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Attention, ballon méchant !

Une balle sur un toit, et c'est la panique. Au milieu des interloqués, un homme surgit pourtant toujours : le pécheur de ballon. Son job ? Récupérer la pelote en se hissant à la force des bras pour relancer le jeu au plus vite. Mais des fois, les pompiers sont appelés pour repécher le pécheur…

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Faire un centre, trop fort. Rater sa cible, s'en rendre compte. Courir après le ballon, pas assez vite. Lorsque l'été touche à sa fin et que les esprits lents en prennent conscience, il est souvent de mise de multiplier les parties de football avant la reprise du travail. Comme un baroud d'honneur. Seulement voilà, à trop prendre exemple sur le kick and rush anglais, le ballon se retrouve souvent sur un toit, sur la route ou, pire, dans un arbre. Ce type de mission commando, les pompiers connaissent. Un peu trop, justement. À tel point que la police de la région du pays de Galles du Nord a récemment partagé sur Youtube les plus beaux extraits de ces appels hors de propos qu'ils reçoivent quotidiennement. Dans l'un d'eux : « On a un ballon coincé sur le toit de l'école, il y aurait-il un moyen pour vous de nous aider ? » Réponse interloquée : « Pardon, vous avez quoi ? Désolé, nous n'envoyons pas de pompiers pour récupérer des ballons de football. » Eh oui, mais la seconde mi-temps ? Conséquence, à titiller les casse-cou, les accidents sont légion.

Il tombe du toit d'une école… et se brise neuf vertèbres


À Aix-les-Bains il y a deux semaines, un employé communal tombe du toit de l'école primaire de Lafin en voulant récupérer une poignée de balles - sûrement en mousse, qui plus est. Bilan : une chute de 4m, neuf vertèbres brisées à cause d'une plaque en plastique trop fragile, et un passage dans l'ambulance. Plus grave, le 19 février dernier, lorsque Laura, 14 ans, traverse un passage à niveau à hauteur de la gare de Presles, dans le Val-d'Oise, pour aller récupérer un ballon de foot qui lui avait échappé. Elle ne veut pas voir les barrières baissées et les signaux lumineux, et traverse en même temps qu'un train de la ligne H. Décédée sur le coup. Ces deux exemples sont symptomatiques d'un problème inhérent à tous les sports de ballon : un objet rond, par définition, fuit. Tout le temps, partout. Le principe même du football réside dans le contrôle de cette fuite permanente. Du coup - et d'autant plus lorsque l'on parle de pied - il est parfois nécessaire de crapahuter un bout de chemin quand vient le moment de réparer son erreur de semelle.

L'un des pompiers de la caserne d'Aix-les-Bains, qui assure ne pas avoir fait partie de la brigade envoyée pour secourir le fameux employé communal, affirme en tous les cas que ce type d'accident est un phénomène de niche : « C'est assez pointu, ce que vous me demandez là. Ce qui est sûr, c'est que cela n'est pas recensé dans les statistiques, il n'y a donc pas assez d'incidents de ce type pour qu'ils soient signalés. De toute façon, quand on intervient, toutes les informations ne nous remontent pas : on ne sait pas forcément si le monsieur est tombé en allant chercher un ballon ou simplement en traversant la route. » Du blessé « lambda » au footeux intrépide descendu d'un platane, difficile donc de faire la différence sur la feuille d'après-match. En revanche, une chose est sûre : « Si la balle est perchée, on n'y va pas, c'est pas notre job. »

« Si un ballon tombe sur la tête de quelqu'un, a priori il ne va pas lui faire trop mal »


Car le problème peut en effet arriver aux oreilles du 18 bien avant l'accident, lorsque certains malins - ou fainéants - tentent d'appeler à l'aide pour bénéficier d'une échelle ou, avec un peu de chance, d'un soldat du feu pécheur de ballon. Si le service d'urgence du pays de Galles est bien au fait du problème, du côté du secrétariat des sapeurs-pompiers de Paris, ne comprend pas tout à fait la demande par téléphone : « Aller chercher quoi ? Des ballons dans les arbres ? Non non, on ne fait pas ça, ce type de réquisitions fait partie d'une catégorie que l'on appelle les "demandes abusives", mais on ne les traite jamais. » Vraiment ? Même pas un petit coup de jet d'eau ? « On va chercher des objets de valeur ou potentiellement dangereux, mais si un ballon tombe d'un arbre sur la tête de quelqu'un, a priori il ne va pas lui faire trop mal. »

Des appels abusifs, le 999 londonien en reçoit tous les jours, 100 par semaine et 5300 à l'année. Sur Twitter, la brigade du feu de Londres partage même ses meilleures - ou pires, c'est selon - conversations téléphoniques, alors que la période août-septembre est la plus chargée pour les hommes en rouge. Alors attention avant de se lancer dans la poursuite d'une pelote lâchée en pleine descente. Vérifiez la gauche, vérifiez la droite. Vérifiez à nouveau la gauche. Et puis, dans ce qu'il vous reste de temps avant de lancer dans une partie de FIFA en plein amphi, si vous avez un ballon à décrocher, tentez au moins de lancer la chaussure…



Par Theo Denmat
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space_ritual Niveau : DHR
Un article bien wtf comme je les aime
Note : 5
Putain, tous ces ballons quillés. Ton monde s'écroule à chaque fois quand t'es gosse et que tu vois le ballon partir de l'autre coté du mur et que tu sais que tu le reverras jamais.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 6
Dommage de se limiter à quelques faits-divers bien glauques pour illustrer ces épopées glorieuses de notre enfance.

