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Au Barça, l’argent ne fait pas le bonheur

Machine à gagner et usine à stars, le FC Barcelone connaît un début de mercato paradoxal. Car après avoir renforcé sa défense, le champion d’Espagne peine à garnir son attaque. Une galère qui traîne depuis des mois et qui trouve sa genèse dans l’omnipotence du trio de la MSN.

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« Si Vietto préfère le Barça, il devrait y aller. Il est important que les joueurs aillent où ils le souhaitent. Mais j’espère que nous allons pouvoir le signer, c’est un magnifique joueur. » De la bouche de Pepe Castro, ces quelques mots laissent songeur tout bon supporter blaugrana. Un brin chambreur au micro de la Cope, le président du FC Séville tutoie le problème lancinant de la direction du Barça, car, sauf rebondissement de dernière minute, Luciano Vietto s’apprête à enfiler le maillot sevillista pour un prêt d’une saison.


Par la même, le jeune Argentin devient le quatrième attaquant à passer sous le nez de la direction barcelonaise. Entre un Dembélé exilé à Dortmund, un Nolito harponné par City et un Ben Arfa parti au PSG, la liste des prétendants pour le rôle de super-sub en soutien de la MSN ne cesse de s’amenuiser. Pis, la cinquième piste, menant au Français Gameiro, se heurte au prix rebutant - 40 millions d’euros - demandé par le propriétaire de la Ligue Europa. Pourtant, les fonds sont bien présents dans les caisses du Camp Nou. Le problème relève plus de l’omnipotence de son trio sud-américain, qui ne laisse que des miettes à ses remplaçants.

Entre gymnastique comptable et danse des statuts


D’attractivité, le FC Barcelone n’en manque pas. Tant sportivement que financièrement, le challenge proposé par le champion d’Espagne relève du défi d’une carrière. Les refus restent généralement peu nombreux lorsque la présidence des Culés commence à draguer une proie. Sauf depuis l’été dernier, donc. L’interdiction de recruter levée en janvier par la FIFA, Luis Enrique, d’habitude peu propice à formuler des demandes face caméra, ne cesse de solliciter un renfort offensif. Longtemps désiré, l’éphémère Blaugrana Nolito reste finalement au Celta Vigo. En cause, la frilosité de Josep Bartomeu à débourser les 18 millions d’euros de sa clause libératoire. C’est qu’en ce début d’année, le compte en banque est dans le rouge. Certes, l’entité peut débourser la somme demandée, mais elle risque d’entraîner de nouvelles élections : les statuts azulgrana, modifiés par Sandro Rosell, obligent les directions à démissionner si la dette dépasse l’EBITDA - bénéfice avant intérêts et impôts - multiplié par deux. Depuis, les euros ne manquent plus dans les caisses et les grands chambardements estivaux peuvent s’enclencher.


Les recrues Umtiti et Digne arrivées, la Junta Directiva barcelonaise s’emploie à solutionner le serpent de mer de sa saison passée. En bisbille avec la justice espagnole depuis son arrivée sur la péninsule, Neymar se retrouve lavé de tout soupçon de délit fiscal par un tribunal qui n’impose qu’une amende de 5 millions d’euros au club. Une nouvelle accueillie comme un soulagement pour le Barça qui, par la même, trouve un semblant d’accord sur la prolongation de son contrat. Assortie d’une revalorisation salariale, elle appelle celles, prochaines, de Suárez et Messi. La MSN, star des prés mais aussi des salaires, fait ainsi autant gagner de titres au Barça qu’elle la saigne financièrement. Avec un fair-play financier qui ne permet aucun débordement de la masse salariale, les excès sont mesurés, les dépenses comptées. Même si la direction ne cesse de rabâcher que « si nous devons mettre 100 millions d’euros sur un joueur nous le pouvons » , la prolongation d’un an du partenariat avec Qatar Airways a minima (35 millions d’euros) relève plus de l’échec que du succès. En soi, le strict opposé du nouveau contrat signé avec la firme à la virgule à hauteur de 105 millions l’exercice.

Le vœu pieux de Luis Enrique


Loin de cette agitation des offices, Luis Enrique affiche une certaine impatience pour son retour de vacances.
« Je veux un joueur proche de la surface, qui n’a peut-être pas de grandes qualités de débordement, mais qui marque » Luis Enrique
Toujours pas comblé par sa direction, il dresse le portrait-robot de sa recrue idoine : « Il faut qu’il soit un neuf pur, un attaquant qui puisse arriver devant le but avec facilité, car pour jouer sur les côtes, nous avons des possibilités. Je veux un joueur proche de la surface, qui n’a peut-être pas de grandes qualités de débordement, mais qui marque. » Une denrée rare, donc, que se doit de dégoter le directeur sportif Robert. Pourtant pas avare en pistes, il se retrouve démuni face à autant de refus : « Il y a des joueurs très bons dans leur équipe, mais qui savent que leur situation serait différente au Barça. Ces joueurs n’acceptent pas de venir car leur au rôle ici changerait énormément. » Pour sûr, la saison passée, le Pistolero a disputé 85 % des minutes du Barça, Neymar 79 % et Messi 76 %. Une omniprésence qui a forcé Pedro à l’exil, détruit le jeune Sandro et stoppé la croissance de l’autre canterano Munir. Au Barça, il y a beau avoir de l’argent, il ne fait pas toujours le bonheur.

Par Robin Delorme
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