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Attention d’Angers ?

Troisième plus petit budget de Ligue 1, Angers a déjoué tous les pronostics et terminé la phase aller à la troisième position du championnat. Mais le mercato hivernal et le calendrier de la reprise annoncent des lendemains moins chanteurs. En apparence seulement.

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24 millions, c’est beaucoup. À moins que vous ne soyez Mark Zuckerberg. Avec 24 millions, on peut faire plein de choses. Mais pour un club de football, 24 millions, ce n’est pas si énorme. 24 millions d’euros, c’est seulement 80% du budget de l’avant-dernier de Ligue 1, c’est trois millions de moins que le dernier de la Liga 2015. C’est aussi presque 20 fois moins que le 14e de Premier League et plus de 7 fois moins que le 9e de Ligue 1. Pourtant, quand on est un club de football, on peut aussi faire plein de choses avec 24 millions d’euros. Angers en est la preuve.

De (trop) bonnes perfs

Car, malgré ses 24 millions, qui font de lui le troisième plus petit budget du championnat de France, le SCO est à l’autre extrémité du classement question résultats. 3e de Ligue 1, le promu a étonné lors de cette première partie de saison, avec ses huit succès, sept nuls (dont un 0-0 contre l’ogre PSG) et quatre petites défaites. « C’est peut-être surprenant, oui. Anormal, non, commente Anthony Tondut, le médecin du club depuis près de dix ans. Les autres clubs qui devraient être devant nous n’ont pas fait le boulot, mais vu ce qu’on a proposé, on n'a rien volé. » La recette ? Un mercato estival malin qui mise sur des joueurs à l’état d’esprit irréprochable, une préparation réussie, une faim insatiable de tout un groupe – la fameuse dalle angevine –, une défense de fer – 11 buts encaissés seulement, soit le deuxième meilleur total derrière Paris – menée par un portier en feu, une efficacité totale sur les coups de pied arrêtés – qui représentent plus de 70% des pions marqués – et une capacité étonnante à ne pas céder à la pression, qu’elle soit installée par l’adversaire sur le terrain ou par les journaux.


Sauf qu’aujourd’hui, la trêve est arrivée et beaucoup de rumeurs font état d’un pillage en règle chez les Angevins. Ludovic Butelle, le gardien du temple de 32 ans auteur d’une superbe demi-saison, est déjà parti humer la Belgique et sentir l’odeur des confrontations au sommet du Plat Pays à Bruges (avant de certainement jouer la Coupe d'Europe l’an prochain). Abdoul Camara devrait bouger aussi. Et personne ne sait si Romain Thomas, Cheikh Ndoye ou d’autres seront toujours là le 31 janvier dans le cas où des offres non négligeables arrivent sur la table. Dernièrement dans Ouest-France, Stéphane Moulin a d'ailleurs taclé le mercato, le caractérisant d' « aberration  » et le comparant à un « marché à bestiaux » tout en refusant l’idée de perdre plus de deux joueurs.

Même pas peur

« On sait que des départs sont possibles, mais on y est préparés, rassure son adjoint, Serge Le Dizet. Ce n’est pas quelque chose qui tombe comme ça du jour au lendemain. Les décideurs l’ont anticipé, comme le staff technique. » Et de corroborer les paroles de son binôme tout en assurant que les transferts ne devraient pas avoir trop d’impacts sur l’équilibre de l’équipe : « L’idéal pour nous serait de ne pas avoir de mercato hivernal, c'est vrai. Un club comme Angers est plus sujet à perdre des éléments au vu des plus grosses écuries qui ont un fort pouvoir attractif. Mais on est de toute façon armé pour faire face à des départs. » C’est-à-dire ? « On avait de toute façon prévu de se renforcer, d’amener du sang frais notamment dans le secteur offensif. Donc s'il y a d’autres départs que celui de Ludo Butelle, ce sera compensé. » Un discours confirmé par l’arrivée de Denis Petrić en provenance de Troyes pour remplacer le Français.

Une autre interrogation réside au sein même du groupe. Les joueurs sont-ils perturbés par tout ce qui se trame autour d’eux ? Le malaise s’est-il installé ? « Actuellement, ça respire la sérénité dans l’équipe, affirme Antoine Albert, kinésithérapeute du club. On est dans la continuité des derniers mois : les joueurs sont à fond, ils se montrent toujours aussi investis. » Anthony Tondut, qui vient de passer le stage de reprise aux Sables-d'Olonne avec l’équipe première, ne dit pas autre chose : « Nos joueurs renvoient l’image de mecs ultra-motivés. L’ambiance est super bonne, on n’a pas de craintes pour l’avenir. On vit une belle aventure et on n’est pas près de lâcher. »

Le bonheur est en Ligue 1

Enfin, faut-il craindre le mois de janvier qui s’annonce meurtrier ? En effet, le calendrier a réservé du lourd pour la reprise des Angevins : réception de Caen, déplacement à Nice, puis au PSG et accueil de Monaco. Soit les quatre premiers du classement si on oublie… le SCO. « On n’a pas vraiment le choix !, rigole Le Dizet. Lors de la phase aller, on a fait trois nuls contre Caen, Nice et Paris. Donc si on s’en sort avec trois points, ce sera déjà pas mal. » Pas complètement dingue malgré la faim qui guette, le Sporting n’ambitionne pas de jouer les premiers rôles jusqu’au bout. Le Dizet, encore : « L’objectif n’a pas changé : il nous reste 10-15 points à prendre pour le maintien. On sait d’où l’on vient, on garde notre humilité et on ne pète pas plus haut que notre cul. » « On ne perd pas de vue notre mission de base, embraye le doc’. On sera heureux d’être en Ligue 1 l’an prochain, fou de joie si on finit un peu plus haut dans le classement et ivre de bonheur si on termine dans les sept premiers. »

Par Florian Manceau
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