laczkó, il était très bon dans le championnat hongrois. Un vrai critère ?

Quelques coups par-ci par-là

Dans le reste de la Botte, pas de révolution, mais quelques petites retouches. La Fiorentina, en plein naufrage, tentera de se relancer avec Valon Behrami et le jeune gardien brésilien Neto. Mais son meilleur achat pourrait être Adrian Mutu, qui a fait la paix avec les dirigeants de la Viola. Dans le bas de tableau, Cesena place deux beaux coups avec Felipe (Fiorentina) et surtout Davide Santon, prêté par l'Inter dans le cadre du transfert de Nagatomo. En revanche, le plus petit budget de Serie A perd son Argentin Schelotto, parti rejoindre la colonie sud-américaine de Catane. La lanterne rouge Bari se renforce avec Bentivoglio, Kopunek, Huseklepp et Codrea. S'ils ne se maintiennent pas avec ça...



Eric Maggiori

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Ton frère en featuring avec Enhancer, disais "c'est toto calcio, americano, j'ai pris (je sais plus trop quoi) pour Juventus-Naples 3-0 "

Bref un passage de cet article m'y a fait penser.
Pas la mal la ref a Pleymo thomerinho ;)
J'y avais pas pensé...
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