Pondez-nous un article avec des murets, des barbelés, des gouttières, des stratagèmes improbables, des lancers de cailloux foireux, des courtes-échelles trop courtes ! Y'a un truc à faire là.

Et puis filez ça à Desplat.
GENERAL DE GOAL. Niveau : Ligue 2
Message posté par space_ritual
Un article bien wtf comme je les aime


entre la fin du mercato et le debut de la treve internationale.faut combler le vide
Note : 3
Message posté par O Alegria Do Povo
Dommage de se limiter à quelques faits-divers bien glauques pour illustrer ces épopées glorieuses de notre enfance.

Pondez-nous un article avec des murets, des barbelés, des gouttières, des stratagèmes improbables, des lancers de cailloux foireux, des courtes-échelles trop courtes ! Y'a un truc à faire là.

Et puis filez ça à Desplat.


Courte-Echelle par dessus un mur qui se transformait en générale en chute dans les orties derrière le mur, et te voir coincer comme un benêt parce que ya personne pour te faire la courte, à moins de faire 800 m à travers la jungle de ronce et orties .
Jacky75Zoo Niveau : CFA2
Ah les ballons dans les arbres, tant de souvenirs et de chaussures perdues... Ca me rappelle une petite anecdote, mon frère avait lancé un balais pour faire tomber le ballon de l'arbre, puis le balais est retombé sur sa tête, et paf arcade ouverte !
Henrik mot compte triple Niveau : District
je rejoins un commentaire plus haut. Pour le coup en lisant le titre et l'intro je m'attendais à mieux.
Foot de campagne Niveau : District
Les courses poursuites avec le cleb's des voisins de mon pote (souvent un petit teigneux forcément) quand je cadrais mal mes frappes lors des foots endiablés du mercredi aprem à l'époque du collège. Quelques traces aux mollets mais surtout un excellent exercice pour les appuis !
Le taureau de Goias Niveau : District
Pour ma part ça me rappelle un souvenir . Sur notre terrain de bitume de cour du collège un abruti tire par dessus le grillage et le ballon s'en va chez le voisin. Gentil ou débile que j'étais l'escalade le grillage pour retomber sur un toit qui donne sur le jardin. La je glisse du toit et m'éffondre comme une merde dans son jardin .Survêtement déchiré calecif pareil . Obligé de faire la journée au collège avec la moitié du boule à l'air. Et qui doit passer au tableau dès le premier cours ???? Bibi . Donc merci So foot de m'avoir rappelé ce bon moment 16 ans après
Message posté par space_ritual
Un article bien wtf comme je les aime


D'ailleurs, à quand la suite de l'article sur le sanglier qui joue au football avec des cubis ?
Cet article, c'était un miracle
La technique du râteau passé à travers le grillage pour récupérer un ballon pas trop loin dans le jardin du voisin.
El Toro Grande Niveau : District
Dans mon club, on avait une rivière (avec pas mal de courant) juste à côté du terrain. Et comme on jouait dans les profondeurs du district d'Artois, il arrivait toujours au moins 5 fois dans un match que le ballon aille se prendre un petit bain, las, je suppose, d'assister à des rencontres d'un si piètre niveau. Un jour, le club en a eu marre d'investir dans des ballons, et un dirigeant a eu l'idée ingénieuse de plutôt investir dans une épuisette (il avait fait des études supérieures le mec, donc on l'a tous écouté). Ça nous a changé la vie : on avait des pauses plus longues pendant le matches pour digérer la merguez et la bière qu'on avait englouti avant le match, pendant que les gamins allaient rechercher le ballon. Eux, par contre, étaient furieux : plus de prétexte pour aller se prendre un petit bain gratos dans la rivière boueuse, sous couvert de rendre service à l'équipe à papa. Leurs mamans en étaient d'autant plus ravies. Mais c'est une joie sans commune mesure avec celle du président, qui en arrêtant d'acheter des ballons toutes les semaines a pu dégager suffisamment de trésorerie pour acheter plus de bière et plus de merguez, et organiser plus de soirées au club. Du coup, cercle vicieux, j'en soupçonne certains de s'être mis à volontairement balancer le ballon dans la rivière pour souffler et éviter de vomir, car la qualité de nos matches s'est clairement dégradée au fil que le club s'enrichissait... Saloperie de foot-business !!!

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